ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.4c6be2ff · Dossiê Bipartido (I. Comentário Doutrinário + II. Acórdão Integral)
Pontuação de Autoridade Korpus
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° AD-127-1/96·16 de janeiro de 1998
·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 16 de gener del 1998 - ROJ: STSJAD 36/1998
Tribunal / JurisdiçãoTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Processo / ReferênciaAD-127-1/96
Domínio Jurídicojurisprudence
Impressão SHA-2560000000000000000…
Sumário Analítico Korpus e Questões de Direito Essenciais (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:1998:36) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 16 de gener del 1998 - ROJ: STSJAD 36/1998).
PARTE I
Comentário Doutrinário e Análise Científica Korpus
Silogismo Judiciário (I.A / I.B / II.A / II.B) e Alcance Prático
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Sumário Analítico Korpus — Il résulte de la décision rendue le 16 janvier 1998 (n° AD-127-1/96) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJAD 36/1998 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 janvier 1998, recours AD-127-1/96)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 36/1998, ECLI:AD:TSJADAD:1998:36 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 16 janvier 1998, recours AD-127-1/96, sentence n° 98-08) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
M. Moliner, ressortissant étranger, a fait l'objet d'une résolution du Gouvernement andorran en date du 29 mars 1996 ordonnant son expulsion du territoire national pour une durée de cinq ans. Cette mesure était fondée sur l'article 14 du Décret des Viguiers du 3 juillet 1980 sur la résidence des étrangers, lequel permet l'expulsion de tout étranger dont la présence constitue une menace pour la tranquillité, la paix ou la moralité publiques.
L'intéressé a saisi la Section administrative du Tribunal de Batlles d'un recours tendant à l'annulation de cette résolution. Par jugement du 22 juillet 1997, ce tribunal a rejeté la demande.
M. Moliner a interjeté appel le 1er septembre 1997, formalisé devant le Tribunal supérieur de justice le 7 octobre suivant. Il soutenait, en substance, que les faits ayant motivé l'expulsion faisaient également l'objet d'une procédure pénale. Selon lui, la mesure administrative ne pouvait donc être exécutée qu'après l'intervention d'une décision pénale définitive, sous peine de méconnaître la prééminence de la juridiction répressive et le principe non bis in idem. Il relevait en outre qu'il n'avait pas été poursuivi pour le délit de port illicite d'arme, alors que la résolution administrative se fondait précisément sur ce fait.
Le Gouvernement a conclu au rejet de l'appel et à la confirmation intégrale du jugement attaqué. L'audience s'est tenue le 11 décembre 1997.
Les faits retenus par la juridiction sont les suivants : l'intéressé a introduit une substance stupéfiante sur le territoire national et l'a consommée ; il a acheté une épée et s'en est servi pour percer le pneu d'un véhicule de police stationné à proximité du siège central de ce service. Ces faits résultent du dossier administratif et de la déclaration de l'intéressé lui-même.
Question de droit
La Cour devait résoudre trois questions connexes :
Une mesure administrative d'expulsion fondée sur une conduite susceptible de troubler l'ordre public peut-elle être adoptée et exécutée alors qu'une procédure pénale portant sur les mêmes faits est en cours ?
Une telle mesure méconnaît-elle la prééminence de la juridiction pénale, ou une question préjudicielle pénale au sens de l'article 8 de la Loi qualifiée de la justice est-elle susceptible de s'imposer ?
La mesure d'expulsion, au regard des faits établis, respecte-t-elle le principe de proportionnalité ?
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur de justice rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Sur le fond, la juridiction retient :
que la mesure de police administrative « té una substantivitat pròpia » et ne peut être confondue avec la peine accessoire d'expulsion prévue à l'article 37.4 du Code pénal, les deux mesures reposant sur des fondements juridiques distincts ;
que la mesure administrative a une finalité préventive, tandis que la norme pénale sanctionne un fait délictueux déterminé ;
que la coexistence de mesures judiciaires et administratives d'expulsion est prévue par la législation pénale elle-même, l'article 291 du Code pénal incriminant la désobéissance à l'ordre gouvernemental d'expulsion ;
qu'il n'existe pas, en l'espèce, de question préjudicielle pénale au sens de l'article 8 de la Loi qualifiée de la justice, la résolution administrative ne se fondant pas sur la commission d'un délit ou d'une contravention ;
que la prééminence de la juridiction pénale ne joue qu'à titre d'exception, lorsque la décision pénale constate l'inexist
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Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD-127-1/96) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTE II — MINUTA ORIGINAL E TEXTO AUTÊNTICO INTEGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
EXPULSIÓ D'ESTRANGERS. Es tracta d'una mesura de policia que no és incompatible amb l'existència d'un procediment penal. Proporcionalitat de la mesura.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La sentència de data 22 de juliol de 1997 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, a la qual es fa expressa referència quant a l'exposició de fets i les al·legacions de les parts, va desestimar la demanda formulada pel Sr. Moliner contra el M.I. Govern, en que demanava que s'anul·lés la resolució de 29 de març de 1996, que disposà l'expulsió de l'interessat del territori nacional per un període de cinc anys, en base a l'article 14 del Decret dels M.I. Srs. Veguers de 3 de juliol de 1980 sobre residència d'estrangers.
2.- Disconforme l'agent amb aquesta resolució, va interposar recurs d'apel·lació l'1 de setembre de 1997, el qual fou formalitzat davant d'aquest Tribunal Superior de Justícia el 7 d'octubre següent. Es fonamenta el recurs en que els fets que han donat lloc a l'expulsió governativa són igualment objecte d'un procés penal, de manera que aquella no es pot executar fins el moment en que els tribunals penals hagin dictat una sentència ferma, ja que en altre cas es vulnerarien els principis de preeminència de la jurisdicció criminal i d'interdicció del non bis in idem. D'altra banda, posa de relleu que no ha estat processat pel delicte de port il·lícit d'arma, mentre que la resolució administrativa es basa en aquest fet per tal d'acordar l'expulsió de l'apel·lant.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° AD-127-1/96 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
3.- Del recurs d'apel·lació formulat per l'agent se'n va donar trasllat al M.I. Govern, que el va contestar mitjançant escrit presentat el 28 d'octubre de 1997, en que sol·licita la seva desestimació i la confirmació íntegra de la sentència impugnada, per entendre que aquesta resulta plenament ajustada a Dret.
4.- El dia 11 de desembre de 1997 tingué lloc l'acte de la vista oral, en el qual les parts van exposar allò més adient a la defensa de llurs interessos.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, de conformitat a allò que estableix l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- L'article 14.1 del Decret sobre residència d'estrangers de 3 de juliol de 1980 disposa que "podrà ésser expulsat qualsevol estranger, la presència del qual constitueixi una amenaça per la tranquil·litat, pau o moralitat públiques". Es tracta d'una mesura incardinada en el marc de la policia administrativa d'estrangers, la finalitat de la qual no és altra que la salvaguarda de l'ordre i la seguretat públics enfront de conductes que resultin susceptibles de pertorbar-los.
Aquesta mesura de policia té una substantivat pròpia i, encara que hi guarda una relació evident, no pot ser confosa amb la pena accessòria d'expulsió definitiva o temporal de persones de nacionalitat estrangera, que preveu l'article 37.4 del Codi Penal, ja que ambdues reposen en fonaments jurídics diferents i pretenen assegurar la tutela de béns jurídics dispars. Així mentre la norma penal sanciona la comissió d'un fet delictuós concret, l'expulsió governativa té una finalitat merament preventiva i es basa en l'apreciació d'una conducta, degudament contrastada, que pugui fer racionalment preveure la probabilitat d'ulteriors atemptats contra la tranquil·litat pública.
D'altra banda, la duplicitat de mesures judicials i administratives d'expulsió de ciutadans estrangers la contempla la pròpia legislació penal, en tipificar l'article 291 del Codi la desobediència a l'ordre governativa d'expulsió.
Com a conseqüència d'això, no resulta incompatible l'adopció de la mesura de policia amb l'existència d'un procediment penal en el marc del qual pugui ser imposada pels òrgans jurisdiccionals la pena accessòria d'expulsió. Tampoc es pot parlar pròpiament de que existeixi en aquests casos una qüestió prejudicial penal, regulada en l'article 8 de la Llei qualificada de la Justícia, ja que la resolució administrativa no es basa en la comissió d'un delicte o d'una contravenció, sinó en una conducta atemptaria a la tranquil·litat, pau o moralitat públiques.
Com a excepció, la preeminència de la jurisdicció en aquests casos pot donar lloc a la revisió de la resolució administrativa quan la sentència dels tribunals penals declari la inexistència dels fets que han servit de base a aquella.
Tercer.- En el supòsit que ara s'examina, resulta de l'expedient administratiu i de la pròpia declaració de l'interessat que aquest va introduir al Principat i va consumir una substància estupefaent, que va comprar una espasa i la va utilitzar per punxar la roda d'un dels vehicles de la Policia que estava estacionat prop del Despatx central d'aquest Servei.
Aquests fets són indicatius d'una conducta incivil que obliga a considerar degudament proporcionada la mesura d'expulsió que ara s'impugna, especialment quan l'interessat no és resident a Andorra i, en conseqüència, el significat real de la resolució administrativa és el d'una prohibició d'entrada durant cinc anys.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
-Desestimar el recurs d'apel·lació que formula el Sr. Moliner contra la sentència dictada per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles el 22 de juliol de 1997, la qual es confirma en els seus propis termes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.