Juridiction andorrane, —
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision est un aute (ordonnance) rendu le 19 mai 2005 par la Sala Civil du Tribunal superior de justícia d'Andorre, dans l'affaire enregistrée sous le numéro de recours A228/04. Elle est référencée ROJ : ATSJAD 39/2005 et ECLI:AD:TSJADAD:2005:39A. Le ponent est Jean Louis Vuillemin, président de la formation, qui siégeait avec Antoni Bruguera Manté et Joan Manel Abril Campoy. Le texte mentionne par ailleurs « Jover Manel Abril Campoy » dans le corps de la décision, ce qui constitue une incohérence matérielle de désignation.
Le litige opposait, dans le cadre d'une procédure civile ordinaire, la société B., SA, demanderesse en première instance, à M. Jover, M. Ferrer, l'entreprise « J.M.S. », M. Mercader et la société C., SA. Par un jugement du 18 octobre 2004, le Tribunal de batlles (section civile) avait statué sur le litige. La partie défenderesse en première instance a interjeté appel. Le recours a été admis à la procédure devant le Tribunal superior.
Les représentations processuelles respectives des parties ont ensuite déposé un écrit conjoint de désistement (escrit de conjunt de desistiment). Elles sollicitaient que la partie défenderesse soit tenue pour désistée de son recours d'appel, les parties ayant conclu un accord extrajudiciaire. Le texte précise que la partie appelante, principalement intéressée à la poursuite de la procédure, et la partie intimée étaient toutes deux d'accord sur le désistement.
Les motifs de la décision se limitent à une référence générique à « la législation en vigueur et les usages et coutumes applicables ». La rubrique « Fonaments de dret » est vide : aucun article de loi ni aucun raisonnement n'y figure. Le texte ne précise pas les dispositions procédurales précises fondant l'admission du désistement (non précisé dans la décision).
Le résumé automatisé accompagnant la décision indique que la cour n'a statué sur aucune question de dépens en seconde instance. Ce résumé n'a pas de valeur juridique et ne se substitue pas au texte de la décision.
Question de droit
La question posée à la juridiction était, en substance, la suivante : un désistement d'appel conjoint, fondé sur un accord extrajudiciaire et accepté par les deux parties, doit-il être homologué par le juge d'appel, et quelles en sont les conséquences quant aux dépens de la seconde instance ?
Le texte ne formule pas expressément cette question. Il faut la reconstituer à partir de l'objet de la demande (le désistement) et du dispositif (le sort des dépens). Elle engage deux points distincts :
-
La recevabilité et l'effet du désistement : le désistement de l'appel relève du principe dispositif, qui laisse aux parties la maîtrise de l'instance. Son acceptation suppose la concordance de volontés, ici expressément établie par l'écrit conjoint et par l'accord des parties (antécédents 2 et 3).
-
Le sort des dépens : le désistement conjoint soulève la question de la répartition des frais de l'instance d'appel, en l'absence de condamnation sur le fond.
Solution et dispositif
Le tribunal a accepté le désistement. Le dispositif est reproduit ci-après dans sa langue d'origine, suivi d'une traduction fidèle :
« Donar lloc al desistiment en la instància en curs a les parts, sense fer pronunciament sobre les