STSJAD 251/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:251)
Décision commentée : STSJAD 251/2022, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 octobre 2022, recours n° 51/22 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un conducteur d'autobus, engagé le 1er décembre 2004, a rompu son contrat de travail par lettre de « désistement justifié » adressée à son employeur le 26 octobre 2020, sur le fondement de l'article 91.1, e), g) et h) de la Llei 31/2018, del 6 de desembre, de relacions laborals. Il invoquait un manquement grave de l'employeur, un harcèlement au travail et des comportements vexatoires. Les griefs visaient une sanction de dix jours de suspension de salaire et d'emploi notifiée en février 2020, une modification unilatérale de son poste, de ses horaires et de ses jours de repos hebdomadaires, ainsi qu'un défaut de remise d'un plan horaire et d'un compte d'heures au sens de l'article 59 de la même loi. Il soutenait également que quinze jours de vacances de l'année 2019 ne lui avaient pas été accordés, en méconnaissance de l'article 65.
Le salarié a saisi le Batlle d'instància d'une demande tendant au paiement de 31 549,03 EUR, soit 30 083,20 EUR d'indemnité pour désistement justifié, 825,45 EUR de vacances non prises et 550,38 EUR de salaire correspondant aux dix jours de suspension. Il demandait en outre le solde de son solde de tout compte, qu'il chiffrait dans sa lettre à 1 587,17 EUR. Le juge de première instance a rejeté la demande et condamné le demandeur aux dépens, par jugement du 1er février 2022 (les dates de la demande sont divergentes dans la décision : 9 décembre 2020 dans les antécédents, 10 décembre 2020 dans le dispositif du jugement de première instance).
Le salarié a interjeté appel. Par ordonnance du 19 juillet 2022, la Sala Civil a refusé d'admettre les preuves proposées par l'appelant (la décision ne précise pas les motifs de ce refus). Le Tribunal superior de justícia a statué le 26 octobre 2022.
Question de droit
La Cour devait déterminer si le désistement du salarié pouvait être qualifié de justifié au sens de l'article 91 de la loi de 2018, ce qui aurait ouvert droit à l'indemnité de rupture et aux créances salariales accessoires, et si les manquements allégués étaient établis. Il s'agissait, en substance, de savoir si le salarié rapportait la preuve suffisante d'un manquement grave de l'employeur à ses obligations, qu'il s'agisse de l'exécution de bonne foi du contrat, de l'obligation de fournir du travail dans les conditions convenues, de la prohibition du harcèlement ou de la communication du plan horaire et des vacances.
La décision est succincte sur ces points. Le texte fourni ne reproduit pas les fondements de droit de la Cour d'appel au-delà de l'exposé des moyens des parties (fondement « Tercer », qui retranscrit la lettre de désistement). Le résumé automatique (« Resum I.A. ») figurant