Tribunal Superior de Justícia (Andorre), Sala Administrativa, Aute du 28 février 2013 (ROJ ATSJAD 25/2013, TSJA-IE-15/12)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, Aute n° 06-2013 du 28 février 2013, ROJ ATSJAD 25/2013, ECLI:AD:TSJADAD:2013:25A, recours IE-15/12 (Lire sur source officielle)
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Faits et procédure
Un assuré, M. Barba, a obtenu par un jugement ferme de la Batllia n° 2012-023 du 22 février 2012 une estimation partielle de sa demande. Le juge a reconnu son droit aux prestations d'indemnisation de salaire pour deux périodes d'incapacité temporaire, du 12 mars au 29 avril 2011 et à compter du 9 mai 2011. Le calcul devait être fondé sur le salaire global mensuel moyen de la période comprise entre décembre 2010 et février 2011.
Le litige s'est poursuivi en phase d'exécution. M. Barba a formé un incident d'exécution contre l'Aute du Tribunal unipersonnel du Batlle n° 2012-030 du 27 novembre 2012. Il soutenait que le litige présent portait sur le même objet que la procédure principale et invoquait la violation de son droit à la juridiction.
La CASS, organisme de sécurité sociale défendeur, s'est opposée à l'incident. Elle a fait valoir que celui-ci introduisait une question qui n'avait pas été débattue durant la phase juridictionnelle principale.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, composé des magistrats Pere Pastor Vilanova (rapporteur), Albert Andrés Pereira (président) et Bernard Plagnet, a rejeté l'incident.
Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de l'exécution pouvait connaître d'une modalité de calcul de la prestation journalière d'incapacité temporaire qui n'avait pas été débattue lors de la procédure au fond. Le demandeur sollicitait que la moyenne des salaires soit divisée par le nombre de jours effectivement travaillés, et non par le nombre de jours calendaires retenu par la CASS.
Cette interrogation s'articulait autour de deux difficultés :
- la portée de l'exécution : jusqu'où le juge de l'exécution peut-il aller sans remettre en cause le dispositif du titre exécutoire ?
- l'objet du litige principal : quelle était la prétention effectivement soumise au juge du fond, compte tenu du recours administratif préalable ?
Solution et dispositif
Le Tribunal rappelle, en termes généraux, que « l'exécution d'une résolution judiciaire ferme ne peut pas entrer en contradiction avec son dispositif ». Il en déduit que « la phase d'exécution ne constitue pas un stade procédural idoine pour débattre de questions non résolues directement ou indirectement durant le procès principal ». Le juge fonde cette exigence de congruence sur la nécessité de préserver le droit à un procès équitable de la partie adverse et, le cas échéant, celui de tiers.
Appliquant ces principes, le Tribunal relève que le litige principal portait sur le calcul de la prestation, réalisé en divisant par 30 la moyenne mensuelle des cotisations des douze mois préc