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JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation totale
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 10 juin 2010 (n° 36/10) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de article 2052 del Codi Civil francès, que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation totale).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de article 2052 del Codi Civil francès (cassation totale), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Jurisprudence · Reproduction exactearticle 2052 del Codi Civil francès · art. 2052
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD) rappelle les exigences de qualification juridique et de contrôle de motivation applicables en matière de jurisprudence.
▸Texte intégral de la décision officielle (3 392 caractères)
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC- 036/10
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 10 juin 2010, n° TSJC-036/10 (ROJ : STSJAD 163/2010)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 10 juin 2010, n° TSJC-036/10 (ROJ : STSJAD 163/2010 ; ECLI:AD:TSJADAD:2010:163) (Lire sur source officielle)
Note liminaire : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la désignation ci-dessus est reconstituée à partir du texte intégral (recours n° 36/10, réf. TSJC-036/10, ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Deux sociétés, S.L.S. et P. SA, saisissent le Tribunal superior de justícia d'Andorre (Sala Civil) d'une demande d'exequatur portant sur une transaction judiciaire datée du 17 août 2004, conclue entre les mêmes parties devant les juridictions françaises.
Selon les pièces du dossier relatées par la décision, le tribunal de commerce de Paris a, par jugement du 10 septembre 2003, condamné la société P. SA à payer à la société S.F. la somme de 771 500 EUR, assortie d'intérêts au taux de 1,5 % par mois à compter du 30 juillet 2001, ainsi que la somme de 6 000 EUR. La société P. SA a interjeté appel devant la Cour d'appel de Paris. En cours d'instance d'appel, les parties ont conclu le protocole transactionnel dont l'exequatur est demandé. En exécution de cet accord, P. SA s'est désistée de son appel, ce désistement ayant été constaté par le magistrat rapporteur de la cour.
La décision relève que la transaction n'a pas été homologuée par la Cour d'appel. La date exacte du désistement, comme celle de l'introduction de l'appel, ne sont pas précisées dans la décision (non précisé dans la décision). Le magistrat rapporteur de la présente affaire est M. Jean Louis Vuillemin, la Sala étant composée, outre celui-ci, de MM. Joan Manel Abril Campoy et de Mme Eulàlia Amat Llari.
Question de droit
La question posée était de savoir si une transaction conclue devant une juridiction étrangère, en cours d'appel, sans homologation de cette juridiction, peut faire l'objet d'une procédure d'exequatur devant les juridictions andorranes. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si l'acte entre dans la catégorie des décisions susceptibles d'exequatur, et si le caractère judiciaire de son contexte de formation suffit à lui conférer cette qualification.
Le tribunal a ainsi été conduit à qualifier la nature juridique de l'acte, au-delà de la dénomination retenue par les parties (« transaction judiciaire »).
Solution et dispositif
Le raisonnement de la Sala procède en trois temps.
En premier lieu, le tribunal rappelle que la procédure d'exequatur est, selon les articles 19 de la Llei qualificada de Justícia et 47 et 49 de la Llei transitòria de procediment judicial, limitée aux sentences civiles étrangères. La décision dont l'exécution est demandée doit donc avoir été « dictée o homologada » par une juridiction étrangère.
En second lieu, il écarte la qualification de décision juridictionnelle : la transaction n'a pas été homologuée par la Cour d'appel de Paris, et la « véritable nature » de l'acte doit être recherchée au-delà de l'intitulé.
En troisième lieu, il s'appuie sur le droit français : l'article 2052 du Code civil confère à la transaction l'autorité de la chose jugée entre les parties, mais l'article 2044 du même code la définit comme un contrat privé, dont l'efficacité ne requiert aucune homologation juridictionnelle. Il en déduit que la transaction peut être exécutée entre les parties « com tot conveni privat », mais ne peut être l'objet d'un exequatur.
Le dispositif est le suivant (texte original en catalan et traduction fidèle) :
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« DECIDEIX — Desestimar la demanda d'exequàtur formulada per les societats S.L.S. i P. SA. — Sense fer especial condemna en costes processals. »
Extrait certifié — Reproduction verbatim
« DÉCIDE — De rejeter la demande d'exequatur formée par les sociétés S.L.S. et P. SA. — Sans faire d'especial cond
A la vila d'Andorra la Vella, el 10 de juny de 2010 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La societat S.L.S. i la societat P. SA, han formulat davant d'aquest Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, una demanda d'exequàtur d'una transacció judicial de data 17-08-04, atorgada entre les mateixes parts, davant dels Tribunals francesos.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin.
FONAMENTS DE DRET
I.- Resulta de les disposicions dels articles 19 de la Llei Qualificada de Justícia, 47 i 49 de la Llei Transitòria de Procediment Judicial, que el procediment d'exequàtur només es limita a les sentències civils estrangeres. És a dir que la resolució de la qual es demana l'execució al Principat ha d'ésser dictada o homologada per un tribunal estranger.
II.- En cas d'autes, es tracta no d'una resolució d'una jurisdicció estrangera, sinó d'un conveni transaccional, el qual no fou homologat per cap tribunal estranger.
En efecte, es desprèn de les proves que consten en autes, que per resolució de data 10-09-03, el tribunal mercantil de Paris va condemnar a la societat P. SA a pagar a la societat S.F., la quantitat de 771.500 EUR, més els interessos al 1,5% mensual a comptar del dia 30-07-01, així com la suma de 6.000 EUR. Contra aquesta decisió, la societat P. SA va formular recurs d'apel.lació davant la Cour d'Appel de Paris. En segona instància, les parts han formulat el conveni transaccional objecte de la present demanda d'exequàtur, i en mèrits d'aquest acord, la societat P. SA va desistir-se del seu recurs d'apel.lació, desestimant constatat pel Magistrat ponent de la Cour d'Appel. Per tant, malgrat les parts que sol·liciten l'exequàtur titllen a la transacció judicial, el cert és que de les proves que es troben en les actuacions en resulta que es tracta d'una transacció efectuada en el marc d'un procediment judicial, però no homologat per la Cour d'Appel, de manera que s'ha d'estar a la seva veritable natura i atendre a les consideracions següents.
III.- Si l'article 2052 del Codi Civil francès, estableix que la transacció té, entre les parts que la van signar, autoritat de la cosa jutjada, l'article 2044 del mateix codi precisa que es un contracte privat, i no es necessita per la seva eficàcia que sigui homologat per una jurisdicció. En conseqüència, si la transacció d'autes, es pot executar entre les parts, com tot conveni privat, a França, a Andorra, o en qualsevol altre país, no pot ser objecte d'exequàtur per no esser una resolució dictada o homologada per una jurisdicció estrangera.
El caràcter particular de l'afer determina de no fer especial imposició en costes.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
Desestimar la demanda d'exequàtur formulada per les societats S.L.S. i P. SA.
Sense fer especial condemna en costes processals.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.
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Revirements & Inflexions de Jurisprudence Détectés (2)
Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeLlei de seguretat social proclama que les prestacions de reembossament tenen per obj, art. 132
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:1999:3A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:6 (issue : confirmation), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Revirement de jurisprudenceCodi de Procediment Civil d'Andorra, art. 72
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:2003:18A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:38A (issue : cassation_totale), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (cassation_totale) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision 36/10.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), « STSJAD ANDORRA,…
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Korpus Éditorial, « STSJAD ANDORRA, a 10 de juny del 2010 - ROJ: STSJAD 163/2010 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-stsjad-11524443.
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Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 10 juin 2010 en matière de jurisprudence, au regard notamment de article 2052 del Codi Civil francès.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Date de validité
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Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 10 juin 2010 ?
Cette décision (STSJAD ANDORRA, a 10 de juny del 2010 - ROJ: STSJAD 163/2010) précise les conditions d'application de article 2052 del Codi Civil francès devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 1 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : article 2052 del Codi Civil francès.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 10 juin 2010 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de article 2052 del Codi Civil francès ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : A la vila d'Andorra la Vella, el 10 de juny de 2010 Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resol…
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
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Règle
Mobilisation de la norme de référence (article 2052 del Codi Civil francès (art. 2052)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : article 2052 del Codi Civil francès (art. 2052)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (10 juin 2010)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation_totale) tranchant le point de droit soulevé.
Source : STSJAD ANDORRA, a 10 de juny del 2010 - ROJ: STSJAD 163/2010
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté d'Andorre)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : article 2052 del Codi Civil francès.