ATSJAD 92/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2005:92A)
Décision commentée : ATSJAD 92/2005, Tribunal superior de justícia d'Andorra (Sala Civil), aute du 20 décembre 2005, recours A183/05 (ROJ : ATSJAD 92/2005 ; ECLI:AD:TSJADAD:2005:92A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision porte sur un recours d'appel formé dans le cadre d'un procès civil (dossier n° Ruiz V.G.-1/04), engagé par MM. Olmo et Criado contre M. Ruiz. L'appelant, M. Ruiz, a interjeté appel contre un aute rendu par le Batlle (juge de la Batllia) le 28 juillet 2005.
Par une providence (provisión), le Batlle a ordonné la transmission des pièces originales au Tribunal superior de justícia et a cité les parties à comparaître devant celui-ci pour formaliser le recours « dans le délai de QUINZE JOURS ». La date exacte de notification de cette providence et le point de départ précis du délai ne sont pas précisés dans la décision.
Le Tribunal constate que la représentation processuelle de M. Ruiz n'a pas formalisé le recours d'appel devant lui. La décision ne mentionne ni la nature exacte des démarches éventuellement accomplies, ni l'existence d'une demande de prorogation, ni la position des intimés.
Le fondement juridique invoqué est « la législation en vigueur applicable au cas présent, notamment l'article 70 de la Loi transitoire de procédures judiciaires du 21 décembre 1993 », ainsi que les usages et coutumes en vigueur à Les Valls. Le texte de cet article n'est pas reproduit dans la décision, de sorte que sa teneur ne peut être restituée ici (non précisé dans la décision).
Le résumé d'intelligence artificielle figurant sur la page de la décision reprend ces éléments. Il ne constitue pas le texte de la décision et n'a donc pas été utilisé comme source du présent commentaire.
Question de droit
La question posée est, en substance, la suivante : le défaut de formalisation de l'appel devant le Tribunal supérieur, dans le délai fixé par le juge de première instance, emporte-t-il la désertion du recours, et le Tribunal peut-il en tirer les conséquences sur les dépens de l'instance d'appel ?
Ce point touche à la double exigence de diligence pesant sur l'appelant : il lui incombe à la fois de former son recours et de le mettre en état dans les formes et délais prescrits. La décision n'énonce pas de raisonnement détaillé sur ce point. Elle se borne à constater l'absence de formalisation et à en déduire la désertion. On ne trouve donc dans le texte ni discussion des conditions de la désertion, ni examen d'une éventuelle cause légitime de défaillance.
Solution et dispositif
Le Tribunal, présidé par M. Jean Louis Vuillemin, avec les magistrats Joan Manel Abril Campoy et Eulàlia Amat Llari, statue dans les termes suivants. Traduction f