ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.68df863b · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 19/95·19 janvier 1996·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 19 de gener del 1996 - ROJ: STSJAD 34/1996
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle19/95
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:1996:34) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 19 de gener del 1996 - ROJ: STSJAD 34/1996).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 19 janvier 1996 (n° 19/95) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 34/1996 (ECLI:AD:TSJADAD:1996:34)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 34/1996, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 19 janvier 1996 (ECLI:AD:TSJADAD:1996:34) (Lire sur source officielle). La référence fournie à l'origine (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est établie à partir du texte de la décision.
Faits et procédure
Une société bancaire, désignée dans la décision par le sigle ORG_1, avait changé de dénomination commerciale, passant de « Banca R. » à une nouvelle dénomination incluant le même sigle. À la suite de ce changement, la Comú de Sant Julià de Lòria a émis, par la résolution n° 102/94 du 22 avril 1994, une liquidation d'un montant de 8 659 934 pesetas, fondée sur l'article 30 du Reglament fiscal pour 1994.
La banque a saisi la Batllia d'Andorre. Par la sentence n° 95-71 du 19 juillet 1995, celle-ci a rejeté la demande, déclaré la liquidation conforme au droit et validé la position de la Comú. La banque a interjeté appel le 10 octobre 1995. Elle soutenait que la disposition communale appliquée méconnaissait le principe de légalité, en ce que l'article 30 ne mentionnait pas les droits dus en cas de changement de titularité. La Comú a conclu à la confirmation du jugement de première instance. L'audience s'est tenue le 19 décembre 1995.
La Sala Administrativa du Tribunal Superior était saisie en seconde instance. Elle était composée de MM. Albert Andrés Pereira (président), Bernard Plagnet et Lluís Saura Lluvia (magistrat rapporteur).
Question de droit
La question centrale était double. Il s'agissait, d'une part, de déterminer si l'article 30 du Reglament fiscal de 1994 permettait d'imposer le paiement d'un droit à l'occasion du changement de nom d'un établissement bancaire, alors que cette catégorie n'est pas expressément visée par
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Apel.lada: Hble. Comú de Sant Julià Representant: Sra. Jover Advocada: Sra. Elías »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 19 de gener del 1996 - ROJ: STSJAD 34/1996 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
✦ ⁂ ✦
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número AD-019-1/95. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« La present sentència ha estat notificada a les parts compareixents........................................... »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 19 janvier 1996 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (19/95) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Apel.lada: Hble. Comú de Sant Julià Representant: Sra. Jover Advocada: Sra. Elías
COMPOSICIO DEL TRIBUNAL:
A la vila d'Andorra la Vella, el 19 de gener de
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número AD-019-1/95.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat M.I. Sr. LLUIS SAURA LLUVIA, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 19/95 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Batllia d'Andorra, en la sentència núm. 95- 71, de 19 de juliol de 1995, va desestimar la demanda interposada per la representació processal de ORG_1, ORG_0, i va declarar ajustada al dret la liquidació, de 8.659.934 pessetes, pel canvi del nom comercial de ORG_1 al de ORG_1 ORG_0., practicada per l'Hble. Comú de Sant Julià de Lòria mitjançant la resolució núm. 102/94, de 22 d'abril de 1994.
2.- Contra aquesta sentència es va interposar recurs d'apel.lació per l'entitat bancària, que va tenir entrada a la Sala Administrativa del Tribunal Superior el 10 d¡octubre de 1995, demanant la revocació de la sentència i l'anul.lació de la liquidació recorreguda, al.legant que la disposició comunal aplicada en la liquidació és contrària al principi de legalitat.
3.- Admès l'escrit d'apel.lació i feta la designació del magistrat ponent, se'n va donar trasllat a l'Hble. Comú de Sant Julià de Lòria, que el va contestar mitjançant un escrit presentat en aquesta Sala el 24 d'octubre de 1995, en el qual es demanava la confirmació de la sentència de la Batllia.
4.- El dia 19 de desembre de 1995 va tenir lloc la vista oral, en la qual cada part va fer les manifestacions més adients per a la defensa de llurs interessos, i posteriorment van quedar les actuacions vistes per a deliberar i decidir.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, de conformitat a allò que estableix l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Com a conseqüència del canvi del nom comercial "Banca R." per de la persona jurídica "ORG_1 ORG_0.", l'Hble Comú de Sant Julià de Lòria va emetre, mitjançant la resolució núm. 102/94, de 22 d'abril, una liquidació, de 8.659.934 pessetes, en aplicació de l'article 30 del Reglament Fiscal per a 1994 (BOPA núm. 16, de 2 de març de 1994).
L'article esmentat, al referir-se als drets d'obertura i exercici, diu que "Per a comerços, indústries, despatxos, oficines de professions liberals i activitats independents, el permís és d'un import igual al corresponent a una anyada de tributs o repartiment", i afegeix que "Tots els traspassos (canvide nom del titular) es consideren com una nova obertura".
Mentre que la sentència de la Batllia declara ajustada al dret la liquidació per tal com el precepte es refereix a "tots" els traspassos, la part agent considera que la liquidació és contrària al principi de legalitat tributària en la mesura que l'article que el Comú aplica no inclou els drets per canvi de titularitat, i compte tingut que en matèria tributària no són possibles interpretacions analògiques o extensives com la que permet la Disposició final Primera del Reglament, que diu que "A tota tributació no prevista en el Reglament fiscal s'aplicà la tarifa que, per analogia, correspongui a criteri del Comú".
Tercer.- En aquesta segona instància caldrà veure si l'article 30 del Reglament Fiscal permet la confirmació de la sentència o, pel contrari, exigeix revocar-la.
Convé remarcar que la Disposició final Primera més amunt transcrita no pot completar, per via d'integració analògica, el contingut de l'article 30, perquè això seria contrari al principi de seguretat jurídica (article 3.2 de la Constitució) i també perquè l'aplicació analògica del dret pressuposa l'existència d'un buit legal que, com veurem, no existeix en el cas present.
Per això, l'anàlisi de legalitat que és objecte d'aquest recurs no ha de tenir en compte la Disposició final del Reglament Fiscal sinó que ha de circumscriure's exclusivament a l'article 30.
Quart.- Es cert que quan l'article 30 determina l'import dels drets que cal pagar al Comú pel canvi de nom del titular, es refereix només a "comerços, indústries, despatxos, oficines de professions liberals i activitats independents", sense referir-se expressament, per tant, als establiments bancaris.
Però els termes de generalitat en que està redactat el precepte impedeixen excloure de la seva aplicació els establiments bancaris, ja que en ells s'hi desenvolupa una activitat comercial en sentit ampli, d'intermedi en el mercat financer, i són, d'altra banda, despatxos oberts al públic en els qual s'hi presten els serveis propis de l'activitat bancària, per la qual cosa no existeix cap raó per excloure'ls de l'aplicació de l'article esmentat.
Cinquè.- Però si els termes del Reglament Fiscal del Comú de Sant Julià no fossin prou indicatius de la subjecció dels establiments bancaris al pagament que estableix cal recordar que aquell és expressió de la potestat normativa que la Constitució reconeix als Comuns (articles 79.1 i 80.2) i que ha estat desenvolupada per la Llei Qualificada de delimitació de competències dels Comuns, de 4 de novembre de 1993. L'article 9.4 d'aquesta Llei estableix la possibilitat dels comuns d'ordenar el tribut de radicació per l'establiment, entre d'altres, de determinades "oficines, despatxos i administracions", entre les quals cita expressament els "establiments bancaris".
El Reglament comunal de 1994, posterior, per tant a aquesta Llei Qualificada, ha de ser interpretat, en el seu abast subjectiu, d'acord amb el que estableix la Llei en el marc de la qual ha estat dictat, que com s'ha vist, acaba d'eliminar qualsevol dubte que sobre la subjecció dels establiments bancaris al pagament del dret per canvi de titularitat pogués existir, la qual cosa comporta la desestimació del recurs d'apel.lació i la confirmació de la sentència.
Sisè.- No s'aprecien circumstàncies que determinin una especial condemna al pagament de les costes d'aquesta segona instància.
Decisio
D E C I S I O
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix desestimar el recurs d'apel.lació interposat per la representació processal de ORG_1 ORG_0. contra la sentència núm. 95-71, de 19 de juliol de 1995, dictada per la Batllia, que es confirma íntegrament. No fem imposició de costes en aquesta segona instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manen que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.
NOTIFICACIO:
La present sentència ha estat notificada a les parts compareixents...........................................