ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.24264bbf · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
97/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 90/2024·4 décembre 2024·Cassation partielle
ATSJAD ANDORRA, a 04 de desembre del 2024 - ROJ: ATSJAD 194/2024
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle90/2024
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2024:194A) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par cassation partielle et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (ATSJAD ANDORRA, a 04 de desembre del 2024 - ROJ: ATSJAD 194/2024).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation partielle
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 04 décembre 2024 (n° 90/2024) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation partielle).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation partielle), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
ATSJAD, Penal, 4 décembre 2024 (ROJ : ATSJAD 194/2024)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 4 décembre 2024 (ROJ : ATSJAD 194/2024 – ECLI:AD:TSJADAD:2024:194A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 31 janvier 2024 (la date du 30 janvier figure dans les motifs, ce qui constitue une discordance du texte), M. Pérez a été condamné comme auteur d'un délit majeur de vol qualifié par abus de confiance, réprimé par l'article 198.1.e) du Code pénal. La peine était de six mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de deux ans. L'ordonnance réservait à la phase d'exécution la détermination de la responsabilité civile au profit des victimes.
Par aute du 23 juillet 2024, le batlle instructeur a fixé l'indemnisation due au condamné à 1 500 euros au profit de Pino, 1 950 euros au profit de Noguès et 1 200 euros au profit de Catalá.
Le condamné a interjeté appel. Son conseil soutenait que rien dans le dossier n'établissait objectivement la réalité ni la valeur du préjudice subi par les sœurs Pastor, et sollicitait la fixation d'une indemnité totale maximale de 1 700 euros. Le ministère public, par rapport du 9 août 2024, a conclu au rejet de l'appel et à la confirmation de l'aute.
La Sala Penal du Tribunal superior de justícia était composée de Mme Anna Estragués Armengol (présidente), M. Yves Picod et Mme Fátima Ramírez Souto (rapporteure). Le résumé automatique figurant sur la plateforme ne fait pas partie de la décision et n'est pas retenu ici comme source d'interprétation.
Question de droit
La juridiction devait déterminer comment évaluer le préjudice matériel résultant d'un vol de bijoux lorsque la valeur des biens n'est établie par aucune pièce justificative (factures, certificats d'authenticité). Elle devait notamment apprécier :
la valeur probante des estimations fournies par les victimes elles-mêmes ;
la pertinence d'une référence aux pratiques commerciales des acheteurs d'or ;
le rôle du montant déclaré par l'auteur de la revente des bijoux ;
la prise en compte d'un préjudice non patrimonial, d'ordre sentimental.
Le texte ne précise pas les dispositions du Code de procédure pénale relatives à l'indemnisation de la partie civile, ni la nature exacte de la voie de recours ouverte contre un aute d'exécution (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
La juridiction a estimé partiellement l'appel et a modifié l'aute. Elle a statué ainsi :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« 1.- ESTIMAR PARCIALMENT el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal d'Pérez contra l'aute de data 23 de juliol de 2024 dictat per la Secció d'Instrucció núm. 2 de la Batllia en l'executòria núm. 2080039/24
2.- MODIFICAR dit aute en el sentit de fixar en VUIT-CENTS QUARANTA-CINC EUROS (845) la indemnització a favor de Nogu
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (90/2024) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Andorra la Vella, a quatre de desembre de dos mil vint-i-quatre.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 23 de juliol de 2024 dictat pel Batlle instructor en la causa de referència, seguida pel delicte major de furt qualificat amb abús de confiança. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fàtima RAMÍREZ SOUTO.
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per ordenança penal de data 31 de gener del 2024, es decideix condemnar Pérez, com a autor responsable d'un delicte major de furt qualificat amb abús de confiança, tipificat i penat a l'article 198.1.e) del Codi penal, concorren la circumstància modificativa de la responsabilitat penal prevista a l'article 227 del Codi penal, a la pena de sis mesos de presó condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys, deixant pel període d'execució la determinació de la responsabilitat civil a favor de les perjudicades.
II.-RESULTANT: que per Aute dictat en data 23 de juliol de 2024 el Batlle decideix:
"Primer.- Fixar la indemnització a satisfer, en concepte de responsabilitat civil, pel condemnat, Pérez, a favor de
Pino en l'import de MIL CINC-CENTS (1.500) EUROS
Nogués, en l'import de MIL NOU-CENTS CINQUANTA (1.950) EUROS
Catalá, en l'import de MIL DOS-CENTS (1.200) EUROS."
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada d'Pérez impugna les quantitats fixades en concepte de responsabilitat civil, exposant bàsicament que els elements que sustenten la decisió impugnada no són suficients per demostrar la realitat ni la certesa del valor del perjudici sofert per les germanes Pastor El valor de les joies sostretes no es basa en cap element objectiu ni indici ni prova per determinar-ho.
La part recurrent sol·licita que es fixi en la quantitat de 1.700 euros com total màxim respecte del valor real del perjudici sofert per les germanes Pastor
IV.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal per informe de data 9 d'agost de 2024, s'oposa al recurs formulat de contrari en quan considera que les quantitats fixades a l'aute objecte de recurs són sumes totalment ajustades i proporcionades al valor actual del mercat. Interessa la confirmació de l'aute objecte d'impugnació.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: La representació d'Pérez impugna les quantitats fixades en concepte de responsabilitat civil amb uns arguments que han de conduir a la parcial estimació del recurs.
Per Ordenança Penal de data 30 de gener de 2024 es va condemnar a Pérez com autor d'un delicte major de furt amb abús de confiança per la sostracció de diverses joies i es va acordar fixar en període d'execució de la resolució la determinació de la responsabilitat civil a favor de les perjudicades.
L'aute recorregut fixa en 1.500 euros la indemnització a favor de Pino de 1.950 euros a favor de Nogués y de 1.200 euros a favor de Catalá
S'exposa en la resolució que las perjudicades no disposen de factures ni certificats de les joies sostretes i que, per tant, no s'ha pogut determinar el valor exacte del perjudici, i per això es fixen les indemnitzacions tenint en compte l'estimació del valor de les joies fetes per les perjudicades i la pràctica comercial de les botigues o establiments especialitzats en la compra d'or.
Efectivament cap de les perjudicades disposava de factures o certificats d'autenticació de les joies sostretes, manifestant que algunes de les joies els hi van ser regalades, altres les tenien fa molt de temps i inclús C. va dir que moltes de les joies estaven banyades amb or, i van fer una valoració aproximada del seu valor, que va ser d'entre 1.800 i 2.000 euros en el cas d'A.P., 2.000 euros en el cas de C. i de 1.400 euros en el cas de C.Pastor
Es tracta, per tant, de valoracions subjectives sense cap fonament objectiu, el que hauria demandat la pràctica d'una prova pericial perquè en base a la descripció de les joies efectuada per cada una de les perjudicades, una persona experta en la matèria pogués haver establert un valor aproximat de dites joies. Però aquesta prova no va ser demanada pel Ministeri Fiscal i no es va practicar.
L'altre criteri utilitzat pel Batlle és el de la pràctica comercial de les botigues o establiments especialitzats en la compra d'or, però no és diu en la fonamentació jurídica quin és, i si es tracta del que es fa constar en l'últim resultant de l'aute -que els compradors d'or acostumen a pagar un terç del seu valor-, tal como diu la part recurrent, aquesta pràctica comercial no consta exposada en l'informe policial de data 31 de gener de 2024, en el que només es fa referència en l'apartat d'observacions, a que les botigues autoritzades de compravenda d'or compren l'or en pes, de forma que el perjudici a les víctimes ha de ser superior al preu de 1.700 euros declarat rebut pel Sr. M. per la venda de les joies. D'altra banda les quantitats fixades en la resolució recorreguda tampoc s'adverteix com han estat calculades.
Davant la impossibilitat d'establir el valor de les joies sostretes per l'acusat amb uns mínims criteris objectius, considerem que hem de partir, com s'al·lega en el recurs, de l'import que el Sr. M. va declarar que havia rebut per la venda de les joies i establir una distribució proporcional del mateix entre les tres perjudicades en funció del valor declarat per cada una de elles, com ha fet la part recurrent, criteri aquest que encara que tampoc sigui objectiu, doncs es tracta de quantitats declarades per les parts sense cap comprovació, pot ser adoptat en ser admès per la part obligada al pagament.
Malgrat això, hem de tenir en compte que, com recull l'informe policial, i és de comú coneixement, les botigues de compravenda d'or, en comprar l'or per pes, no paguen el valor real de la peça i, a més, s'ha de tenir en compte també el perjudici no sol econòmic sinó també de caràcter sentimental de les víctimes per la pèrdua de les joies. Per això considerem que la quantitat fixada per cada perjudicada ha de ser incrementada en una quantitat que prudencialment establim en un 30%.
En atenció al que s'ha exposat, estimant parcialment el recurs, fixem en 845 euros per cada una de elles la indemnització a favor de Pino i Nogués i 520 euros a favor de Catalá, sense que hagi de ser deduïda de la indemnització fixada a favor de C. de 150 euros ja que en les converses de whatsapp aportades consta l'oferiment d'aquesta quantitat, però no que efectivament s'hagués pagat.
II.- CONSIDERANT: que havent estat estimat parcialment el recurs, procedeix declarar d'ofici les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
Decisio
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- ESTIMAR PARCIALMENT el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal d'Pérez contra l'aute de data 23 de juliol de 2024 dictat per la Secció d'Instrucció núm. 2 de la Batllia en l'executòria núm. 2080039/24
2.- MODIFICAR dit aute en el sentit de fixar en VUIT-CENTS QUARANTA-CINC EUROS (845) la indemnització a favor de Nogués, VUIT-CENTS QUARANTA-CINC EUROS (845) a favor de Pino i de CINC-SENTS VINT EUROS (520) a favor de Catalá
3.- Declarar d'ofici les costes causades en la segona instància.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.