ATSJAD, Sala Civil, 26 mars 2009 (ROJ : ATSJAD 32/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:32A)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), Aute du 26 mars 2009, recours n° TSJC-238/08 (ROJ : ATSJAD 32/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:32A) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie avec la décision (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Par demande du 1er décembre 1998, Mme Girona saisit le juge andorran de mesures provisionnelles visant la garde et la tutelle de l'enfant né de sa relation avec M. Vara, la fixation d'une pension alimentaire, l'attribution de l'usage du logement familial et la conservation du mobilier. La procédure, qualifiée d'urgente et tenue par analogie avec l'article 64 de la loi (LQM), concernait un couple ayant vécu en union stable pendant deux ans.
Par un Aute du 25 janvier 2000, le juge attribua à la mère la garde et la tutelle de l'enfant mineur, maintint l'autorité parentale conjointe, mit à la charge du père une pension alimentaire de 50 000 pesetas mensuelles, révisable annuellement selon l'indice des prix à la consommation fixé par le Gouvernement, et attribua à la mère l'usage du domicile commun.
Le 14 février 2008, Mme Girona sollicita qu'il soit enjoint à M. Vara de lui verser immédiatement 6 363,15 euros au titre d'arriérés, correspondant à l'absence d'actualisation de la pension et à des pensions non acquittées. Elle demanda également l'exécution forcée en cas de non-paiement volontaire, ainsi que l'exonération des taxes judiciaires, en raison de sa situation de pauvreté ou d'insolvabilité.
Par écrit du 30 avril 2008, le conseil de M. Vara s'opposa à ces demandes. Il soutint que les mesures provisionnelles étaient caduques faute d'introduction de la demande au fond dans le délai légal et que, en tout état de cause, il ne devait aucune somme au titre de la pension.
Par un Aute du 17 juillet 2008, le Batlle requit M. Vara de s'acquitter de la somme de 6 363,15 euros dans un délai de quinze jours. Le juge n'ordonna pas l'ouverture d'un tribunal de preuve et ne statua pas sur la caducité invoquée. M. Vara interjeta appel, sollicitant la révocation de l'Aute et la condamnation adverse aux dépens.
Question de droit
La question soumise à la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était, en substance, la suivante : un juge peut-il, dans le cadre de mesures provisionnelles, enjoindre au débiteur de payer des arriérés de pension alimentaire contestés, sans mettre en œuvre la procédure contradictoire prévue pour le traitement des incidents ?
Le recourant soutenait que la décision de première instance l'avait placé en situation d'indéfense, dès lors que la procédure n'était pas une procédure d'urgence et qu'il devait pouvoir bénéficier d'un cheminement adapté lui permettant de présenter ses preuves.
Le tribunal devait ainsi articuler deux questions : l'exigibilité de la créance alimentaire alléguée d'une part, et le cadre procédural applicable à la contestation de cette créance d'autre part. Il ne statua que sur la seconde.
Solution et dispositif
La Sala Civil retint que, bien que le débiteur n'eût pas expressément sollicité l'ouverture d'un pl