Tribunal de Première Instance de Monaco, 18 mars 1976, n° 25792
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 18 mars 1976, n° 25792 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La dame S., épouse G., a contracté mariage à Monaco le 30 janvier 1975. Le 10 février 1975, soit dix jours plus tard, elle a fait devant l'officier de l'état civil de Monaco une déclaration en vue d'obtenir la nationalité monégasque, sur le fondement de l'article 2 de la loi n° 572 du 18 novembre 1952, modifiée et complétée par la loi n° 903 du 23 février 1971. Cette déclaration a été transcrite par l'officier de l'état civil.
Le Procureur Général à Monaco a assigné l'intéressée afin qu'il soit dit nulle et de nul effet, d'une part, la déclaration du 10 février 1975 et, d'autre part, la transcription opérée par l'officier de l'état civil.
La décision ne précise ni les moyens développés par la défenderesse, ni l'éventuelle procédure antérieure, ni la suite donnée au jugement (appel ou non précisé dans la décision). L'intitulé de la décision mentionne « dame G. », tandis que le corps du jugement désigne la défenderesse comme « dame S. épouse G. » ; il s'agit de la même personne.
Question de droit
La question posée au tribunal était la suivante : une déclaration d'acquisition de la nationalité monégasque par l'épouse, fondée sur l'article 2 de la loi n° 572, peut-elle être valablement souscrite après la célébration du mariage, et, dans l'affirmative, dans quel délai ? Plus précisément, le texte ouvre-t-il une faculté de déclarer seulement le jour même du mariage, ou admet-il une déclaration postér