Décision commentée : ATSJAD 64/2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:64A) (Lire sur source officielle)
ATSJAD 64/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 février 2017)
Note méthodologique. La référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La présente fiche retient l'identifiant ROJ et l'identifiant ECLI figurant dans le texte : ATSJAD, Civil, 20 février 2017, recours n° 186/16, ROJ ATSJAD 64/2017. Le texte source est une aute (ordonnance) rendue en langue catalane.
Faits et procédure
Par une sentence du 20 décembre 2016 (rouleau TSJC-186/2016), la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a rejeté l'appel formé par la représentation processuelle de ORG_0 contre le jugement du Tribunal unipersonnel de Batlle du 24 février 2016, qu'elle a confirmé intégralement. Dans le même arrêt, la Cour a décidé de ne pas statuer sur les dépens d'appel.
Le 22 décembre 2016, la représentation processuelle de ORG_1 a déposé un recours d'éclaircissement (recurs d'aclariment). Elle soutenait l'existence d'une incohérence entre le cinquième fondement de droit, qui énonçait que les dépens du recours rejeté devaient être mis à la charge de la partie requérante, et le dispositif, qui ne se prononçait pas sur les dépens.
Le rapport de la Cour est assuré par le magistrat Carles Cruz Moratones. La formation était composée du président Joan Manel Abril Campoy et du magistrat Vincent Anière. Le texte ne précise pas, de manière lisible, l'identité procédurale exacte de la partie requérante au recours d'éclaircissement par rapport à l'appelant initial (ORG_0) : les désignations ORG_0, ORG_1 et « C......, S.L.U. » apparaissent dans le texte sans correspondance explicite (non précisé dans la décision).
Question de droit
La question posée à la Cour était double.
Premièrement, la voie du recours d'éclaircissement est-elle recevable en droit andorran alors qu'elle n'est prévue ni par la Llei qualificada de la Justícia ni par la Llei transitòria de procediments judicials ? La Cour répond par l'affirmative, en se fondant sur la jurisprudence qu'elle a elle-même consacrée.
Deuxièmement, dans quelles limites ce recours permet-il de corriger une incohérence entre les motifs et le dispositif d'une décision définitive ? Plus précisément, l'erreur portant sur les dépens peut-elle être réparée par cette voie, sans que le juge n'altère le sens de sa décision ?
Solution et dispositif
Sur la recevabilité et les fonctions du recours. Le fondement de droit deuxième rappelle que la jurisprudence du Tribunal admet le recours d'éclaircissement pour trois finalités : « aclarir algun concepte fosc » (éclaircir un concept obscur), « suplir qualsevol omissió respecte de punts discutits en el litigi » (combler une omission sur des points litigieux) et « esmenar qualsevol error material que s'hagi pogut produir » (corriger toute erreur matérielle). La Cour cite à cet égard son ordonnance du 15 février 1996. Elle précise en revanche que le recours « no permet que es pu