ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.5208d136 · Bipartite Legal Dossier (I. Doctrinal Commentary + II. Authentic Judgment)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 243/05·26 October 2006·
Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 26 d'octubre del 2006 - ROJ: STSJAD 50/2006
Court / AuthorityTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Case Reference / Docket243/05
Legal Domainjurisprudence
SHA-256 Fingerprint0000000000000000…
Korpus Analytical Headnotes & Key Points of Law (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2006:50) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 26 d'octubre del 2006 - ROJ: STSJAD 50/2006).
PART I
Korpus Doctrinal Commentary & Scientific Legal Analysis
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Korpus Analytical Headnote — Il résulte de la décision rendue le 26 octobre 2006 (n° 243/05) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 50/2006 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:50)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 50/2006, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 octobre 2006, recours n° 243/05, ponent M. Josep Maria Pijuan Canadell (ECLI:AD:TSJADAD:2006:50) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le litige naît du dépôt de terres sur une parcelle appartenant à Mme Téllez, parcelle faisant partie de la propriété dite « Prat de la Borda ». Ces terres provenaient d'un chantier conduit par M. Cañete sur le fonds voisin. Selon la décision, le dépôt aurait été réalisé par la société T.P.A. SA au cours de l'année 1998, la date exacte étant discutée entre les parties : l'appelant situe l'opération au mois d'avril 1997.
Mme Téllez a introduit une action selon la procédure ordinaire, tendant à obtenir la condamnation de M. Cañete à retirer, à ses frais, les déblais, ou subsidiairement à payer le coût de leur enlèvement, outre les dépens. Au cours de l'instance, elle a été remplacée par ses héritiers.
M. Cañete a opposé, à titre dilatoire, la prescription de l'action, et au fond, une autorisation verbale donnée par M. Castrillo, fils et mandataire verbal de la demanderesse, ainsi que l'absence de dommage, le dépôt constituant selon lui une amélioration du terrain.
Par jugement du 9 novembre 2005, le Tribunal de batlles a fait droit à la demande. M. Cañete a interjeté appel. Il soutenait en substance : (i) que l'action était prescrite ; (ii) subsidiairement, qu'il n'existait pas de responsabilité extracontractuelle, faute d'absence d'autorisation (verbale) et de dommage ; (iii) qu'il convenait d'appliquer les règles de l'édification en terrain voisin faite de bonne foi, l'accession mobilière et l'Usatge Si quis in alieno.
Question de droit
La Sala Civil devait répondre à trois questions :
Le délai de prescription de l'action fondée sur la responsabilité extracontractuelle (dite « aquilienne ») est-il expiré, et quel est le dies a quo de ce délai : la date de réalisation du dommage ou celle à laquelle le préjudice a été connu du demandeur ?
Les conditions de la responsabilité sont-elles réunies, en particulier au regard de l'autorisation alléguée du propriétaire, de l'existence d'un dommage et de l'éventuel bénéfice de l'auteur du dépôt ?
Les mécanismes d'accession (édification en terrain voisin de bonne foi, accession mobilière) et l'Usatge Si quis in alieno sont-ils applicables ?
Solution et dispositif
Sur la prescription. La Cour retient comme non contestés deux points : l'action en responsabilité extracontractuelle est prescriptible et son délai est d'un an, en application du Code 9,35,5 (le texte est cité tel quel dans la décision). Elle juge en revanche que le point de départ doit être déterminé par la date de connaissance du dommage par le perjudicat, et non par la seule date de la conduite fautive. Elle rappelle à cet égard sa jurisprudence (s
Actionable legal checkpoints for pleadings, contracts, and client advisory
Andorre
1. Pleadings & Standard of Review
Cite Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (243/05) as primary authority on the operative ratio decidendi; verify alignment between factual findings and the statutory basis invoked.
2. Contractual & Advisory Audit
Review existing clauses, representations, and compliance protocols under AD law to ensure every condition required by this ruling is explicitly documented.
3. Evidentiary & Procedural Burden
Consolidate contemporaneous documentary exhibits establishing each constituent element verified by Tribunal Superior de Justícia d’Andorra before filing submissions.
PART II — AUTHENTIC ORIGINAL JUDGMENT & VERBATIM RECORD
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
Virtus Unita Fortior · Justícia d’Andorra
Case Reference / Docket243/05
Judgment Date26 October 2006
Holding / DispositionConfirmation
Official Registryhttps://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/
Sentència
TSJC-243/05
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 26 d'octubre de 2006
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sra. Marie Conte i M.I. Sr. Josep Maria Pijuan Canadell, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la Sra. Téllez formulà demanda pel procediment ordinari contra el Sr. Cañete reclamant la retirada d'uns abocaments que a mitjans de 1'any 1998 "T.P.A. SA" va fer en una parcel·la de terreny propietat de la Sra. Téllez, parcel·la que forma part de la finca anomenada "Prat de la Borda", provenint les terres abocades d'una obra que realitzava el Sr. Cañete en la parcel·la afrontant pel costat Migdia amb la propietat de la Sra. Téllez.. La representació processal de la part agent suplicà que l'Hble. Tribunal de Batlles dictés sentència condemnant al defenent Sr. Cañete a retirar, a les seves costes, els abocaments realitzats en la parcel·la de la seva principal o, subsidiàriament, a pagar el cost efectiu de la retirada de dits abocaments, així com a satisfer les costes processals causades, incloent-hi els honoraris d'advocat i procurador a acreditar en execució de sentència.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 243/05 — Décision commentée
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II.- La representació processal del defenent Sr. Cañete va formular contestació a la demanda al·legant, com a excepció dilatòria, la prescripció de 1'acció i, en quan al fons, s'oposà a la demanda al·legant que els abocaments de terres es realitzaren amb el consentiment verbal del Sr. Castrillo, fill i mandatari verbal de la Sra. Téllez, i que, a més a més, els abocaments no varen suposar un dany sinó una millora per la propietat de la Sra. Téllez.. Per això, la part defenent es va oposar a les pretensions de l'agent i interessà la desestimació de la demanda i la condemna en costes a la part agent, inclosos honoraris d'advocat i de procurador.
III.- Per sentència de data 9 de novembre de 2005 dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles, Secció Civil, es va estimar la demanda formulada per la part agent Sra. Téllez, substituïda processalment pels seus hereus Srs. Castrillo i Villegas, Villegas, Vendrell, Roda i Salas, condemnant al defenent Sr. Cañete a retirar a les seves costes els abocaments de terres realitzats en la parcel·la propietat de la part agent, imposant-li la totalitat de les costes judicials, incloent-hi els honoraris d'advocat i procurador de la part agent a acreditar en període d'execució de sentència.
IV.- Contra aquesta sentència la representació processal del defenent Sr. Cañete va interposar recurs d'apel·lació. Al·lega, en primer lloc, la excepció de prescripció de l'acció, ja que l'abocament de terres es produí al mes d'abril de 1997, i que és des d'aquesta data quan s'ha de computar el termini de prescripció, per la qual cosa quan el dia 30 de novembre de 1998 es va interposar querella per aquests fets, l'acció civil ja estava prescrita. I, en el cas de que el termini per a la prescripció es computés a partir de la data en què el perjudicat prengué coneixement del dany també s'hauria de considerar prescrita l'acció, ja que el Sr. Castrillo tenia coneixement dels abocaments no des de la primavera de 1998 sinó de molt abans, ja que en la confessió en judici manifestà que quan es desplaçà a Incles a la primavera de 1998 "feia temps que havia apreciat que en la finca propietat de la seva mare Sra. Téllez contigua a aquella de Casa P. .... hi havia terra de desmunt i aquesta havia estat abocada a dita finca per part de ORG_0 a instància del Sr. Cañete segons li digué el propi Sr. Talavera de viva veu ", i assenyala la part recurrent que l'expressió "feia temps" no es pot referir a dies sinó a mesos, i a diversos mesos. I el Sr. Talavera va declarar en la causa penal que una vegada fets els abocaments, "uns sis o set mesos després aproximadament, el seu amic Castrillo, fill de la querellant, Téllez, li trucà demanant-li qui l'havia autoritzat a abocar la terra ans esmentada". De tot això es pot concloure, en opinió de la part apel·lant, que el Sr. Castrillo ja va tenir coneixement dels abocaments abans del 30 de novembre de 1997, temps que es correspon a uns sis o set mesos després del mes d'abril de 1997, havent doncs transcorregut el termini d'un any quan s'interposà la querella criminal el dia 30 de novembre de 1998. En tot cas, la part apel·lant invoca que el principi "in dubio pro reo" ha d'afavorir al defenent i no a la part demandant.
De manera subsidiària, pel cas de que no s'apreciés la prescripció, en el recurs s'al·lega la inexistència de responsabilitat civil extra contractual perquè els abocaments es realitzaren amb autorització de la propietat, encara que verbal i no escrita, perquè els abocaments foren efectuats amb bona fe i avís al Sr. Castrillo de les conseqüències negatives que suposaria pel seu terreny la modificació en alçada del terreny veí de Casa P. després dels abocaments, i que la sola condició que posà el Sr. Castrillo fou que ell no volia cap molèstia ni cap despesa i que el sotasignat demanés els corresponents permisos. El Sr. Talavera té dit que havia parlat i obtingut l'autorització del Sr. Castrillo al qual també li feia un desmunt d'un terreny en aquell moment. D'altra banda, i tot i reconeixent que no és un requisit necessari de la responsabilitat per culpa Aquiliana, la part apel·lant al·lega que no obtingué cap benefici directe dels abocaments i, finalment, que els abocaments no van produir cap dany al terreny de la part demandant perquè la producció d'un dany sí és requisit necessari per a l'existència de responsabilitat civil extra contractual. Al contrari, afirma la part apel·lant que els abocaments suposaren la millora del terreny de la part agent. Finalment, en el recurs es reprodueix la al·legació de que són aplicables les normes de l'edificació en terreny aliè feta de bona fe, de l'accessió de moble a immoble i de l'Usatge Si quis in alieno
V.- La representació processal dels agents Srs. Castrillo i Villegas, Villegas, Vendrell, Roda, Salas i Arcos, s'oposà al recurs al·legant que el fet que l'abocament de terres no es produís l'any 1998 sinó més d'un any abans, abril de 1997, no està en absolut provat i, en tot cas, com sigui que pel còmput del termini de la prescripció no s'ha de tenir en compte la data de realització del dany sinó la data en què el perjudicat tingué coneixement del dany, dels autes resulta provat que el Sr. Castrillo va tenir coneixement dels abocaments amb ocasió de la visita que realitzà als terrenys el mes de juny de 1998, i la presentació de la querella fou en data 30 de novembre de 1998 no havent, doncs, transcorregut el termini d'un any. D'altra banda la part agent, en el seu escrit de contestació al recurs, al·lega també que en tot cas els abocaments es varen fer sense autorització de la propietària del terreny on s'abocaren les terres, que l'abocament ha suposat un real perjudici per la finca de la part agent perquè l'ha malmesa per l'ús agrícola, amb la qual cosa queda acreditat un perjudici concret que dóna dret a percebre una indemnització, tot i que la condemna principal és la d'obligar a la part defenent a retirar, a la seva costa, les terres abocades. Y, finalment, rebutja la invocació de l'accessió i de l'aplicació del Usatge Si quis in alieno assenyalant que la cita d'aquest Usatge per la part defenent no ha anat acompanyada de cap al·legació. Acabà el seu escrit de contestació al recurs demanant la desestimació íntegra del recurs d'apel·lació amb la imposició de les costes del recurs a la part apel·lant, inclosos els honoraris derivats de la intervenció d'advocat i procurador.
FONAMENTS DE DRET
I.- La part apel·lant torna a reproduir en l'escrit del recurs els mateixos arguments que ja esgrimí en la contestació a la demanda, la prescripció de l'acció doncs l'abocament de terres no es produí a mitjans o a l'estiu de l'any 1998 sinó més d'un any abans, abril de 1997, i és des d'aquest mes d'abril de 1997 que s'ha de comptar el termini de prescripció d'un any, per la qual cosa l'acció ja hauria prescrit el dia en que s'interposà la querella criminal, el 30 de novembre de 1998. Al·lega la Jurisprudència que assenyala que "la prescripció comença a córrer des de que l'acció neix" (Sentència de 10 de juliol de 1997 del Tribunal Superior - Sala Civil -) i que en les accions extra contractuals l'acció neix des del moment de produir- se el dany o la lesió, amb cita de la sentència del Tribunal Superior de data 13 de novembre de 2003 que establí que el termini s'havia de comptabilitzar a partir de la producció del sinistre. Subsidiàriament, i encara que el termini de prescripció es computés a partir de la data en què el perjudicat tingué coneixement del dany també s'hauria de considerar prescrita l'acció, ja que el Sr. Castrillo tenia coneixement dels abocaments no des de la primavera de 1998 sinó de molt abans, ja que en la confessió en judici manifestà que quan es desplaçà a Incles a la primavera de 1998 "feia temps que havia apreciat que en la finca propietat de la seva mare Téllez contigua a aquella de Casa P. .... hi havia terra de desmunt i aquesta havia estat abocada a dita finca per part de ORG_0 a instància del Sr. Cañete segons li digué el propi Sr. Talavera de viva veu ", i assenyala la part recurrent que l'expressió "feia temps" no es pot referir a dies sinó a mesos, i a diversos mesos. I el Sr. Talavera va declarar en la causa penal que una vegada fets els abocaments, "uns sis o set mesos després aproximadament, el seu amic Castrillo, fill de la querellant, Téllez, li trucà demanant-li qui l'havia autoritzat a abocar la terra ans esmentada". De tot això es pot concloure, en opinió de la part apel·lant, que el Sr. Castrillo ja va tenir coneixement dels abocaments abans del 30 de novembre de 1997, temps que es correspon a uns sis o set mesos després del mes d'abril de 1997, havent doncs transcorregut el termini d'un any quan s'interposà la querella criminal el dia 30 de novembre de 1998. En tot cas, la part apel·lant invoca que el principi "in dubio pro reo" ha d'afavorir al defenent i no a la part demandant.
De manera subsidiària, pel cas de que no s'apreciés la prescripció, en el recurs s'al·lega la inexistència de responsabilitat civil extra contractual perquè els abocaments es realitzaren amb autorització de la propietat, encara que verbal i no escrita, perquè els abocaments foren efectuats amb bona fe i avís al Sr. Castrillo de les conseqüències negatives que suposaria pel seu terreny la modificació en alçada del terreny veí de Casa P. després dels abocaments, i que la sola condició que posà el Sr. Castrillo fou que ell no volia cap molèstia ni cap despesa i que el sotasignat demanés els corresponents permisos. El Sr. Talavera té dit que havia parlat i obtingut l'autorització del Sr. Castrillo al qual també li feia un desmunt d'un terreny en aquell moment. D'altra banda, i tot i reconeixent que no és un requisit necessari de la responsabilitat per culpa Aquiliana, la part apel·lant al·lega que no obtingué cap benefici directe dels abocaments i, finalment, que els abocaments no van produir cap dany al terreny de la part demandant perquè la producció d'un dany sí és requisit necessari per a l'existència de responsabilitat civil extra contractual. Al contrari, afirma la part apel·lant que els abocaments suposaren la millora del terreny de la part agent. Finalment, en el recurs es reprodueix la al·legació de que són aplicables les normes de l'edificació en terreny aliè feta de bona fe, de l'accessió de moble a immoble i de l'Usatge Si quis in alieno
II.- Hi ha dues qüestions que no són discutides, que són que l'acció per exigir la responsabilitat civil nascuda de culpa extra contractual o aquilina és prescriptible i que el termini de la prescripció és el d'un any, com de forma reiterada ha assenyalat aquesta Sala en base a la disposició que es troba en el Codi 9,35,5, les accions que es deriven de la llei Aquília, prescriuen a l'any (sentències de 29 d'abril i 22 de juliol de 1999, 30 de novembre de 2000 i 28 de juny de 2001). I s'ha complert l'exigència del principi dispositiu o d'iniciativa de les parts (sentències de la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia de 22 de gener de 1998, 13 d'abril i 13 d'octubre de 2000 i 13 d'octubre de 2001). Cal, doncs, determinar quin és el dies a quo per al còmput del termini de la prescripció, data de la producció del dany o bé la data en què el perjudicat tingué coneixement de la producció del dany.
Hem de concloure, com ha fet l'Hble. Tribunal de Batlles, que l'acció neix quan el perjudicat té notícia de la producció del fet causant del perjudici, doncs així ho té declarat aquest Tribunal Superior de Justícia en la sentència 049/04 dient que "el dia inicial (dies a quo) del termini de prescripció es determina en el moment en el qual l'acció es va poder exercitar i, en aquest cas, s'ha d'optar per una determinació subjectiva del còmput, entesa la mateixa com el moment en el qual es va conèixer l'existència del dany per la part perjudicada. I aquesta fita temporal que marca l'inici del termini en ocasions pot coincidir amb la data de l'accident de circulació i en altres no". I també, en el mateix sentit, la sentència d'aquest Tribunal Superior de Justícia 149/04, de 20 de gener de 2005, en que es diu que "pel que fa al dies a quo del còmput en els supòsits en els quals s'ha dictat una sentència penal absolutòria, s'ha d'entendre que el dia inicial resta fixat no en el moment en el qual la sentència es dicta, sinó quan les parts han pogut tenir coneixement de la resolució judicial. Per tant, quant la resolució judicial es notifica a les parts interessades i poden així conèixer el contingut de la resolució i exercitar, si ho consideren adient, l'acció civil".
En el cas d'autes convé, doncs, determinar en quin moment el perjudicat tingué coneixement dels abocaments i, en conseqüència, pogué exercitar l'acció civil en reclamació dels danys ocasionats.
III.- La sentència apel·lada entén que el dia inicial pel còmput del termini de la prescripció es quan el perjudicat prengué coneixement del dany causat per la adversa a la seva propietat, i no a partir del moment en què tingué lloc la conducta a sancionar, i considera l'Hble. Tribunal de Batlles que dit moment fou durant la primavera de l'any 1998, i davant de la imprecisió de la data, l'Hble. Tribunal de Batlles fixa el primer dia de la primavera, el dia 20 de març de 1998, com a dia inicial pel còmput, amb interrupció d'aquest per motiu de la interposició de la querella criminal que interessà la demandant contra el defenent el dia 30 de novembre d'aquell mateix any 1998, i tornant a operar el còmput del temps íntegre de la prescripció a partir del dia 22 de setembre de 2000 que és quan fou notificat al lletrat de la Sra. Téllez l'aute pel que s'acordà tenir-la per desistida en el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de sobreseïment definitiu dictat pel Tribunal de Corts, fins el dia 23 de març de 2001 en que es formulà la demanda amb la petició de citació a judici del defenent Sr. Cañete.. I ni del 20 de març al 30 de novembre de 1998, ni del 22 de setembre de 2000 al 23 de març de 2001, transcorregué el termini d'un any de prescripció de l'acció per exigir responsabilitat civil extra contractual
Consta en autes un pressupost elaborat per "T.P.A. SA" en data 19 de juny de 1996 d'excavació de terres de la parcel·la i de transport a 1'abocador, i tractant-se d'un pressupost és, òbviament, anterior a la realització dels abocaments, per la qual cosa aquest document és irrellevant als efectes que ara interessen. Consta també en autes una factura de data 22 d'abril de 1997, respecte de la qual hi ha lloc a considerar raonablement que és posterior als abocaments i, doncs, que en aquesta data els abocaments ja havien estat realitzats en la seva totalitat. Es pot dir que es discutible el valor probatori de la data de la factura, per tractar-se d'un document privat, però en declaració a la Batllia efectuada pel Sr. Talavera el dia 20 de gener de 1999, en el marc del procediment penal incoat arran de la querella formulada per la representació processal de la Sra. Téllez, el Sr. Armengol manifestà que el Sr. Castrillo el trucà, uns sis o set mesos després d'haver fet els abocaments, demanant-li qui l'havia autoritzat per fer els abocaments, y que aquell mateix dia ell (referint- se al declarant Sr. ENTITY_12) li envià un fax. Aquest fax consta en autes i té data 20 de novembre de 1998, data aquesta que coincideix amb la seva manifestació de que havien transcorregut sis o set mesos des dels abocaments, i que dona versemblança a la data d'expedició de la factura. Podem, doncs, tenir per acreditat que els abocaments s'efectuaren abans del 22 d'abril de 1997.
Però, no és aquesta la data que interessa als efectes de determinar el dies a quo sinó, com ja s'ha raonat, la data en que el perjudicat tingué coneixement dels abocaments i, per tant, podia exercir l'acció civil en reclamació dels danys ocasionats.
El defenent Sr. Cañete en la seva declaració a la Batllia en data 11 de desembre de 1998, en el marc del procediment penal, manifestà que abans de fer els abocaments va parlar amb el fill de la Sra. Téllez, el Sr. Castrillo, vàries vegades, el qual acceptà verbalment que s'aboqués terres en la finca "Prat de la Borda" per tal d'anivellar i millorar el terreny. Però aquesta conversa ha estat absolutament negada pel Sr. Castrillo, en la seva declaració feta el dia 16 de febrer de 1999 a la Batllia, en el marc del procediment penal, en la que afirmà que la primera vegada que s'adonà que s'havia abocat terra fou el mes de juny de l'any 1998. I la versió del Sr. Castrillo té l'aval de la declaració del Sr. Talavera qui, en la seva declaració també a la Batllia el dia 8 de juny de 1999, manifestà que el Sr. Cañete no li va dir verbalment que havia obtingut permís del Sr. Castrillo per a realitzar els abocaments. Per tant, no podem considerar acreditat que el Sr. Cañete hagués parlat vàries vegades amb el Sr. Castrillo abans de fer els abocaments i que aquest acceptés verbalment que s'aboquessin les terres en la finca propietat de la seva mare la Sra. Téllez ni, en definitiva, que el Sr. Castrillo tingués, ni tant sols, coneixement previ dels abocaments.
Com ja s'ha fet constar, el Sr. Castrillo afirmà en la seva declaració efectuada a la Batllia, en el marc del procediment penal, que la primera vegada que s'adonà que s'havia abocat terra fou el mes de juny de l'any 1998. Ara bé, en el procediment de proves, al respondre el Sr. Castrillo a la tercera pregunta, digui ser cert que "durant la primavera de 1998 vostè es desplaçà amb el Sr. Talavera a Incles (Canillo) per ensenyar-li els terrenys dels quals la família C.S. n'era propietària en aquella zona", va respondre que era cert, i a la cinquena pregunta, de si era cert que "les finques que la seva mare vengué al Sr. Talavera estan situades al costat o tocant amb la Borda i el Prat de la Borda de casa P. havent comprovat vostè l'estat d'aquestes finques quan es desplaçà als llocs amb el Sr. Talavera", va contestar "que és cert, fent menció que feia temps que havia apreciat que en la finca propietat de la seva mare Sra. Téllez contigua a aquella de Casa P. i que 1'esmentada adquirí a 1'avui difunt Sr. A.F.D., que era el sogre del defenent Sr. Cañete, hi havia terra de desmunt i aquesta havia estat abocada a dita finca per part de ORG_0 a instància del Sr. Cañete segons li digué el propi Sr. Talavera de viva veu". És a dir, que el Sr. Castrillo va tenir coneixement dels abocaments un temps abans de la visita que durant la primavera de 1998 feu a Incles en companyia del Sr. Talavera per ensenyar-li els terrenys dels quals la família C.S. n'era propietària en aquella zona. El coneixement, doncs, és anterior al mes de juny de 1998, àdhuc a la primavera d'aquest mateix any però no podem fixar una data de manera certa. La sentència apel·lada, de manera encertada, raona que l'afirmació del Sr. Castrillo de que ja feia temps que havia apreciat que en la finca d'autes hi havia terra de desmunt que havia estat abocada per part de "T.P.A., SA." a instància del Sr. Cañete "no pot conduir-nos ineluctiblement a dir que dit coneixement era anterior a l'hivern d'aquell any -és a dir al desembre de 1997-, sinó que en ser més aviat imprecisa", i per tant conclou, de manera que també considerem encertada, que si la visita fou a la primavera aquest "des de feia un temps" no hem de situar-lo abans de la primavera sinó a partir del primer dia de la primavera, el dia 20 de març de 1998. Contràriament al que al·lega la part apel·lant de que s'ha d'aplicar el principi de in dubio pro reo, aquest Tribunal considera que la data en que ha de fixar-se el dies a quo per al còmput del termini de la prescripció ha de quedar plenament acreditada, no sent possible presumir una data que afavoreixi l'aplicació de l'excepció de la prescripció doncs hem de recordar que és reiterada la jurisprudència en el sentit de que la prescripció ha de ser aplicada amb cautela i de forma restrictiva (sentència núm. 11/05 del Tribunal Superior de Justícia Sala Civil, de data 20 de gener de 2005).
Per tot el que s'ha exposat, no poden tenir per plenament provat que el perjudicat tingués coneixement dels abocaments en data anterior al 30 de novembre de l'any 1997 i, en conseqüència, l'acció civil per reclamar el danys ocasionats no hauria prescrit quan en data 30 de novembre de 1998 s'interposà querella criminal en contra del Sr. Cañete, actuació processal que interrompia la prescripció. Procedeix, en conseqüència, desestimar el motiu del recurs referit a la prescripció de l'acció
IV.- La part apel·lant al·lega, amb caràcter subsidiari pel cas de que no s'apreciés la prescripció, la no existència de responsabilitat civil extra contractual perquè els abocaments es realitzaren amb autorització de la propietat, perquè el defenent Sr. Cañete no obtingué cap benefici directe dels abocaments i, finalment, perquè els abocaments no van produir cap dany al terreny de la part demandant quan la producció d'un dany sí és requisit necessari per a l'existència de responsabilitat civil extra contractual.
La sentència apel·lada considera que en cap cas s'ha demostrat que el defenent Sr. Cañete obtingués 1'autorització de la propietat, conclusió que aquest Tribunal ha de compartir plenament. Tot i que, com ja s'ha exposat més amunt, el defenent Sr. Cañete en la seva declaració a la Batllia en data 11 de desembre de 1998, en el marc del procediment penal, manifestà que abans de fer els abocaments va parlar amb el fill de la Sra. Téllez, el Sr. Castrillo, vàries vegades, el qual acceptà verbalment que s'aboqués terres, i que l'autorització fou verbal, i que Sr. Talavera va parlar posteriorment amb el Sr. Castrillo dels abocaments, i que si no hagués obtingut el consentiment del Sr. Castrillo no hagués fet els abocaments, el Tribunal no considera provat que hi hagués autorització, ni expressa ni tàcita, del titular de la finca on es feren els abocaments. L'existència de l'autorització no sols ha estat sempre negada pel Sr. Castrillo sinó que la versió del defenent Sr. Cañete tampoc ve avalada pel Sr. Talavera doncs aquest, en la seva declaració feta també a la Batllia el dia 20 de gener del 1999, manifestà que abans dels abocaments ell no parlà amb el Sr. Castrillo, i que aquest li trucà, uns sis o set mesos després, demanant-li qui l'havia autoritzat per fer els abocaments, y que aquell mateix dia ell (referint-se al declarant Sr. ENTITY_12) li envià un fax. Sobre l'existència de la autorització hi ha la sola manifestació del defenent, no avalada per cap altra prova, per la qual cosa no ha de merèixer cap credibilitat.
Pel que fa a la negació dels danys, és cert que l'existència d'un dany és un dels requisits de la culpa Aquiliana, i en el cas d'autes aquest requisit hem de considerar-lo abastament acreditat, malgrat el que es diu en el informe de l'arquitecte Sr. Ropero, que fou l'autor del projecte d'acondicionament del "Prat Gran de la borda de Casa P." d'Incles, a demanda del defenent Sr. Cañete, doncs també consta en autes una pericial, practicada per l'enginyer agrònom Sr. Azorin, emesa en data 16 de gener de 2004, que conclou que "l'abocament de terres no ha representat cap millora de la finca propietat de la Sra. Téllez, sinó que, contràriament, ha representat un perjudici des del punt de vista de l'aprofitament agrícola, com per altres usos alternatius".
El fet que, com s'al·lega en l'escrit del recurs, la part defenent no tragués cap benefici dels abocaments, tot i en la negada hipòtesi de que fos cert, és absolutament irrellevant doncs el benefici pel causant del dany no és requisit de la culpa Aquiliana.
Finalment, també al·lega la part defenent en el seu recurs que, contràriament, al que s'argumenta en la sentència, s'ha d'entendre que en el present cas són d'aplicació les regles de edificació en terreny aliè feta de bona fe, la teoria de l'accessió de moble a immoble i l'Usatge Si quis in alieno.
La sentència apel·lada tampoc ha considerat que el cas d'autes pugui ser un supòsit d'edificació en terreny aliè, amb l'argument de que els abocaments de terres no poden equiparar-se ni qualificar-se d'edificació, interpretació que entenem plenament ajustada a Dret, com ho és el que la sentència apel·lada rebutji també l'aplicació de la doctrina de l'accessió de moble a immoble, recordant que les terres no són cap moble. L'accessió de mobles a immobles admet els supòsits de la plantació, la sembra i la edificació, i cap d'aquests és el d'autes.
I, pel que fa a l'al·legació de l'Usatge "Si quis in alieno", hem de convenir amb la part agent que la part apel·lant s'ha limitat a al·legar aquest Usatge, sense acreditar els supòsits que el fan aplicable ni els efectes que es pretenen de la seva aplicació, per la qual cosa no hi ha lloc a considerar-lo.
Per tot el que s'ha exposat, procedeix la desestimació del recurs i la plena confirmació de la sentència apel·lada.
V- Com sigui que el recurs ha estat refusat en la seva totalitat, s'han de imposar a la part apel·lant les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
Desestimar el recurs interposat pel la representació processal de la part defenent Sr. Cañete contra la sentència de data 9 de novembre de 2005 dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles, Secció Civil, i confirmar íntegrament la seva part decisòria. I imposar a la part recurrent les costes processals d'aquesta instància.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-