JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal de Batlles — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sumário Analítico Korpus — Il résulte de la décision rendue le 07 mai 2025 (n° 1000781/2025) par Tribunal de Batlles (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
- Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal de Batlles consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
- Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
- Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Batllia d'Andorra la Vella, ordenança penal, 7 de maig de 2025, ROJ OTBAT 165/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:165)
Décision commentée : Batllia d'Andorra la Vella (Tribunal de batlles), ordonnance pénale du 7 mai 2025, ROJ OTBAT 165/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:165 (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence a été reconstituée à partir de l'en-tête du texte intégral. Le texte est rédigé en catalan ; les passages cités sont traduits par nos soins.
Faits et procédure
Selon les constatations de l'ordonnance, le 18 mai 2023, vers 21 h 13, un mineur né le 29 juillet 2006, âgé de seize ans à la date des faits, a franchi la zone commune de l'immeuble pour pénétrer sur le balcon du domicile de la victime, située à Andorra la Vella. Interpellé sur son comportement, le mineur s'est éloigné vers la zone commune, suivi par la victime, qui a commencé à enregistrer avec son téléphone portable.
Le mineur a proféré à l'adresse de la victime, en anglais, la menace « You are kill » (« tu es mort »). La victime lui ayant demandé d'effacer l'enregistrement, le mineur, constatant que celle-ci ne s'exécutait pas, a réitéré la menace dans les mêmes termes. La victime a porté les faits à la connaissance du Service de police, le signalement étant matérialisé par une clé USB versée au dossier sous scellé.
Le dossier fait en outre état d'anotacions desfavorables (antécédents défavorables) figurant au registre de la Batllia concernant le mineur. Conformément à l'article 18 de la loi qualifiée n° 15/2019 relative à la responsabilité pénale des personnes mineures et à l'article 164 du Code de procédure pénale, une consultation préalable a été organisée avec le ministère public et l'avocat commis d'office.
La procédure suivie est celle de l'ordonnance pénale (Ordenança penal), par laquelle le juge statue sans audience sur la base des pièces du dossier.
Question de droit
Deux questions se posaient au juge :
- Les faits réunissent-ils les éléments constitutifs, d'une part, de la menace conditionnelle d'un mal constitutif de délit, prévue à l'article 140.2 du Code pénal (loi qualifiée n° 9/2005), et, d'autre part, de la violation de domicile en tentative, prévue à l'article 194 du même code ?
- Quelle mesure, dans le régime de la responsabilité pénale des mineurs, convient-il de prononcer à l'encontre d'un mineur ayant commis ces infractions ?
La décision ne développe pas, dans ses motifs, l'analyse des éléments matériel et intentionnel de chaque infraction. Elle se borne à constater que « le résultat des diligences pratiquées est suffisant pour croire » le mineur pénalement responsable des deux qualifications (I Considerant).
Solution et dispositif
Le juge retient la responsabilité pénale du mineur et prononce trois dispositions.
« Primer.- Imposar a Anaya, menor a la data dels fets, com autor responsable d'un delicte major d'amenaces condicionals d'un mal constitutiu de delicte i d'un delicte menor de violació de domicili en grau de temptativa, una mesura disciplinària única de DOS CAPS DE SETMANA DE ROMANDRE AL DOMICILI en aplicació de l'article 33 d) de la Llei qualificada de la responsabilitat penal de les persones menors d'edat. »
*Traduction : « Premièrement. – Imposer à [le mineur], mineur à la date des faits, en qualité d'auteur responsable d'un délit majeur de menaces conditionnelles d'un mal constitutif de délit et d'un délit mineur de violation de domicile en tentative, une mesure disciplinaire un