Cour d'Appel de Monaco, 10 octobre 2016, n° 15392
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 10 octobre 2016, n° 15392 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 8 juin 2016, deux appartements situés dans deux immeubles voisins de Monaco ont été cambriolés le même jour. Dans le premier, occupé par les frères C, le vol a été commis entre 8 h 45 et 18 h. Dans le second, appartenant à f. D, il a été commis entre 12 h et 16 h, pendant l'absence de l'occupant. Dans les deux cas, les victimes avaient seulement refermé la porte sans la verrouiller, et les enquêteurs n'ont relevé aucune trace d'effraction.
Un voisin, b G, a décrit deux jeunes femmes ayant sonné sans raison apparente à sa porte, dans l'immeuble des frères C, vers 15 h 30. Le lendemain, deux personnes correspondant à ce signalement ont été interpellées à leur sortie d'un immeuble de Monaco. Il s'agissait de k. J et de m. J. Elles étaient en possession de gants de moto, d'une paire de chaussettes, de morceaux de plastique rigide transparent, de billets et de pièces monégasques. Placées en garde à vue, elles ont contesté les faits et nié toute présence en Principauté le 8 juin. Le témoin G les a toutefois formellement reconnues comme les personnes aperçues dans son immeuble.
Par jugement du 17 juin 2016, le Tribunal correctionnel a déclaré les prévenues coupables du vol au préjudice des frères C, les a condamnées chacune à neuf mois d'emprisonnement et a alloué à i. C la somme de 14 000 euros à titre de dommages-intérêts. Il les a en revanche relaxées du vol au préjudice de f. D, au bénéfice du doute : aucun objet issu des vols n'avait été retrouvé sur elles de manière non équivoque, et les pièces monégasques saisies sur m. J ne pouvaient être identifiées comme provenant du domicile de la victime.
Le Ministère public a interjeté appel le 22 juin 2016. Postérieurement au jugement, une perquisition effectuée le