ISSN 3002-914X · DOI 10.58079/korpus.4ee9d748 · Dossier Bipartite (I. Doctrine + II. Minute Originelle)
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PRINCIPAT D’ANDORRA·Tribunal Superior de Justícia d’Andorra·N° 88/22·27 septembre 2022·Rejet du pourvoi
STSJAD ANDORRA, a 27 de setembre del 2022 - ROJ: STSJAD 216/2022
Juridiction / SourceTribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation)
Référence / Rôle88/22
Domaine juridiquejurisprudence
Empreinte SHA-2560000000000000000…
Sommaire analytique Korpus & Points de droit essentiels (1)
1.Principe jurisprudentiel (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, ECLI:AD:TSJADAD:2022:216) — En matière de droit_fiscal, la juridiction statue par rejet et précise les conditions d'application de la règle de droit au regard de l'objet du litige (STSJAD ANDORRA, a 27 de setembre del 2022 - ROJ: STSJAD 216/2022).
PARTIE I
Commentaire Doctrinal & Analyse Scientifique Korpus
JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — rejet
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 27 septembre 2022 (n° 88/22) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (rejet).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de droit positif applicable en Principauté d'Andorre (rejet), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
I. Faits, cadre procédural et anatomie des moyens
A. Origine du litige et prétentions des parties
TSJ d'Andorre, Sala Civil, 27 septembre 2022 (ROJ STSJAD 216/2022)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : TSJ d'Andorre, Sala Civil, 27 septembre 2022, ROJ STSJAD 216/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:216) (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La référence ci-dessus est reconstituée à partir de l'en-tête de la décision (recours n° 88/22, sentence n° 117-2022).
Faits et procédure
Par un jugement du 2 mars 2022, le Tribunal de Batlles (tribunal de première instance) a prononcé le divorce des époux Gibert et Castilla et la dissolution de leur régime matrimonial. Saisi d'une demande visant également à modifier les mesures relatives à l'enfant commun, le premier juge a :
fixé la garde et la « custòdia » de la fille mineure, Andrade, en régime alterné par semaines ;
organisé la répartition des vacances scolaires (alternance annuelle pour la Toussaint, la Pentecôte et le Carnaval ; partage de Noël et de Pâques ; quinzaines alternées pour l'été) ;
fixé une contribution du père en faveur de la mère de 300 euros mensuels, indexée sur l'IPC, jusqu'à l'indépendance économique de l'enfant ;
réparti les dépenses extraordinaires à hauteur de 60 % à la charge du père et de 40 % à la charge de la mère.
Les deux parties ont interjeté appel. Mme Castilla demandait la révision du régime des vacances et des festivités, ainsi que le relèvement de la contribution alimentaire, qu'elle souhaitait voir fixée au niveau des mesures provisoires, soit 480 euros par mois. M. Gibert demandait qu'aucune pension ne soit fixée ou, à titre subsidiaire, qu'elle soit limitée à 150 euros, et que les dépenses extraordinaires soient partagées par moitié. Le ministère public s'opposait partiellement aux deux recours.
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice, composée des magistrats Vincent Aniere (président), Carles Cruz Moratones (rapporteur) et Jaume Tor Porta, a statué le 27 septembre 2022.
Question de droit
La juridiction devait déterminer si les mesures relatives à l'enfant commun, arrêtées en première instance, devaient être réformées au regard des griefs soulevés, sur trois points :
le caractère équilibré de la répartition des vacances et des jours fériés entre les parents ;
le montant de la contribution alimentaire et la prise en compte des ressources respectives des parents ;
la répartition des dépenses extraordinaires.
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Andorra la Vella, el 27 de setembre del 2022. En nom del Poble Andorrà.- »
B. Déroulement de l'instance et structure des moyens soulevés
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens articulés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 27 de setembre del 2022 - ROJ: STSJAD 216/2022 confronte la thèse soutenue par le demandeur au recours aux constatations opérées par les juges du fond.
II. Visa, syllogisme juridictionnel et intensité du contrôle (Sens de la décision)
A. Le problème de droit et les textes de référence mobilisés
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle. L'analyse juridique s'articule autour des dispositions suivantes :
✦ ⁂ ✦
B. Articulation du syllogisme et qualification de la nature du contrôle
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la majeure normative et la mineure factuelle :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades. »
Sur le plan de la technique juridictionnelle propre à Principauté d'Andorre, la Cour met en œuvre un contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara), refusant toute motivation par voie d'affirmation générale qui priverait la décision de base légale vérifiable.
III. Généalogie jurisprudentielle et cohérence systémique (Valeur de la décision)
A. Dispositif et positionnement dans la lignée jurisprudentielle
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Sur le plan généalogique, cet arrêt s'inscrit dans une dynamique de consolidation et de précision méthodologique de la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en Principauté d'Andorre. Sans opérer de rupture brutale avec les solutions antérieures, il affine les critères d'appréciation et délimite strictement la frontière entre l'appréciation souveraine des éléments de preuve et le contrôle normatif.
IV. Portée opérationnelle et Playbook Praticien (En demande · En défense · Contrats)
A. Stratégie contentieuse : écritures en demande et en défense
En demande (structuration du moyen) : articuler les conclusions en démontrant point par point chacun des critères exigés au visa de droit positif applicable en Principauté d'Andorre ; produire les pièces matérielles datées et éviter toute allégation générale non corroborée ;
En défense (neutralisation et distinguishing) : opposer l'absence de caractérisation cumulative des conditions légales ou opérer une distinction factuelle (distinguishing) en démontrant que les circonstances de l'espèce diffèrent du cadre tranché le 27 septembre 2022 par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra ;
Ingénierie contractuelle et audit d'actes : mettre à jour l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA (clauses de définition, répartition de la charge probatoire, notifications formelles) soumis au droit de Principauté d'Andorre.
B. Les « silences de la Cour » et points de vigilance procédurale
L'arrêt laisse volontairement en réserve les hypothèses marginales non soumises au débat contradictoire par les parties (principe dispositif). Les praticiens veilleront à sécuriser les délais de prescription et de forclusion applicables ainsi que l'articulation éventuelle avec les standards européens (CEDH / CJUE) dans les litiges transfrontaliers.
Points de contrôle immédiatement mobilisables dans vos écritures et dossiers
Andorre
1. Articulation des écritures & Moyen de droit
Invoquer au dispositif des conclusions l’autorité de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (88/22) en distinguant strictement la règle de droit posée des éléments souverains de fait.
2. Audit contractuel & Sécurisation des actes
Vérifier les clauses, garanties et procédures internes soumises au droit AD afin d’y intégrer les critères de validité et de proportionnalité retenus par la juridiction.
3. Charge probatoire & Pièces justificatives
Constituer un bordereau de pièces établissant matériellement chaque condition exigée par les motifs décisoires avant toute signification ou dépôt au greffe.
PARTIE II — MINUTE ORIGINELLE & TEXTE AUTHENTIQUE INTÉGRAL
AndorreEscut oficial del Principat d’Andorra & Tribunal Superior de Justícia
PRINCIPAT D’ANDORRA
ADMINISTRACIÓ DE JUSTÍCIA — EN NOM DEL POBLE ANDORRÀ
Se référer à la Minute Originelle reproduite en Partie II et à l’empreinte SHA-256 certifiée pour garantir l’exactitude verbatim des extraits produits aux débats.
Andorra la Vella, el 27 de setembre del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- La representació processal del Sr. Gibert va interposar demanda contra la Sra. Castilla a fi que es declarés el divorci i es modifiqués parcialment el conveni de separació matrimonial.
2.- El Tribunal de primera instància ha dictat Sentència en data 2-3-22 amb la següent part decisòria :
"Primer.- Estimar substancialment la demanda presentada pel Sr. Gibert contra la Sra. Castilla i:
Declarar la dissolució per causa de divorci del matrimoni contret pels Srs. Gibert i Castilla, així com la dissolució del règim econòmic del matrimoni.
Modificar la sentència de data 23 de juliol del 2018, recaiguda en el marc de la causa 5000297/2018 en quant a les mesures paterno filials que han de regir entre ambdós progenitors :
Fixar que la guarda i custòdia de la menor Andrade s'exercitarà de forma compartida entre ambdós progenitors, per setmanes alternes, de dilluns a dilluns.
Establir el següent règim de repartiment de vacances escolars:
Pel que fa a les vacances escolars que tenen una durada setmanal de Tots Sants, Pentecosta i Carnestoltes, els anys parells la menor passarà la setmana de vacances de Carnaval i Pentecosta amb la mare i Tots Sants amb el pare i els anys senars a la inversa. Aquests períodes vacacionals es computaran des del darrer dia d'escola i fins el dia de tornada a la mateixa.
Pels períodes vacacionals de Nadal i Setmana Santa, correspondrà a la mare la primera meitat dels períodes els anys parells i la segona meitat els anys senars, de forma que el pare romandrà amb la menor la segona meitat dels període dels anys parells i la primera meitat els anys senars. L'intercanvi de la menor es realitzarà de diumenge a diumenge a les 19 hores. Els anys en els que les vacances de Setmana Santa siguin d'una durada inferior a 15 dies, el progenitor que haurà gaudit de la menor durant la primera setmana sencera del període vocacional no gaudirà de la menor per la setmana de Pentecosta, malgrat li toqués segons l'indicat en l'apartat 1.
En quant a les vacances d'estiu, la menor romandrà amb cada progenitor per quinzenes alternes, produintse l'intercanvi de la menor entre els progenitors el diumenge de cada quinzena a les 19 hores durant els mesos de juliol i agost, repartint equitativament els dies de setembre fins a la tornada a l'escola.
La menor podrà gaudir del seu pare els dies de celebració pròpia d'aquest (aniversari i onomàstiques i diada del pare) podent-se quedar a pernoctar aquell dia amb ell. Per contrapartida els dies de celebració pròpia de la mare, la menor podrà passar-los en companyia de la mare, podent també pernoctar aquell dia amb ella. Pel que fa a les onomàstiques i aniversaris de la menor, el progenitor no custodi aquella setmana, podrà passar unes hores del dia en companyia de la menor, de les 17 a les 19h.
Fixar una contribució del progenitor en favor de la mare per l'import de 300.- euros mensuals, actualitzable anualment en funció de l'IPC i fins que la menor Andrade assoleixi de la majoria d'edat i més enllà, per mentre cursi estudis superiors i no sigui independent econòmicament. En relació a les despeses extraordinàries, aquestes es fixaran en un 60% a càrrec del pare i del 40% a càrrec de la mare.
Segon.- Oficiar prop del Registre Civil, una volta la present resolució judicial guanyi fermesa, a fi que la persona encarregada del mateix procedeixi a la inscripció del divorci dels Srs. Gibert contra la Sra. Castilla.
Tercer.- No fer especial imposició de les costes judicials ocasionades."
3.- Les representacions processals de la Sra. Castilla i del Sr. Gibert ha interposat recurs d'apel·lació contra la sentència de la Batllia.
La representació de la Sra. Castilla demana en el seu escrit de recurs d'apel·lació que es revoqui la sentència d'instància especialment pel que fa al règim de repartiment de vacances i festius detallats en la resolució i la contribució fixada del progenitor en favor de la mare, i que es condemni a l'altra part al pagament de les costes inclosos els honoraris d'advocat, procurador i pèrits.
La representació del Sr. Gibert sol·licita que es revoqui parcialment la sentència dictada, i que no es fixi cap import en concepte de pensió d'aliments i subsidiàriament que es consideri que correspon satisfer al Sr. Gibert un import per aquest concepte de 150EUR, fixant el pagament de despeses extraordinàries per meitat entre ambdós progenitors, sense efectuar expressa condemna en costes.
4.- El Ministeri Fiscal s'oposa parcialment als recursos formulats per les representacions processals dels Srs. Gibert i Castilla.
El 26-5-22, la representació processal de la Sra. Castilla va presentar el seu escrit d'oposició al recurs del Sr. Gibert manifestant que la seva contribució a les càrregues familiars hauria de ser superior als 300 EUR que fixa la Sentència, i el percentatge de contribució a les despeses extraordinàries ha de ser superior al de la Sra. Castilla, perquè els seus ingressos també són superiors. I finalment demana que la part contrària sigui condemnada al pagament de les costes judicials del seu recurs, incloent els honoraris d'advocat i procurador.
Al mateix temps, la representació processal del Sr. Gibert va aportar el seu escrit d'oposició al recurs de la Sra. Castilla i demanant que es revoqui la sentència apel·lada en el sentit de no fixar cap import en concepte de pensió per aliments, havent-se de repartir les despeses extraordinàries per meitat entre ambdós progenitors, imposant a la Sra. Castilla la totalitat de les costes judicials causades, quedant-hi inclosos els honoraris derivats de la intervenció de l'advocat i procurador del Sr. Gibert.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- En el present procediment de divorci, les dues parts discrepen d'algunes mesures definitives adoptades per la sentència d'instància i per aquesta raó analitzarem els diferents motius articulats en cada recurs.
RECURS DE Castilla
Segon. Diversos són els motius que la Sra. Castilla aixeca contra la sentència ara impugnada. El primer d'ells es centra en una distribució més precisa sobre el repartiment de les vacances a fi que sigui més equilibrat entre els progenitors. Però el cas és que cal tenir en compte que si bé la filla comuna Andrade està en una curta edat (a punt d'acomplir els 6 anys), també cal tenir present que des de la separació de comú acord a l'any 2018 ja ha vingut mantenint un règim de repartiment de vacances a l'estiu per quinzenes, cosa que no sembla que l'hagi perjudicat durant aquests darrers anys i per aquest motiu no veiem motiu de que calgui ara repartir les vacances d'estiu en setmanals en lloc de quinzenals. Pel que fa a la resta de vacances de caire escolar la diferència sobre la darrera setmana sembla encertada la decisió de que també estigui repartida, com ha resolt la sentència. Ja està d'acord la recurrent que els dies festius assenyalats (de la Constitució, de Meritxell, festa parroquial i la Immaculada Concepció) la nena el passi en companyia del custodi que li pertoqui en aquella setmana.
No cal dir que cada custodi està obligat a comunicar amb anticipació la sortida del país de la nena, indicant les dades corresponents a l'altre perquè pugui tenir-la localitzada i que es pugui comunicar diàriament amb l'altre progenitor, sempre que no sigui a hores intempestives o que interrompin moments quotidians. I en cas de malaltia s'informi del seu estat i es faciliti la visita al no custodi. Aquesta és una doctrina reiterada dels tribunals del país, com ho és que cada progenitor estigui obligat a continuar els tractaments mèdic o farmacològics que la nena tingui prescrits, i no es requereix cap modificació de la sentència.
Tercer.- Pensió d'aliments en favor de la menor
En aquest capítol la mare recurrent considera que els 300EUR mensuals fixats a càrrec del pare a fi de contribuir als aliments, no són suficients i que s'hauria de mantenir la suma fixada en mesures provisionals de 480EUR al mes. Hem de tenir en compte que la dita pensió ja era la pactada en el moment de la separació de mutu acord i quan es fixava la guarda i custòdia en exclusiva a la mare.
Però la Sra. Castilla passa per alt part dels ingressos percebuts i exagera els de la part contrària. En efecte, i seguint el criteri proposat pel Ministeri Fiscal, resulta que la mare té uns ingressos totals que freguen els 40.000EUR
a l'any, tenint en compte no només el salari de la P de la qual ella n'és la propietària, sinó també el lloguer d'un pis en comú amb la seva germana i els dividends d'una altra societat. Si el fet de ser ella mateixa la propietària de la P i fixar-se els emoluments fixos que estima convenient (cosa que sempre pot despertar recels sobre la seva exactitud), cal tenir en compte el total d' ingressos que percep.
Per la seva banda el Sr. Gibert té uns ingressos anuals entre el sou de la G de la qual n'és administrador únic (uns 35.000EUR) i uns dividends anuals de 30.000EUR, cosa que suma 72.000EUR a l'any i amb uns estalvis molt superiors als de la Sra. Castilla.
També hem de tenir en compte que la pensió d'aliments no és un mecanisme que serveixi per igualar patrimonis del cònjuges, sinó que està destinat a assegurar que els fills tinguin els ingressos al seu favor per assegurar-los un nivell de vida similar sigui quin sigui el progenitor que els custodi. D'aquí que la suma de 300EUR mensuals establerta de manera justificada i detallada en la sentència (en favor de la nena i no de la mare), a dia d'avui sigui suficient per garantir les seves despeses habituals, atès que no requereix de cures especials i la seva única activitat de lleure privada sigui la de l'esquí.
Pel que fa a les despeses extraordinàries confirmem com ajustada a dret la distribució d'un 60% a càrrec del pare i la resta de la mare. Ens remetem a la doctrina ja consolidada sobre la distinció entre aquestes despeses entre les necessàries i imprescindibles i aquelles altres que no ho són, als efectes d'haver de comptar o no amb la conformitat de l'altre progenitor i també de qui ha de fer-se càrrec del seu cost, en cas de decisió unilateral.
En conclusió cal desestimar el motiu i el recurs de la Sra. Castilla.
RECURS DE Gibert
Quart. El seu recurs es centra en dos aspectes econòmics que acabem de tractar en el Fonament jurídic precedent: la pensió d'aliments que se li atribueix en la sentència i el repartiment de les despeses extraordinàries. Ens remetem al que ja hem dit sobre l'encert de la sentència d'instància en els dos àmbits indicats, i per aquesta raó el seu recurs també ha de ser desestimat.
Cinquè. Atesa la naturalesa d'aquesta classe de procediments i a la manca de temeritat o mala fe de cap dels recurrents, no fem especial pronunciament sobre les costes d'aquesta alçada.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- DESESTIMAR els recursos d'apel·lació interposats per la representació processal de Castilla i de Gibert contra la Sentència dictada per l'Hble. Tribunal de Batlles en data 2 de març de 2022, que confirmem íntegrament.
Segon.- No fem pronunciament de les costes causades en aquesta alçada derivades dels dos recursos.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.