ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.0accc5c9 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° TSJ 0000013/2023·3 avril 2024·Rejet du pourvoi
STSJAD ANDORRA, a 03 d'abril del 2024 - ROJ: STSJAD 239/2024
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleTSJ 0000013/2023
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2024:239) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par rejet et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 03 d'abril del 2024 - ROJ: STSJAD 239/2024).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 03 avril 2024 (n° TSJ 0000013/2023) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 239/2024 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Ple, 3 avril 2024)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 239/2024, ECLI:AD:TSJADAD:2024:239, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Ple, recours n° TSJ 0000013/2023, sentence n° 000001/2024 (Lire sur source officielle)
Note de source : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
La société E, Pera, recourante, a déposé le 5 novembre 2021 une querelle pénale (querella criminal) contre plusieurs personnes pour des faits présumés de frustration de procédures d'exécution, de banqueroute délictueuse et d'administration déloyale. Elle a exercé simultanément l'action pénale et l'action civile en responsabilité, et a dirigé cette dernière contre deux sociétés en qualité de responsables civils.
La procédure a connu les étapes suivantes :
28 décembre 2021 : le juge désigné (Section d'instruction 4) s'est déclaré incompétent et a transmis le dossier à la Présidence afin qu'il soit attribué à la section spécialisée compétente.
15 mars 2022 : le juge de la Section d'instruction spécialisée 1, en qualité de juge de renfort, a admis la querelle à la procédure.
10 juin 2022 : la recourante s'est plainte de l'inactivité du dossier et a demandé un impulsion dans les meilleurs délais.
28 novembre 2022 : une ordonnance (providència) a informé les parties que la Section spécialisée 1 était compétente à compter du 21 octobre 2022.
11 janvier 2023 : la recourante a formé un recours d'amparo devant le Tribunal constitutionnel contre l'inactivité de la juridiction ordinaire, invoquant le droit à une décision motivée en droit et le droit à un procès de durée raisonnable (article 10 de la Constitution).
Par sentence du 17 avril 2023, le Tribunal constitutionnel a estimé le recours. Il a déclaré la violation du droit fondamental à un procès de durée raisonnable, a reconnu à la société le droit à être indemnisée du montant fixé par l'organe compétent, a écarté toute condamnation aux dépens et a ordonné la publication de sa décision au Bulletin officiel de la Principauté.
Devant le Tribunal supérieur de justice, la recourante a réclamé une indemnisation de 1 000 euros et la condamnation aux dépens, y compris les honoraires de son avocat. Le ministère public a conclu à une indemnisation ne dépassant pas 500 euros. Le
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« El Ple del Tribunal Superior de Justícia, format pels Magistrats abans esmentats, ha vist les presents actuacions iniciades per la representació lletrada de la societat ORG_0, amb l'acció en responsabilitat patrimonial de l'Estat per causa de funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en la qual són parts el Ministeri Fiscal i el Govern d'Andorra. »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 03 d'abril del 2024 - ROJ: STSJAD 239/2024 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
✦ ⁂ ✦
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Yves Picod, el qual expressa el parer del Tribunal. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 03 avril 2024 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (TSJ 0000013/2023) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
Sr. Jaume Tor Porta
Sra. Alexandra Cornella Sola
TSJ 0000013/2023
OBJECTE: Funcionament anormal de l'Administració de justícia. Vulneració al dret fonamental a un judici de durada raonable Dret a indemnització
SENTÈNCIA 000001/2024
Andorra la Vella, a 3 d'abril del 2024.
El Ple del Tribunal Superior de Justícia, format pels Magistrats abans esmentats, ha vist les presents actuacions iniciades per la representació lletrada de la societat ORG_0, amb l'acció en responsabilitat patrimonial de l'Estat per causa de funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en la qual són parts el Ministeri Fiscal i el Govern d'Andorra.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Yves Picod, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- El 5 de novembre del 2021, la societat E, Pera va presentar una querella criminal contra diverses persones per la comissió d'uns presumptes delictes de frustració de procediments executius de cobrament, de fallida delictiva i d'administració deslleial, amb exercici conjunt de l'acció penal i de l'acció de responsabilitat civil derivada del delicte, i contra dues societats, en concepte de responsables civils.
El 28 de desembre del 2021, la batlle designada (Secció d'Instrucció 4) va inhibir-se del coneixement de la causa per manca de competència i va remetre el procediment a la Presidència per tal que s'atribuís la causa a la Secció Especialitzada corresponent.
El 15 de març del 2022, la batlle de la Secció d'Instrucció Especialitzada 1 de la Batllia, com a batlle de reforç, va admetre a tràmit la querella esmentada.
El 10 de juny del 2022, la representació processal de la societat E, Pera va presentar un escrit en què es queixava de la inactivitat en aquestes actuacions i demanava un impuls dins el termini més breu possible.
El 28 de novembre del 2022, la Secció d'Instrucció Especialitzada 1 de la Batllia va dictar una providència mitjançant la qual s'informava a les parts que aquesta Secció es veia atribuïda la competència per conèixer d'aquesta causa a partir del 21 d'octubre del 2022.
L'11 de gener del 2023, la representació processal de la societat E, Pera va interposar un recurs d'empara contra la inactivitat de la jurisdicció ordinària en relació amb les Diligències Prèvies 800002/2022 que derivaria en una presumpta vulneració del dret a un procés degut, en els seus vessants dels drets a obtenir una decisió fonamentada en Dret i a un judici de durada raonable, reconeguts a l'article 10 de la Constitució.
2.- En la seva sentència del 17 d'abril del 2023, el Tribunal Constitucional decideix:
"1. Estimar el recurs d'empara 2023-1-RE interposat per la representació processal de la societat E, Pera contra la inactivitat de la jurisdicció ordinària en relació amb les Diligències Prèvies 800002/2022.
Declarar que s'ha vulnerat el seu dret fonamental a un judici de durada raonable, reconegut a l'article 10 de la Constitució.
Declarar que la societat recurrent te dret a ser indemnitzada en la quantitat que assenyali l'òrgan competent al respecte.
Declarar que no es procedent efectuar cap pronunciament en matèria de costes.
Publicar aquesta sentència, d'acord amb allò que disposa V article 5 de la Llei qualificada del Tribunal Constitucional, al Butlletí Oficial del Principat d'Andorra."
3.- La part recurrent subratlla la inactivitat de la Batllia durant el període de temps d'un any de paralització del procediment penal.
Sol·licita la indemnització reconeguda pel Tribunal Constitucional, en l'import de 1000 euros i que s'imposin les costes processals incloent les de l'advocat intervinent
4.- El Ministeri Fiscal estableix una indemnització no superior a 500 EUR.
5.- Sosté la representació processal del Govern d'Andorra que escau únicament indemnitzar a aquesta part per import de 500 EUR el temps de dilació, menor a un any.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La vulneració de l'article 10.2 de la Constitució dona dret a la persona perjudicada a indemnització, segons jurisprudència del TC i la seva pròpia resolució en el seu decideix. En el cas d'autes, ningú discuteix el mal funcionament de la justícia consistint en un retràs anormal. La discussió porta únicament en la durada del retràs i la indemnització del perjudici moral.
Segon.- EL Tribunal Constitucional constata que objectivament des de l'admissió a tràmit de la querella el 15 de març del 2022 i la posterior compareixença d'un dels querellats l'11 de maig del mateix any no s'ha efectuat cap actuació fins el recurs d'empara de l'11 de gener del 2023. Si traslladem el temps ocorregut des de la interposició de la querella en data de novembre del 2021, arribem a més d'un any amb un activitat molt reduïda.
Tercer.- El Ministeri Fiscal no s'oposa a l'estimació parcial de la demanda formulada per la representació processal de la Sra. S pels patiments soferts, fixant una indemnització a favor d'aquesta en concepte de dany moral que no hauria de superar els 500 euros.
Es tracta d'un retràs mínim però que és suficient per provocar un dany moral durant quasi un any el què justifica donar lloc a la demanda.
Però en aplicació de la jurisprudència del TSJ, convé indemnitzar el retràs de més o menys d'un any en la quantitat de 1.000 euros.
Quart .- L'article 8.1 de la Llei del Procediment Contenciós Administratiu, que resulta aplicable segons l'article 25 de la Llei Transitòria de procediments judicials, disposa que, per regla general, cada part es fa càrrec de les costes processals causades a la seva instància, i es reparteixen les comunes. Això no obstant, el tribunal pot imposar les costes del procés a una de les parts, si aprecia que ha sostingut la seva acció o ha interposat el recurs amb temeritat o mala fe.
Aquest tribunal ha establert una doctrina consolidada sobre la vulneració del dret a un procés de durada raonable i sobre les quanties que procedeixen per indemnitzar el perjudici moral derivat de l'existència de demores injustificades.
En el supòsit que ara s'examina, l'existència d'una vulneració de l'article 10 de la Constitució ja va ser establerta pel Tribunal Constitucional i la quantia reclamada per l'agent s'ajusta als paràmetres establerts per aquest Tribunal, de manera que la demanda ha estat estimada íntegrament.
En conseqüència, s'ha de considerar que l'oposició de la demandada és temerària als efectes processals, el que justifica la imposició al Govern de les costes causades, amb el límit de la quantitat de 1.000 EUR, d'acord amb el què disposa l'article 8.2 de la referida Llei del Procediment Contenciós Administratiu.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del Poble andorrà,
DECIDEIX
1.- -Declarar que s'ha vulnerat el dret a un durada raonable del procés de la societat ORG_0,
2.- Indemnitzar a la societat ORG_0, amb la suma de mil (1.000 EUR).
3r.- Imposar al Govern el pagament de les costes processals, amb el límit de la quantitat de 1.000 EUR.
4.- Notificar aquesta sentència a les parts interessades, fent-los-hi avinent que és ferma i definitiva.
Així per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-