ATSJAD 194/2014 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 29 juillet 2014)
Décision commentée : ATSJAD 194/2014 (ECLI:AD:TSJADAD:2014:194A) (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte de la décision est retenue. Recours n° A040/14 ; numéro interne TSJC 040/14 ; incident de nullité portant sur la procédure B-0987-2-2012.
Faits et procédure
Dans une procédure en matière de droit du travail (n° B-0897-2/2012), Mme Tamarit a engagé une action contre M. Castillo. Par jugement du 21 janvier 2014, le Tribunal unipersonnel du Batlle a fait droit à la demande « substantiellement » accueillie et a condamné M. Castillo à verser 50 560,48 euros au titre de l'indemnisation pour licenciement injustifié (comiat injustificat), assortis des intérêts légaux à compter du 4 septembre 2012, date de la réponse à la demande. Le jugement ordonnait également la déclaration et la cotisation de cette somme auprès de la Caixa Andorrana de Seguretat Social, ainsi que la mise à la charge du défendeur des dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur.
M. Castillo a interjeté appel. Par arrêt du 30 juin 2014, la Sala Civil a rejeté le recours, confirmé le jugement de première instance et condamné l'appelant aux dépens de la seconde instance.
M. Castillo a ensuite formé un incident de nullité d'actions (incident de nul·litat d'actuacions) contre cet arrêt du 30 juin 2014, soutenant que la juridiction avait fondé sa décision sur des raisonnements illogiques. Le magistrat rapporteur était M. Pere Pastor Vilanova, la formation étant composée de MM. Joan Manel Abril Campoy (président) et Vincent Aniere.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil est double.
En premier lieu, il s'agit de déterminer si l'incident de nullité d'actions, régi par l'article 18 bis de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, peut servir à remettre en cause le raisonnement d'une décision passée en force de chose jugée, en invoquant son caractère illogique.
En second lieu, il convient d'apprécier si les griefs articulés par le requérant, relatifs à l'utilisation de sa confession, à la preuve des appels téléphoniques, à la présence de la salariée au travail et à la valeur d'un témoignage, caractérisent une atteinte au droit à la juridiction.
Solution et dispositif
La Sala Civil rejette l'incident. Elle rappelle d'abord que l'incident de nullité d'actions « ne constitue pas une nouvelle instance processuelle » permettant de réexaminer les appréciations de la décision attaquée, mais un remède extraordinaire destiné à corriger les violations du droit fondamental à la juridiction survenues dans une procédure close par une décision ferme.
Elle précise ensuite le contenu de ce droit, qu'elle qualifie de « droit matriciel » dont dérivent les droits énumérés aux aliné