Juridiction andorrane, — (ATSJAD 49/2025)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 49/2025, ECLI:AD:TSJADAD:2025:49A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un aute du 31 mars 2025, rendu dans le cadre d'une procédure civile de juridiction gracieuse (n° 5000084/2025), une juridiction de première instance a refusé à Mme Marcos le bénéfice de la défense et de l'assistance techniques gratuites par un avocat. Le 22 avril 2025, l'intéressée a formé un recours d'appel contre cette décision.
Le juge a constaté que les éléments fournis dans la demande ne permettaient d'apprécier ni la situation économique ni la situation patrimoniale de la requérante. Par une interlocutoire du 16 mai 2025, notifiée le 26 mai 2025, il lui a accordé un délai de cinq jours ouvrables pour produire :
- un certificat de cohabitation délivré par la commune (« Comú ») ;
- les extraits de comptes bancaires de son conjoint ou partenaire de fait, ainsi que des membres de sa famille jusqu'au deuxième degré de consanguinité vivant sous le même toit ;
- le titre de propriété de l'immeuble dont elle déclarait détenir 50 % de la titularité.
L'interlocutoire avertissait que, à défaut de production dans ce délai, un aute ordonnant l'archivage de la demande serait rendu sans autre formalité.
La requérante n'a pas produit les pièces demandées. La Sala Civil du Tribunal superior de Justícia d'Andorre, composée des magistrats Jaume Tor Porta, Vincent Anière et Carles Cruz Moratones (ponent), a été saisie de l'appel. La décision commentée ne précise pas la date d'expiration exacte du délai de cinq jours, ni la date à laquelle l'aute de première instance a été notifié.
Question de droit
La question posée était de savoir si l'absence de production, dans le délai imparti, des justificatifs demandés pour compléter une demande d'aide juridictionnelle gratuite autorise la juridiction à rejeter le recours formé contre le refus initial et à ordonner l'archivage de la demande.
La solution implique de déterminer la portée de l'article 25 du Règlement sur le droit à la défense et à l'assistance technique par avocat, dont le paragraphe 4 prévoit que, lorsque les informations ou explications fournies par le demandeur sont insuffisantes ou incomplètes, le tribunal compétent accorde un délai « improrrogable » de cinq jours ouvrables pour les compléter. À l'expiration de ce délai, le tribunal rend un aute d'archivage sans autre formalité.
Solution et dispositif
La Sala Civil confirme l'analyse du premier juge. Elle relève que la demande initiale ne permettait pas d'apprécier les conditions économiques et patrimoniales du bénéfice sollicité, que la requér