ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.c2005c59 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
96/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal de Corts·N° 6000005/2015·28 octobre 2015·reformation
STCOR ANDORRA, a 28 d'octubre del 2015 - ROJ: STCOR 126/2015
Juridiction / SourceTribunal de Corts (appel)
Référence / Rôle6000005/2015
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal de Corts, ECLI:AD:TCORAD:2015:126) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par reformation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STCOR ANDORRA, a 28 d'octubre del 2015 - ROJ: STCOR 126/2015).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal de Corts — Contrôle de qualification et de motivation — reformation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 28 octobre 2015 (n° 6000005/2015) par Tribunal de Corts (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (reformation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal de Corts consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (reformation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STCOR 126/2015 (Tribunal de Corts, Andorre, 28 octobre 2015, ECLI:AD:TCORAD:2015:126)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STCOR 126/2015 (Tribunal de Corts, Andorre, 28 octobre 2015, ECLI:AD:TCORAD:2015:126) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 15 juillet 2014, vers 23 h 10, le prévenu, de nationalité andorrane et sans antécédents, se trouvait dans une rue d'Encamp avec deux jeunes âgés de dix-sept ans. Il leur proposa de partager une cigarette de marihuana qu'il était en train de consommer. Les deux jeunes acceptèrent et fumèrent. Ils furent ensuite contrôlés par le Service de police.
Le ministère public qualifia les faits de délit majeur de cession de stupéfiant de type cannabis à mineur, prévu à l'article 282.2, combiné à l'article 283.1 b) du Code pénal, et retint la responsabilité du prévenu en qualité d'auteur, sans circonstance modificative. Il requit trois ans de prison avec sursis, un délai de suspension de quatre ans, une amende de 300 euros, la confiscation et la destruction du produit saisi, ainsi que les dépens. La défense admit l'exposé des faits mais soutint que le prévenu ignorait que les deux jeunes étaient mineurs. Elle proposa une peine de prison ne dépassant pas six mois, assortie d'un sursis d'un an, et une amende ne dépassant pas 100 euros. Elle fit en outre valoir que l'autoincrimination recueillie sans lecture préalable des droits ne pouvait être prise en considération, en se référant à la jurisprudence du Tribunal constitutionnel.
Le prévenu, jugé par défaut (« en rebel·lia processal ») faute de comparution malgré une citation régulière, était défendu par avocat. Le Tribunal de Corts, siégeant en audience orale et publique, a rendu la présente sentence sous la présidence du magistrat rapporteur.
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première porte sur l'élément intentionnel de l'infraction de cession de stupéfiant à mineur. La qualification suppose-t-elle que le cédant ait connaissance de la minorité du destinataire ? Le texte retient que la responsabilité pénale est établie « amb el seu coneixement que aquests eren menors d'edat » (« avec sa connaissance que ceux-ci étaient mineurs »). La décision ne présente pas expressément la connaissance de l'âge comme une condition distincte de l'infraction. Elle l'affirme comme un fait établi, au regard des éléments de preuve.
La seconde concerne la recevabilité et la valeur probante des déclarations du prévenu. Le moyen tiré de l'absence de lecture des droits lors de l'autoincrimination est-il de nature à écarter ces déclarations ?
Solution et dispositif
Le Tribunal retient la qualification de délit majeur et l'imputabilité à titre d'auteur, en application des articles 20 et 21 du Code pénal. Il fonde cette imputabilité sur deux séries d'éléments :
les constatations et témoignages à l'audience des agents du Service de police, qui ont observé le prévenu assis sur un banc avec deux jeunes, perçu l'odeur de marihuana, vérifié les dates de naissance des deux jeunes et recueilli la reconnaissance immédiate du prévenu ;
les déclarations du prévenu devant le juge d'instruction, faites « après av
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal de Corts (6000005/2015) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Andorra la Vella, vint-i-vuit d'octubre del dos mil quinze.
VIST en judici oral i públic pel Molt Il·lustre Tribunal de Corts, la causa núm. 6000005/2015 seguida pel presumpte delicte major de cessió de producte estupefaent del tipus cànnabis a menor d'edat, contra Castrillo, nascut el dia 21 de juny del 1989 a Guipúscoa (Espanya), fill d'Antoni i de Susana, de nacionalitat andorrana, jutjat en rebel·lia processal per no haver comparegut malgrat haver estat degudament citat i defensat per la Lletrada Sra. Badía, sent part acusadora el Ministeri Fiscal representat per la Sra. Vives i actuant de ponent i redactor de la sentència, el Magistrat Sr. Jacques Richiardi.
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
RESULTANT PRIMER: En data 15 de juliol del 2014, vers les 23.10 hores, el processat Castrillo, nascut el 21 de juny del 1989, de nacionalitat andorrana i sense antecedents penals, es trobà al carrer Renée Baulard de la vila d'Encamp, amb els menors Sanç i Pera, de 17 anys d'edat, als quals proposà de compartir la cigarreta confeccionada amb producte estupefaent marihuana que estava consumint, fet al qual assentiren efectuant-ne el conseqüent consum, essent seguidament controlats pel Servei de Policia.
RESULTANT SEGON: El Ministeri Fiscal qualifica els fets d'un delicte major de cessió de producte estupefaent del tipus cànnabis a menors d'edat, tipificat a l'article 282.2, posat en relació amb l'article 283.1 b) del Codi Penal, del qual el processat Castrillo n'és responsable penalment en concepte d'autor, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal.
Demana que li siguin imposades les penes de tres anys de presó condicional, amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys, i de multa en la quantia de tres-cents (300) euros, el comís i la destrucció del producte estupefaent incautat, així com el pagament de les despeses processals causades.
Precisa que no hi ha lloc a responsabilitat civil.
A l'acte de la vista oral, ratifica el seu escrit de qualificació provisional.
RESULTANT TERCER: La defensa d'Castrillo manifesta el seu acord amb l'exposició dels fets efectuada pel Ministeri Fiscal però fa valdre que el seu defensat, tot i conèixer a les persones Gil i Pires, desconeixia que aquells fossin menors d'edat.
Qualifica els fets d'un delicte de cessió de producte estupefaent del tipus cànnabis, previst i penat a l'article 282.2 del Codi Penal.
Estima suficient una pena de presó no superior a sis mesos, amb un termini de suspensió de la pena d'un any, i una multa no superior a 100 euros.
A l'acte de la vista oral, eleva a definitives les seves conclusions provisionals, sostenint que l'autoinculpació sense lectura dels drets no es pot tenir en compte d'acord amb la jurisprudència del Tribunal Constitucional.
Fonaments de dret
CONSIDERANT PRIMER: Els fets provats són legalment constitutius d'un delicte major de cessió de producte estupefaent del tipus cànnabis a menors d'edat, tipificat a l'article 282.2, posat en relació amb l'article 283.1 b) del Codi Penal, havent proposat el processat de compartir una cigarreta confeccionada amb producte estupefaent marihuana que estava consumint amb dos menors, Sanç i Pera, de 17 anys d'edat; consum efectivament realitzat per aquests.
CONSIDERANT SEGON: Per aplicació dels articles 20 i 21 del Codi Penal, el processat Castrillo és responsable penalment d'aquest delicte en concepte d'autor per haver realitzat personalment l'acte punible, culpabilitat demostrada, d'una part, per les constatacions i declaracions a la vista oral dels Agents del Servei de Policia números 361 i 369, que en data 15 de juliol del 2014, van veure el processat amb dos joves asseguts a un banc i fumant, van notar l'olor del producte estupefaent marihuana, van verificar que els dos joves eren nascuts el 30 d'agost del 1996 i el 25 de febrer del 1997 i van rebre la confessió immediata d'Castrillo sobre el fet que havia fet remesa voluntària d'una cigarreta de marihuana als dos joves amb el seu coneixement que aquests eren menors d'edat, d'altra part, per les declaracions del processat davant el Batlle Instructor, després haver estat informat dels seus drets i en presència d'un advocat, sobre el consum efectuat amb dos menors d'edat, coneguts d'ell.
CONSIDERANT TERCER: No existeixen en el present cas circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal.
CONSIDERANT QUART: No hi ha lloc a responsabilitat civil.
CONSIDERANT CINQUE: De conformitat als articles 174 i 175 del Codi de Procediment Penal, el processat ha de fer front al pagament de les despeses processals causades.
De conformitat a l'article 177 del mateix Codi, el Tribunal ha d'ordenar el comís i la destrucció del producte estupefaent incautat.
VIST
les disposicions legals aplicables en la causa, el Molt Il·lustre Tribunal de Corts,
FALLEM: Que hem de condemnar i condemnem Castrillo, com a responsable penalment en concepte d'autor, d'un delicte major de cessió de producte estupefaent del tipus cànnabis a menors d'edat tipificat a l'article 282.2, posat en relació amb l'article 283.1 b) del Codi Penal, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena de TRES (3) ANYS DE PRESÓ CONDICIONAL, amb un termini de suspensió de la condemna de dos (2) anys, i una MULTA en la quantia de TRES-CENTS EUROS (300 EUR), així com al pagament de les despeses processals causades.
Ordenem el comís i la destrucció del producte estupefaent incautat.
Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació per davant d'aquest Tribunal en el termini de 15 dies següents a la notificació, salvat el processat que, donada la seva situació de rebel·lia processal, podrà formular recurs d'audiència.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.