ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.ad262b6d · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
Score d’Autorité Korpus
92/100
PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° P-001/2005·16 février 2006·Cassation totale
STSJAD ANDORRA, a 16 de febrer del 2006 - ROJ: STSJAD 85/2006
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / RôleP-001/2005
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2006:85) — En matière de droit_penal, la juridiction statue par cassation totale et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 16 de febrer del 2006 - ROJ: STSJAD 85/2006).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation totale
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 16 février 2006 (n° P-001/2005) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation totale).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (cassation totale), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 85/2006 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 16 février 2006)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 85/2006, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Ple, 16 février 2006, recours P-001/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:85) (Lire sur source officielle)
Note d'identification : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la désignation ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Le litige trouve son origine dans une série de saisies pratiquées dans le cadre de procédures pénales et civiles liées à l'allau d'Arinsal. Le 24 novembre 2000, le Batlle chargé de la cause DP-727-3/00 (ultérieurement TC-161-3/01) ordonne un embargament préventif au profit de Pla sur une somme due à Sainz par le Gouvernement, au titre de son indemnisation. Le Gouvernement est enjoint de retenir et de consigner 6.250.000 pesetas, ce qu'il effectue le 15 mars 2001. D'autres saisies portant sur la même créance sont pratiquées dans les causes 164-5/2000 et 0039-7/2001, et une transaction intervient dans une autre affaire.
Le 8 janvier 2003, un batlle ordonne la vista des actuations : la décision est notifiée le 14 janvier 2003 au conseil de la requérante, qui peut prendre connaissance de l'ensemble des actes et solliciter des copies. Le 25 juin 2003 (les dates de cette ordonnance sont rapportées différemment selon les passages : le 25 juin dans l'exposé des antécédents, le 26 juin dans les motifs), Pla est déclarée désistée de l'action pénale et civile par ordonnance du Tribunal de Corts. Le 2 décembre 2003, elle forme une nouvelle demande d'embargament préventiu et de segrest (causa 0285-3/2003) portant notamment sur 10.510,78 euros saisis dans la cause TC-161-3/01. Elle perçoit cette somme le 18 mai 2005, en exécution du jugement du 1er décembre 2004.
Le 11 août 2005, Pla saisit le Ple du Tribunal Superior de Justícia d'une demande tendant à la condamnation de l'État, sur le fondement de l'article 10.3 de la Llei qualificada de la Justícia du 3 septembre 1993, au paiement de 27.052,47 euros en réparation d'un préjudice résultant d'une erreur judiciaire ou d'un fonctionnement anormal de l'administration de la justice. Elle soutient que le préjudice n'est devenu certain et évaluable qu'au moment de la perception du 18 mai 2005, et que les sommes saisies n'ont pas été réparties selon l'ordre de préférence légal, les premiers embargos n'ayant pas été respectés.
Le Ministère public conclut à l'irrecevabilité, le dommage ne résultant pas d'une erreur judiciaire et l'embargo initial étant caduc. Le Gouvernement conclut principalement à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet, en relevant que la requérante avait connaissance des modalités de répartition. La demande est admise par ordonnance du 7 septembre 2005, le magistrat rapporteur étant désigné.
Question de droit
La décision soulève deux questions, dont l'une est décisive :
Quel est le point de départ du délai de prescription de l'action en réparation fondée sur l'
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« El Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, composat pels Magistrats expressats al marge, ha vist les presents actuacions iniciades en virtut de la demanda formulada per la representació processal de la Sra. Pla, en exercici de l'acció de rescabalament per funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en els quals ha estat part el Magfc. Ministeri Fiscal i el M. Iltre. Govern d'Andorra. »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 16 de febrer del 2006 - ROJ: STSJAD 85/2006 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
✦ ⁂ ✦
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« I.-RESULTANT: Mitjançant escrit de data 11 d'agost de 2005, Pla va formular una demanda davant el Ple d'aquest tribunal del qual sol·licita una sentència condemnant l'Estat, amb fonament a l'art. 10.3 de la Llei Qualificada de la Justícia de 3 de setembre de 1993, a pagar-li la suma de 27.052,47 euros en reparació del perjudici patit per un error judicial o per l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 16 février 2006 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (P-001/2005) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
Albert Andrés Pereira (Magistrat)
LLUIS SAURA LLUVIA (Magistrat)
Yves Picod (Magistrat)
Marie Conte (Magistrada ponent)
Andorra la Vella, a setze de febrer de dos mil sis.
El Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, composat pels Magistrats expressats al marge, ha vist les presents actuacions iniciades en virtut de la demanda formulada per la representació processal de la Sra. Pla, en exercici de l'acció de rescabalament per funcionament anormal de l'Administració de Justícia, en els quals ha estat part el Magfc. Ministeri Fiscal i el M. Iltre. Govern d'Andorra.
ANTECEDENTS DE FET
I.-RESULTANT: Mitjançant escrit de data 11 d'agost de 2005, Pla va formular una demanda davant el Ple d'aquest tribunal del qual sol·licita una sentència condemnant l'Estat, amb fonament a l'art. 10.3 de la Llei Qualificada de la Justícia de 3 de setembre de 1993, a pagar-li la suma de 27.052,47 euros en reparació del perjudici patit per un error judicial o per l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia.
Per providència del dia 7 de setembre de 2005, el M. Iltre. Senyor President d'aquest Tribunal va acordar l'admissió a tràmit de la demanda, va nomenar magistrat ponent la Sra. Marie Conte, i va acordar emplaçar el Magfc. Ministeri Fiscal i el M. Iltre. Govern, donant-los-hi trasllat de la demanda i concedint-los-hi un termini de 13 dies per aportar el corresponent escrit de contesta, cosa que efectuaren ambdós amb sengles escrits de dates 12 i 21 d'octubre de 2005.
II.-RESULTANT: Que es desprèn de la documentació aportada per les parts els fets següents:
-En data 24 de novembre de 2000, i en el marc de la causa DP-727-3/00 (causa posteriorment identificada com a TC-161-3/01), l'Hble. Batlle Sra. Morell va dictar un aute mitjançant el qual va acordar travar embargament preventiu a favor de Pla, d'una suma de diners pendents de pagament a Sainz, des del Govern en qualitat d'afectat per l'allau d'Arinsal.
-El mateix 24 de novembre de 2000 el Cap de Govern Sr. Gaya fou comminat a retenir i posar a disposició de la Batllia la suma de 6.250.000.- pts o en el seu defecte l'import total de la indemnització esmentada cas que fos inferior a la mateixa.
Donant compliment a aquest ofici, el Govern va realitzar el pagament en favor de la Batllia d'Andorra, en data 15 de març de 2001, per un import de 6.250.000.- pts (37.563,26 euros). Extrem que queda provat en els autes TC- 164-5/2000.
-L'11 de juliol de 2001, l'Hble. Batlle Picart, posa en coneixement de l'Hble. President del Tribunal de Batlles, Sr. Calatayud que en el marc de les Diligències Prèvies DP-727-3/00, havia acordat travar embargament sobre els béns de Sainz i sol·licita que vulgui procedir a la retenció de la quantitat fins a 6.250.000.- pts sobre l'import que aquest hagués de percebre o, en el seu defecte, l'import total de la indemnització esmentada pel cas que fos inferior.
El 13 de juliol de 2001, el batlle Fiñana en resposta a l'ofici esmentat, informa a la Sra. Morell que s'ha fet la retenció de 1.748.848.- pts, quedant ingressada en la causa DP-727-3/00.
Entretemps, en el marc de la causa 164-5/2000, instada pel Sr. Montenegro contra el Sr. Sainz, en data 31 de gener de 2001 l'Hble. Batlle Calatayud va acordar travar embargament preventiu sobre la quantitat de 7.000.000.- pts (42.070,84EUR) "que en concepte d'indemnització per l'allau d'Arinsal ha de rebre el Sr. Sainz".
Igualment, en el marc de la causa núm. 0039-7/2001, instada per l'entitat Soriano SA contra la societat Manso SL i el Sr. Sainz, en data 27 de juny de 2001, l'Hble. Batlle Sr. Calatayud, va fer retenció de la quantitat de 2.001.152.-pts (12.027,17EUR) "sobre un procediment en curs en el qual els defenents havien de percebre un import".
En data 25 de maig de 2001, les parts en la causa 165- 5/2000, acorden una transacció judicial i es liquiden 2.500.000.-pts a l'actor Sr. Montenegro.
En data 6 de setembre de 2001 fou dictada la sentència en el marc de la causa 0039-7/2001 i la demanda d'execució corresponent fou presentada el 13 de novembre següent.
El 14 de gener de 2003, la representació de la Sra. Pla, en virtut de la Providència de 8 de gener dictada en el marc de la causa TC-161-3/01 va ser notificada de totes les actuacions realitzades fins aleshores, prenent coneixement de l'import econòmic efectivament embargat.
El 25 de juny de 2003, Pla fou declarada desistida de l'acció penal i civil en el procés penal, en la causa TC- 161-3/01, mitjançant una Providència del Tribunal de Corts.
En data 2 de desembre de 2003 Pla va formular una nova demanda civil d'embargament preventiu i segrest contra els béns de Sainz, del Sr. Ramirez i de la societat Manso SL, i especialment sobre la quantitat de 10.510,78EUR embargada en el marc de l'esmentada causa TC-161-3/01. La causa fou registrada sota el núm. 0285-3/2003.
La causa prengué fi amb la sentència dictada l'1 de desembre de 2004 i en fase d'execució, la recurrent va percebre, el 18 de maig de 2005, els 10.510,78EUR (és a dir 1.748.848.-pts) sobre els quals havia demanat que fos expressament travat l'embargament.
III.-RESULTANT: Que Pla en sosteniment de la seva demanda desenvolupa l'argumentació següent:
l'acció no s'ha extingit per la prescripció de 3 mesos prevista per l'art. 10.3 de la Llei Qualificada de la Justícia, en la mesura en la qual el perjudici sofert va resultar ser cert, efectiu i avaluable econòmicament el 18 de maig de 2005, data que va rebre la suma de 10.510,78EUR corresponent a la quantitat restant sobre els diners embargats.
La suma de 7.000.000.- pts pagada pel Govern a Sainz no ha estat distribuïda respectant l'ordre preferent dels embargaments existents. En efecte, la primera ordre de retenció rebuda per part de Govern fou l'ofici enviat per la Sra. Batlle Picart en el marc de la causa DP-727-3/2000. Havent-se de tenir en compte, per establir l'ordre de preferència, sigui la data dels autes d'embargament preventiu, sigui la data dels oficis sol·licitant la retenció dels imports, Pla hauria hagut de rebre sigui 4.500.000.-pts, sigui 6.250.000.-pts. Ara bé els diners embargats han estat atribuïts, amb prioritat, a les dues causes que no es beneficiaven de cap criteri de preferència.
La repartició per part del Sr. Batlle President dels diners tramesos per Govern, desconeixent els criteris legals de preferència, posa de relleu, com a mínim, un funcionament anormal de l'Administració judicial.
IV.-RESULTANT: Que el Ministeri Fiscal sol·licita que es declari la inadmissió de la demanda per no ser, el perjudici al·legat, conseqüència d'un error judicial, observant que l'Aute d'embargament de 24 de novembre de 2000 decretat en la causa penal TC-161-3/01, estava caducat com a conseqüència de la Providència de 25 de juny de 2003 declarant Pla desistida de les accions penal i civil, atesa la manca de presentació de l'escrit de Qualificació dins el termini prescrit.
V.-RESULTANT: Que el Govern conclou principalment a la inadmissibilitat de l'acció, subsidiàriament al rebutj de la demanda.
Observa que a conseqüència de la Providència de data 8 de gener de 2003 dictada per la Batlle Morell, Pla tenia coneixement de totes les actuacions practicades i per tant, necessàriament, de les modalitats de distribució dels diners embargats.
Estima per contra que Pla no demostra ni l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia, ni un lligam de causa-efecte entre l'actuació judicial i el dany al·legat.
Finalment posa de relleu que havent estat declarada desistida de l'acció civil i penal en la causa TC-161-3/01, Pla no podia pretendre a cap distribució de diners resultant de l'Aute d'embargament inicial del 24 de novembre de 2000, que havia esdevingut caducat.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: Que en aplicació de les disposicions de l'article 10.3 de la llei Qualificada de la justícia, el Ple d'aquest Tribunal Superior és competent per conèixer de l'acció per al reconeixement de l'error judicial o de l'anormal funcionament de l'Administració de Justícia i per a l'eventual avaluació del dany, que segons aquest text, l'acció s'ha d'intentar "dins del termini improrrogable de 3 mesos, comptadors des del dia en que es pugui exercitar.
II.-CONSIDERANT: Que en aquest cas, el perjudici al·legat per Pla, resultant segons les seves argumentacions, d'un fallo en el funcionament de l'administració judicial, resideix, no en el defecte de pagament del seu crèdit sinó en la desaparició, al menys de forma parcial, d'una garantia presa per assegurar aquell pagament.
III.-CONSIDERANT: Que en ressurt de les peces del sumari, que segons una Providència de data 8 de gener de 2003, notificada el 14 de gener de 2003 al seu advocat, el Batlle va donar vista de les actuacions practicades en el sumari TC. 161-03/01, al Ministeri fiscal i a les parts, que van poder prendre'n coneixement i podien sol·licitar còpies.
Des d'aquella data, Pla estava informada de les modalitats de distribució dels diners embargats a Sainz i transmesos pel Govern a la Batllia.
La seva nova demanda d'embargament preventiu presentada el 2 de desembre de 2003, fent referència a la quantitat de 10.510,78 EUR, embargada en el marc de la causa TC-161-3/01, permet establir amb certesa que Pla estava informada, almenys en aquella data, de que els fons embargats en execució de l'Aute de 24 de novembre de 2000, havien estat distribuïts en parts en benefici d'altres creditors.
Des d'aquest moment, el més tard el 2 de desembre de 2003, Pla estava en mesura d'exercir l'acció en reparació d'un perjudici cert, efectiu i econòmicament avaluable.
Cal constatar que s'ha instat el Ple del Tribunal Superior de Justícia l'11 d'agost de 2005, sigui més de tres mesos després d'aquella data i que l'acció no es pot admetre per motiu de prescripció.
Convé observar, de tota manera, que Pla fou declarada desistida de l'acció penal i civil el 26 de juny de 2003, en relació a la causa TC-161-3/01. La caducitat de l'Aute d'embargament del 24 de novembre de 2000, va comportar, per aquella, la pèrdua de tot dret de preferència en la distribució dels fons embargats.
IV.-CONSIDERANT: Que, en conseqüència la demanda ha de ser desestimada.
Decisio
El Ple del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
D E C I D I M
1.- Desestimar la demanda interposada per Pla.
2.- Condemnar Pla al pagament de les despeses processals causades.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.