JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal de Batlles — Contrôle de qualification et de motivation — reformation
Massima Analitica Korpus — Il résulte de la décision rendue le 30 décembre 2023 (n° 892/2023) par Tribunal de Batlles (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (reformation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal de Batlles consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (reformation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
OTBAT 1034/2023 (Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 30 décembre 2023)
Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 30 décembre 2023, ROJ OTBAT 1034/2023, ECLI:AD:TBATAD:2023:1034 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Dans le cadre d'un contrôle préventif autorisé par la ministre de la Justice et de l'Intérieur le 14 novembre 2023, des agents de la Police ont procédé, à 3 h 45, à l'arrêt d'un véhicule de type motocyclette (Kymco Agility City 125) à un carrefour d'Andorre-la-Vieille. Le seul occupant, identifié comme le conducteur, est M. Vives, ressortissant chilien né en 1983, résidant en Principauté.
À 3 h 48, l'intéressé s'est volontairement soumis à un éthylotest de précision, dont le résultat s'est révélé positif à hauteur de 1,27 gramme d'alcool par litre de sang. Le Registre des antécédents pénaux fait apparaître des antécédents à son encontre. La nature, la date et le nombre de ces antécédents ne sont pas précisés dans la décision.
Une consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde a été effectuée, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (CPP). La décision est rendue par le Batlle de garde, Manuel Santolària Besolí, sous la forme d'une « ordenança penal » (ordonnance pénale), procédure qui permet le prononcé d'une condamnation sans audience contradictoire.
Le dispositif lève la détention gouvernementale et condamne le prévenu pour délit mineur, avec application de la circonstance aggravante de récidive.
Note méthodologique : le document comporte un « Resum I.A. » (résumé automatisé) qui ne fait pas partie de la décision. Le présent commentaire se fonde exclusivement sur le texte de l'ordonnance.
Question de droit
Deux questions se posent. La première est de qualification : un conducteur présentant un taux d'alcool supérieur à 0,8 gramme par litre de sang relève-t-il de l'infraction de l'article 268.1 du Code pénal, qualifiée de délit mineur par le juge ? La seconde porte sur la détermination de la peine : la récidive, retenue au titre de l'article 30.7 du Code pénal, produit-elle un effet sur la sanction, et selon quelles modalités la peine est-elle aménagée ?
Solution et dispositif
Sur le fond, l'ordonnance retient que « els fets esmentats són constitutius d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams per litre de sang, tipificat i penat a l'article 268.1 del Codi Penal » (considérant 1). Elle estime que les diligències accomplies sont suffisantes pour retenir la responsabilité pénale de l'intéressé.
Sur la circonstance aggravante, elle relève que « concorre la circumstància modificativa de la responsabilitat penal de reincidència, essent d'aplicació les disposicions dels articles 30.7 del Codi Penal » (considérant 2).
Le dispositif, dont la traduction est proposée ci-après, est le suiv