ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.3e64952c · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
93/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 93/028·14 avril 1994·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 14 d'abril del 1994 - ROJ: STSJAD 31/1994
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle93/028
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:1994:31) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 14 d'abril del 1994 - ROJ: STSJAD 31/1994).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 14 avril 1994 (n° 93/028) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 31/1994 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 14 avril 1994)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 31/1994, ECLI:AD:TSJADAD:1994:31 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, recours n° 93/028) (Lire sur source officielle)
Note préliminaire : la référence canonique indiquée dans les métadonnées de transmission (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue en tête de fiche est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Par décision du 9 décembre 1992, confirmée le 27 janvier 1993, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) avait accordé à Mme Giner une pension d'invalidité-maladie. La requérante contesta cette décision devant le Jutjat Administratiu i Fiscal, qui, par sentence du 9 septembre 1993, rejeta sa demande et déclara la décision de la CASS « ajustada a dret i conforme als fins que legitimen l'activitat administrativa ».
Par ordonnance (Providència) du 21 septembre 1993, le président du Tribunal administratif et fiscal reconnut à Mme Giner la situation légale de pauvreté et sollicita la désignation d'un avocat d'office. Cette ordonnance prévoyait la suspension du délai d'appel ; une diligence du 23 septembre 1993 fixa un nouveau terme au 6 octobre 1993. La requérante forma appel le 4 octobre 1993.
Devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia, la CASS soutint, d'une part, que l'appel était tardif et, d'autre part, que Mme Giner ne remplissait pas la condition de réduction de la capacité de travail d'au moins deux tiers. La requérante faisait valoir que son affection pathologique la rendait incapable de travailler, qu'elle ne pouvait exercer d'autre activité que celle de couturière et qu'elle sollicitait l'attribution d'un groupe II, subsidiairement d'un groupe I, de pension d'invalidité-maladie. Elle produisait à l'appui un rapport du Dr Catalá du 18 février 1993.
La juridiction d'appel était ainsi saisie de la recevabilité de l'appel et du bien-fondé de la prétention indemnitaire, le tout dans le cadre du contentieux administratif de la sécurité sociale.
Question de droit
Deux questions se posaient à la Sala Administrativa :
Une question de recevabilité : l'appel formé le 4 octobre 1993 était-il recevable au regard des délais, compte tenu de la suspension du délai ordonnée le 21 septembre 1993 et du nouveau terme fixé par la diligence du 23 septembre 1993 ?
Une question de fond : la requérante remplissait-elle la condition d'octroi d'une pension d'invalidité résultant d'une maladie, telle que définie par l'article 1 du Règlement n° 18, à savoir une « diminution de la capacité de travail d'au moins 2/3 » ? Cette question impliquait de déterminer les critères d'appréciation de cette diminution.
Solution et dispositif
Sur la recevabilité. Le tribunal retient que l'appel est admissible. Il relève que le nouveau délai fixé par la diligence du 23 septembre 1993 expirait le 6 octobre 1993, de sorte que l'appel formé le 4 octobre 1993 respectait ce terme. Le moyen de la CASS est donc écarté.
Sur le fond. Le tribunal rappelle le texte applicable :
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (93/028) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- Per una resolució de data de 9 de desembre de 1992, confirmada el 27 de gener de 1993, la CASS va acordar una pensió d'invalidesa-malaltia a la Sra. Giner.
2.- La Sra. Giner va contestar aquesta decisió davant el Jutjat. Per a l'exposició dels fets, ens referirem a la sentència del Jutjat de data de 9 de setembre de 1993.
La Sra. Giner al.legava en resum: la seva afecció patològica es tradueix en una incapacitat a treballar donant-li dret a percebre una pensió d'invalidesa resultant de malaltia corresponent al Grup II, subsidiàriament al Grup I, adjuntant a l'efecte l'informe emès pel Dr. Catalá de data de 18 de febrer de 1993.
3.- En la seva sentència de 9 de setembre de 1993, el Jutjat va desestimar "la demanda interposada per la Sra. Giner en data 1 de març de 1993, inscrita en el Registre de protocol amb el núm. 93.028" (Primer) i declara "ajustada a dret i conforme als fins que legitimen l'activitat administrativa, la decisió de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL, de data de 9 de desembre de 1992, confirmada el 27 de gener de 1993".
4.- Per Providència de data 21 de setembre de 1993, el President del Tribunal Administratiu i Fiscal va declarar la Sra. Giner en "situació legal de pobresa" i va demanar al Col.legi d'Advocats la designació d'un advocat d'ofici perquè la defensi i representi.
En la mateixa resolució, estava prevista la suspensió del termini d'apel.lació. Una Diligència de 23 de setembre de 1993 va fixar un nou termini que s'acabava el dia 6 d'octubre de 1993.
5.- La Sra. Giner va presentar un recurs d'apel.lació el dia 4 d'octubre de 1993.
Manté en resum:
Tenint en compte la seva formació, no pot efectuar cap altre treball que aquest de cosidora i demana doncs l'atorgament d'un grup II, o subsidiàriament d'un grup I d'invalidesa-malaltia.
6.- En la seva memòria, la CASS estima, en resum:
el recurs d'apel.lació no va ser presentat en els terminis legals;
la Sra. Giner no té dret a una pensió d'invalidesa malaltia, ja que ella no té una disminució de la capacitat de treball d'almenys 2/3.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- Competència:
La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, de conformitat a allò que estableix l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Admissió del recurs d'apel.lació:
El recurs d'apel.lació presentat per la Sra. Giner, és admissible. En efecte, el recurs es va presentar a la Secretaria del Tribunal Administratiu i Fiscal el dia 4 d'octubre de 1993, ja que el nou termini del recurs fixat per la Diligència de 23 de setembre de 1993, s'acabava el dia 6 d'octubre de 1993.
Tercer.- Sobre el fons:
Segons l'article 1 del Reglament núm. 18: "La pensió invalidesa que resulti d'una malaltia en el sentit de l'article 28 del Reglament Tècnic es pagarà a l'assegurat que sofreix una disminució de la capacitat de treball d'almenys 2/3.
La situació del malalt es jutjarà tenint en compte l'estat general, l'edat, les facultats físiques i mentals així com les seves aptituds i formació professionals".
Tots els elements enumerats en l'article 18 més amunt esmentat s'han de tenir doncs en compte, però el text no preveu cap jerarquia entre aquests diferents elements. Per tant, l'apreciació de la disminució de la capacitat de treball s'ha d'apreciar en funció de la circumnstància de fet de cada cas.
En el cas particular, resulta dels perits mèdics que la seva incapacitat de treball era del 35% ( peritatge del 15 de juny de 1993), o del 40-50% ( peritatge del 18 de febrer del 1993). Aquests perits mèdics tenen en compte la situació patològica i altra personal del malalt.
En la seva memòria, la Sra. Giner no aporta cap element nou que permeti establir que la seva disminució de la capacitat de treball sobrepassa aquestes taxes.
En conseqüència, la Sra. Giner no compleix les condicions previstes per l'article 1 del Reglament núm. 18, que exigeix una "disminució de la capacitat de treball d'almenys 2/3".
Per tant, en l'estat actual, ha de desestimar-se la pretensió formulada per la demandant.
Decisio
D E C I S I O
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
desestimar el recurs d'apel.lació presentat per la Sra. Giner, de data 4 d'octubre de 1993.
confirmar la Sentència dictada pel Jutjat Administratiu i Fiscal, de data 9 de setembre de 1993, que declara ajustada a dret i conforme als fins que legitimen l'activitat administrativa, la decisió de la CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL, de data 9 de desembre de 1992, confirmada el 27 de gener de 1993.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manen que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
NOTIFICACIO:
La present sentència ha estat notificada a les parts compareixents...........................................