Décision commentée : TSJA d'Andorre, Sala Civil, aute du 14 février 2008, recours n° 324/07 (ROJ : ATSJAD 23/2008 ; ECLI:AD:TSJADAD:2008:23A) (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique indiquée dans la demande (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise des mentions figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Le litige trouve son origine dans une procédure engagée par M. Puga contre la société Seco, enregistrée sous le numéro d'expédient B-1778-2/2006. Le jugement rendu le 10 juillet 2007 par le Tribunal unipersonnel, section civile, a fait l'objet d'un recours d'appel formé par la société Seco, partie appelante.
Le décret ne précise pas le contenu des moyens d'appel, ni les motifs ayant conduit la société Seco à se désister. La représentation processuelle de cette société a ensuite produit un écrit de désistement sollicitant que la Sala tienne la société pour désistée de son recours. Cet écrit a été communiqué à la partie adverse, qui a accepté le désistement. La décision relève que la partie appelante, principalement intéressée à la poursuite de l'instance, et la partie intimée étaient toutes deux d'accord sur ce point.
La formation de jugement était composée du président Jean Louis Vuillemin, rapporteur, et des magistrats Joan Manel Abril Campoy et Eulàlia Amat Llari. Il s'agit d'un aute, c'est-à-dire d'une décision de nature interlocutoire ou procédurale, qui met fin à l'instance d'appel.
Une incohérence de qualification doit être relevée. Le texte mentionne à la fois la « jurisdicció civil » et la « Sala Civil », tandis que l'intitulé de la procédure de première instance vise un « procediment laboral ». Les descripteurs thématiques associés à la décision comprennent d'ailleurs « procediment laboral » et « sentència (procediment laboral) ». Le texte ne permet pas de trancher entre ces qualifications, ni de déterminer si la Sala civile était régulièrement saisie de l'appel dans cette matière (non précisé dans la décision).
Question de droit
La décision soulève une question procédurale d'ordre général : le désistement d'un recours d'appel, formé unilatéralement par l'appelant et accepté par l'intimé, emporte-t-il l'extinction de l'instance d'appel, et quelles en sont les conséquences en matière de dépens ?
Une seconde question, implicite, porte sur le fondement juridique de la décision. Les motifs se réduisent à une formule générale visant « la législation en vigueur et les Usages et Coutumes applicables au cas présent ». Aucun texte précis n'est cité (non précisé dans la décision). La question de la motivation de l'aute au regard de cette absence de référence normative se pose donc, sans que la décision elle-même la traite.
Solution et dispositif
La Sala civile fait droit au désistement et condamne la partie désistée aux dépens. Le dispositif, rédigé en catalan, est reproduit ci-dessous dans sa version originale, suivie d'une traduction fidèle :
« Donar lloc al desistiment en la instància en curs a les parts, i condemnar en costes a la part desistida. »
« Faire droit au désistement dans l'instance en cours des parties, et condamner aux dépens la partie désistée. »
La formule de clôture précise que la décision est « definitivament jutjant », c'est-à-dire rendue en dernier ressort, et qu'un testimoni sera transmis au président de la Batllia pour exécution.
Sur le plan de la solution, la Cour tire les conséquences de deux éléments : la volonté non équivoque de l'appelant de se désister et l'acceptation de cette renonciation par la partie adverse. La mise à la charge des dépens à la partie désistée est présentée comme la conséquence de son désistement. Le texte ne développe pas le raisonnement sur ce point (non précisé dans la décision).
Portée et enseignement pratique
Un principe de disposition confirmé. La décision illustre le principe de disposition des parties, qui figure parmi les descripteurs associés au texte (« poder de disposició dels litigants »). L'appelant peut mettre f