ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.1bb56155 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 78/11·15 mars 2012·Confirmation
STSJAD ANDORRA, a 15 de març del 2012 - ROJ: STSJAD 184/2012
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle78/11
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2012:184) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par confirmation et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 15 de març del 2012 - ROJ: STSJAD 184/2012).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — confirmation
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 15 mars 2012 (n° 78/11) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (confirmation).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (confirmation), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 15 mars 2012 (ROJ STSJAD 184/2012)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 15 mars 2012, n° 19-2012, ROJ STSJAD 184/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:184 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des métadonnées figurant dans le texte de la décision.
Faits et procédure
Le 19 mars 2009, M. Calatayud a donné à son père un bien immobilier consistant en une parcelle de terrain. L'acte notarié décrit l'objet de la donation comme un « tros de parcel·la on s'hi bastirà el xalet C » (parcelle sur laquelle sera bâti le chalet C), la formule étant rédigée au futur. Le donateur a sollicité l'exonération de l'impôt sur les plus-values dans les transmissions patrimoniales immobilières, au titre de l'article 4.4 de la Llei 21/2006 du 14 décembre 2006. Un certificat du directeur du département des tributs daté du 16 mars 2009 a reconnu que la donation était exonérée, et un document administratif du même jour a calculé l'impôt exonéré à 54 446,76 euros (les motifs ne précisent pas la date exacte de la demande d'exonération, mentionnée seulement au « 9 de gener »).
Le bénéficiaire de la donation a ensuite voulu transmettre à un tiers la parcelle, avec l'édifice qui y avait été construit entre-temps. Le 14 janvier 2011, le Gouvernement a réclamé au donateur, en application de l'article 4.11 de la Llei 21/2006, le paiement de 54 448,76 euros, majorés des intérêts légaux. Le recours administratif a été rejeté par une décision implicite ou expresse du Gouvernement en date du 2 février 2011. Le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par jugement du 20 septembre 2011. L'appelant soutenait que l'acte mentionnait une donation « pure et simple » de la parcelle « dans l'état où elle se trouvait » et que les travaux avaient amélioré la valeur du bien. Le Gouvernement invoquait l'absence d'erreur matérielle au sens de l'article 70 de la loi de bases de l'ordonnancement tributaire, faute de preuve de celle-ci.
Saisie par
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« A la vila d'Andorra la Vella, el quinze de març de l'any dos mil dotze. »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 15 de març del 2012 - ROJ: STSJAD 184/2012 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
✦ ⁂ ✦
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0024-1/2011. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 15 mars 2012 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (78/11) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Núm. de Protocol: AD-0024-1/2011 Núm. De Rotlle: TSJA-78/11
S E N T È N C I A NÚM. 19-2012
PARTS:
Apel·lant: Sr. Calatayud
Representant: Izquierdo
Advocat: Morales
Apel·lada: M.I. Govern d'Andorra
Representant : Campillo
Advocat: Salas
A la vila d'Andorra la Vella, el quinze de març de l'any dos mil dotze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0024-1/2011.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 78/11 — Décision commentée
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
1r.- El Sr. Calatayud va interposar recurs contra la resolució desestimatòria del Govern del 2 de febrer de 2011, tot sol·licitant la condemna del Govern a revisar la liquidació tributària núm. ***.
2n.- En la sentència del 20 de setembre del 2011, el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda pel Sr. Calatayud.
3r.- En el seu escrit d'apel·lació de data 3 de novembre del 2011, el Sr. Calatayud estima en síntesi:
L'escriptura de donació menciona expressament que es feia donació pura i simplement de la parcel·la en l'estat edificatiu en que es trobava.
Ha quedat acreditat que aquestes obres han millorat el valor de la parcel·la.
L'interessat ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 15 de desembre del 2011.
4t.- En la seva contesta de data 23 de novembre del 2011, el M.I. Govern estima en síntesi:
-en un primer moment l'agent sol·licita l'excepció a l'impost de plusvàlua per la donació al seu progenitor d'exclusivament la parcel·la, sense fer cap menció expressa a l'existència d'una edificació en construcció.
-ni és tracta de cap error material en l'abast jurídic i circumstàncies que aquesta mena d'errors requereixen i que avalen l'inici del procediment de revisió de l'article 70 de la llei de bases de l'ordenament tributari, ni tampoc prova l'agent l'existència del mateix, tot i que indiscutiblement li pertoca.
El M.I. Govern ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 15 de desembre del 2011.
5è.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Prèviament, cal presentar un breu resum dels fets que han donat lloc al present litigi.
En data 19 de març del 2009 el Sr. Calatayud va fer donació entre vius d'un bé immoble a favor del seu pare.
El 9 de gener, l'interessat ha sol·licitat l'exempció de l'impost sobre les plusvàlues (article 4.4 de la Llei 21/2006 del 14 de desembre).
El beneficiari de la donació -el Sr. ENTITY_9- vol transmetre a un tercer la parcel·la de terreny que va rebre per donació, conjuntament amb l'edificació que s'hi ha bastit.
En aplicació de les disposicions de l'article 4.11 de la Llei 21/2006 del 14 de desembre, de l'impost sobre les plusvàlues en les transmissions patrimonials immobiliàries, es va requerir, en data 14 de gener del 2011, a l'obligat tributari, Sr. Calatayud el pagament de la quantitat de 54.448,76 EUR més l'import dels interessos legals meritats fins a la data.
Tercer.- L'article 4-11, citat, disposa:
"No transcorregut aquest termini (de tres anys) l'obligat tributari ha d'ingressar el deute tributari derivat de l'impost inicialment exonerat per motiu de l'exempció, així com els corresponents interessos de demora, en els terminis que s'estableixin reglamentàriament. A aquests efectes la prescripció de l'impost es computa a partir de la data en què es produeix dit incompliment."
Convé fer una aplicació literal d'aquest text i, en particular, de la part següent "... l'obligat tributari ha d'ingressar el deute tributari derivat de l'impost inicialment exonerat per motiu de l'exempció".
Per tant, cal examinar, en aquest cas concret, quin era "l'impost inicialment exonerat per motiu de l'exempció".
L'import d'aquest impost va ser determinat al moment de la sol·licitud de l'exempció. En el certificat de data 16 de març del 2009, el Director del Departament de Tributs diu "Que la donació de la finca descrita anteriorment que efectua el Sr. Calatayud a favor del seu pare, el Sr. Duque, resta exempta del pagament de l'impost sobre les plusvàlues en les transmissions patrimonials immobiliàries..." (v. f.26).
El càlcul de l'impost beneficiant l'exempció està fet en el document administratiu de data 16 de març del 2009, reproduït en el f. 27.
De l'escriptura pública en ressurt:
-la descripció del bé immoble : "Tros de parcel·la on s'hi bastirà el xalet C". Podem subratllar que la fórmula està redactada en futur, cosa que significa clarament, que al moment de la donació, el xalet no estava construït. Aquest punt també està confirmat per les estipulacions de l'escriptura pública de la donació: "...la parcel·la de terreny on s'hi bastirà el xalet C" (v. revers del f. 16). Les estipulacions dels actes notarials han de ser interpretades de manera estricta. En aquest cas, les estipulacions són clares: el xalet no estava construït al moment de la donació. El recurrent no acredita l'existència d'un error material en l'escriptura pública.
En conseqüència, el càlcul de l'impost beneficiant l'exempció, que figura en el document administratiu de data 16 de març del 2009, és correcte: té un import de 54.446,76 EUR (v. f. 27).
En aplicació de les disposicions de l'article 4.11 de la Llei 21/2006 del 14 de desembre, és certament aquest import que deu el Sr. Calatayud.
El recurs d'apel·lació ha de ser rebutjat.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer : Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pel Sr. Calatayud.
Segon :Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució del M.I. Govern de data 2 de febrer de 2011, desestimatòria del recurs de reposició interposat per l'agent, és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer: De no efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.