Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 24 avril 2008, n° 343/07, ROJ STSJAD 117/2008, ECLI:AD:TSJADAD:2008:117 (Lire sur source officielle)
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 24 avril 2008, n° 343/07 (ROJ STSJAD 117/2008)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 24 avril 2008, n° 343/07, ROJ STSJAD 117/2008, ECLI:AD:TSJADAD:2008:117 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la désignation ci-dessus a été établie à partir des éléments d'identification figurant dans le texte intégral (en-tête et métadonnées). Le texte est rédigé en catalan ; les citations sont données dans la langue d'origine, suivies d'une traduction.
Faits et procédure
La société Amador a assigné M. Pastor en paiement de la somme de 676,81 euros, outre intérêts légaux et dépens. La demande, datée du 11 septembre 2007, tendait à la condamnation du défendeur en qualité de « titulaire administratif » du commerce identifié comme ORG_0. Selon les motifs de la décision, la créance résultait de marchandises livrées à ce commerce, attestées par des bons de livraison (albarans), et le commerce demeurait installé dans le même local que celui mentionné sur ces bons.
Par jugement du 2 octobre 2007, le Batlle (juge de première instance) a fait droit « substantiellement » à la demande et a condamné M. Pastor, « titulaire administratif du commerce ORG_0 », au paiement de la somme réclamée, des intérêts légaux courant depuis la date de la contestation de la demande, ainsi que des dépens limités aux taxes judiciaires.
M. Pastor a relevé appel. Il soutenait, en premier lieu, une application défectueuse des normes, la juridiction de première instance ayant selon lui mal interprété un arrêt antérieur de la Sala du 26 avril 2007. En second lieu, il contestait l'appréciation des preuves, faisant valoir qu'il n'était pas établi qu'il fût le titulaire administratif ou un prête-nom de l'exploitation. L'intimée a conclu à la confirmation, avec condamnation de l'appelant aux dépens.
Question de droit
La Sala Civil était saisie d'une question présentée comme « unique et essentielle » par la décision elle-même : peut-on condamner le titulaire administratif d'un commerce au paiement de dettes contractées antérieurement à l'acquisition de cette titularité ?
Une question accessoire portait sur le grief d'erreur dans l'appréciation de la preuve, à savoir si la qualité de titulaire administratif pouvait être retenue sur le fondement des déclarations de la partie défenderesse et des pièces du dossier.
Solution et dispositif
La Sala rejette l'appel et confirme le jugement entrepris. Son raisonnement repose sur trois étapes.
En premier lieu, elle énonce la règle qu'elle tient de sa jurisprudence : « Conforme a la doctrina d'aquesta Sala el titular administratiu respon dels deutes contrets amb anterioritat si el nego