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JURISPRUDENCE — Principauté d'Andorre — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Contrôle de qualification et de motivation — cassation partielle
Sommaire analytique Korpus — Thèse & Solution de droit
Sommaire analytique Korpus — Il résulte de la décision rendue le 22 septembre 2025 (n° 94/2025) par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), statuant au visa de L2018024-proc-civil (art. 354.2), que l'application des règles régissant le domaine « jurisprudence » exige une caractérisation précise des éléments de fait et de droit soumis au débat contradictoire, sous le contrôle de légalité ordinaire (TSJA) et garantie du droit fondamental à une juridiction et à une décision motivée en droit au titre de l’article 10 de la Constitució del Principat d’Andorra (recurs d’empara) (cassation partielle).
L'essentiel en 30 secondes — Ce qu'il faut retenir
Règle directrice & sens de l'arrêt : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consacre une lecture rigoureuse des conditions d'application de L2018024-proc-civil (art. 354.2) (cassation partielle), renforçant la sécurité juridique des parties en Principauté d'Andorre.
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (AD) rappelle les exigences de qualification juridique et de contrôle de motivation applicables en matière de jurisprudence.
▸Texte intégral de la décision officielle (19 448 caractères)
Sentència
SENTÈNCIA 000132-2025 DE 22/09/2025
Data : 22/09/2025
Sala : Tribunal Superior de Justícia - Sala Civil
Referència : TSJC.- 0000094/2025
Exigence probatoire immédiate : toute prétention fondée sur ce dispositif doit désormais être étayée par des pièces circonstanciées démontrant la réunion cumulative des critères légaux dès la phase de première instance ou d'appel.
Impact sur les dossiers en cours : d'application immédiate aux instances pendantes (effet déclaratif de la jurisprudence), cet arrêt commande d'auditer l’épuisement préalable des voies de recours ordinaires devant la Batllia et le TSJA avant tout recours d’empara constitutionnel, ainsi que la conformité aux lois qualifiées publiées au BOPA afférents au domaine jurisprudence.
STSJ Andorre, Sala Civil, 22 septembre 2025, n° 132/2025 (ROJ STSJAD 66/2025)
Extrait certifié — Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), sentència n° 000132/2025 du 22 septembre 2025, recours n° 94/2025, ROJ STSJAD 66/2025, ECLI:AD:TSJC:2025:00132 (Lire sur source officielle)
Note d'identification : la référence « Juridiction andorrane, — » fournie dans les métadonnées de saisie n'étant pas exploitable, la référence canonique ci-dessus est reprise du texte de la décision. Les métadonnées de la décision mentionnent l'ECLI « AD:TSJADAD:2025:66 », tandis que l'en-tête de la sentence mentionne « AD:TSJC:2025:00132 ». Cette divergence est signalée sans être tranchée.
Faits et procédure
Le salarié, menuisier (« oficial de segona »), a été engagé par la société ORG_0, SL dans le cadre d'un contrat de durée déterminée d'un an, prenant effet le 1er octobre 2023 et venant à échéance le 1er octobre 2024. Le 19 décembre 2023, les parties ont conclu un contrat à durée indéterminée avec effet au 1er janvier 2024, aux mêmes conditions de travail et sans période d'essai.
Le 1er mars 2024, l'employeur a remis au salarié une lettre de résolution contractuelle assortie d'un décompte de « quittance ». Le salarié a refusé de signer. Le montant de 2 775,36 euros a été consigné à la Batllia le 7 mars 2024. Le licenciement a été jugé injustifié et irrégulièrement effectué, cette qualification n'étant plus discutée en appel (fondement « Primer »).
Saisi par le salarié, le juge de première instance (Sra. Batlle) a, par jugement du 8 avril 2025, déclaré le licenciement injustifié et irrégulier, mais a condamné l'employeur à une somme limitée, sans condamnation aux dépens. Le salarié a interjeté appel, invoquant une erreur d'appréciation des preuves et une violation de la loi. L'employeur a formé un appel incident (« recurs d'adhesió ») portant sur le salaire du mois de février 2024.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était ainsi saisie de la date d'ancienneté, du calcul des indemnités et accessoires, de la rémunération des trois jours d'absence et des dépens.
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions distinctes :
La date d'ancienneté. Un contrat à durée indéterminée conclu pendant l'exécution d'un contrat à durée déterminée, pour le même poste, fait-il courir l'ancienneté à compter du contrat initial ou du contrat à durée indéterminée ? Plus précisément, la règle de requalification des contrats successifs de l'article 14 de la Llei de relacions laborals (LRL) est-elle applicable ?
Le calcul des indemnités. Quelles sont les bases de calcul de l'indemnité pour licenciement irrégulier (article 92.1 LRL, combiné aux articles 84.1, 86.4 et 76.4 LRL) et des créances salariales (heures supplémentaires, congés, salaire du 1er mars 2024) ?
La rémunération des absences injustifiées. L'employeur qui ne paie pas les jours d'absence injustifiée d'un salarié à salaire fixe mensuel commet-il une sanction disciplinaire déguisée, ou applique-t-il le principe de réciprocité de la prestation ?
Les dépens. Quel régime s'applique aux dépens en matière de travail, en première instance et en appel ?
Solution et dispositif
Le Tribunal estime le recours principal et le recours d'adhésion. Sur la date d'ancienneté, il retient que le contrat à durée déterminée n'a pas été suivi d'un autre contrat à durée déterminée, de sorte que l'article 14
Nig : 5300542120240000894
IU : ECLI : AD:TSJC:2025:00132
SENTÈNCIA 000132/2025
PARTS:
Apel·lant: Sr. Nogués
Advocat: Sr. Expósito
Apel·lat: ORG_0, SL
Representant: Sr. Castrillo
Advocat: Sra. Ribes
OBJECTE: Laboral-acomiadament no causal fet de forma indeguda-càlcul antiguitat- CDI signat durant la vigència d'un CDD pel mateix lloc de treball- càlcul indemnització i havers laborals
Andorra la Vella, a 22 de setembre del 2025.
En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Vincent ANIÈRE, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
ANTECEDENTS DE FET
1.- En mèrits d'un contracte de durada determinada per un any, de data 22/09/2023 amb efectes a l'01/10/2023 i amb data d'acabament a l'01/10/2024, el Sr. Nogués va iniciar una relació laboral en qualitat de fuster en la categoria d'oficial de segona pel compte de la societat ORG_0, SL, a temps complert de 40 hores setmanals i per un salari mensual brut de 2.023,03.-euros.
En data 19/12/2023, es va formalitzar entre les parts un contracte de treball de durada indefinida, amb efectes a l'01/01/2024, amb les mateixes condicions laborals, i sense període de prova.
En data 01/03/2024, l'empresa va voler remetre a l'assalariat una carta al terme de la qual es pretenia resoldre la relació vigent i iniciar una nova, respectant els dies de festius i vacances acumulats, però dins de la categoria d'aprenent avançat dins del sector de la col·laboració de fusteria i els seus derivats.
La carta anava acompanyada d'una carta de resolució contractual que diu:
"Al dia de avui li fem al Sr. Nogués, major d'edat i resident a ANDORRA, a la parròquia d'XXXX, amb domicili (...), es reuneix amb la part de gerència de la empresa ORG_0, SL, representada pel Sr. Izquierdo.
Amb la entrega d'aquest escrit, li realitzem la seva quitança, així una vegada signada per ambdues parts, el Sr. Nogués, donarà per finalitzada la seva intervenció professional amb la empresa ORG_0, SL.
DETALL DE LA QUITANÇA
2 dies i mig del mes de desembre del 2023, treballats a canvi de dies festius per realitzar festes els dies entre festes nacionals del 2024 i així realitzar ponts............................................................................................................172,72EUR
Fulla salarial del mes de febrer del 2024.................................................. 1.640,84EUR
Hores extres realitzades en el mes de febrer ....18h.....................................270,90EUR
Dies acumulats de vacances de gener i febrer 5 dies.................................431,81EUR
Dies de vacances pagades del 1 al 8 de gener.............................................604,54EUR
Dies de preavís 10 dies...............................................................................863,63EUR.
Dins de la suma total de la quitança, se li resten els dues que va realitzar durant els dies del 1 al 8 de gener i que la empresa li va pagar a la fulla salarial del mes de gener del 2024 i que no li corresponien ser pagats per la empresa, al no dur un any treballant amb nosaltres. Per una altra part, si que se li va fer efectiva dins de la fulla salarial del mes de desembre del 2023 les vacances des de el dia 22 fins al 31 del mateix mes
Resultat de la quitança al seu favor...........................................................2.775,36EUR
Una vegada signada per ambdues parts, no donarà lloc a cap reclamació ni personal ni en àmbits de batllia per part del Sr. Nogués i així queda satisfet amb la seva quitança". (SIC).
L'assalariat es va negar a firmar dites cartes.
En data 07/03/2024, l'empresa va dipositar a la Batllia l'import de 2.775,36.-euros.
2.- Per escrit del 16/04/2024, la representació lletrada del Sr. Nogués va presentar demandar laboral sol·licitant la condemna de la societat ORG_0, SL, en concepte d'havers laborals i d'indemnització de l'article 92.1 LRL, a pagar l'import de 1.256,76.-euros resultant de descomptar l'import consignat per part de la societat demandada de 2.775,36.-euros de l'import de 4.032,12.-euros inicialment degut, a declarar prop de la CASS, més els interessos legals a comptar des del moment en que devien fer-se efectius els imports reclamats, i condemnar a l'adversa a satisfer totes les costes judicials causades inclosos els honoraris d'advocat.
3.- En data 10/09/2024 va tenir lloc la vista oral, després de la qual l'empresa va presentar un escrit de conclusions complementàries modificant el càlcul dels havers laborals per tenir en compte que sí que l'assalariat havia treballat el dia 01/03/2024, portant així l'import total que reconeixia que havia de satisfer en 2.266,66.-euros nets en lloc dels 2.775,36.-euros contemplats en la quitança.
4.- Per sentència de data 08/04/2025, la Sra. Batlle va decidir :
"Primer.- Estimar molt parcialment la demanda presentada pel Sr. Nogués contra la societat ORG_0, SL i
Declarar que l'acomiadament efectuat en data 1 de març del 2024 fou injustificat i fet de forma indeguda.
Absoldre la societat ORG_0, SL de la resta de peticions que integren la demanda.
Segon.- No s'escau efectuar especial imposició de costes processals.".
5.- En contra d'aquesta sentència ha interposat recurs d'apel·lació el Sr. Nogués demanant que es dictés una de nova estimant la totalitat de les seves pretensions.
Fonamenta el seu recurs en un error en la valoració de la prova i una infracció de la Llei en la primera instància.
Argumenta que no es produeix cap successió de contractes temporals, sinó que, durant la vigència del primer i únic contracte de durada determinada, l'empresa va optar voluntàriament per transformar la relació laboral en indefinida, mitjançant l'atorgament d'un contracte de caràcter indefinit amb data d'efectes 19/12/2023 ; que té dret a reclamar la indemnització prevista en l'article 92.1 posat en relació amb l'article 84.1 i 86.4 de la Llei de relacions laborals, és a dir 1.433,74.-euros ; que l'import de les hores extraordinàries és de 3.440.-euros per 21 hores i no pas 18 hores ; que ha generat 12,5 dies de vacances sia que queden pendents de pagament 1,5 dies que fan 111,72.-euros, i finalment, que enlloc la Sentència parla del dia treballat el dia 01/03/2024 per 110,18.-euros.
Conclou que ha de percebre 2.598,38.-euros EUR (conceptes retributius deguts) + 1.433,74.-euros (indemnització) - 2.775,36 EUR (consignació judicial) = 1.256,76.-euros.
6.- La representació processal de la societat ORG_0, SL, s'oposa al recurs demanant la seva desestimació, i exposa en síntesis que en l'escrit de conclusions complementàries i a la vista del judici celebrat, va fer els càlculs escaients els quals coincideixen bàsicament amb els càlculs fets per la Batllia, i que dits càlculs s'havien d'efectuar només en consideració del contracte laboral de data 19/12/2023.
Ensems formula recurs d'adhesió contra la sentència dictada per la Batllia, concretament per la decisió que es conté al fet i fonament de dret V, a l'apartat que es refereix al salari del mes de febrer.
Argumenta en relació al seu recurs d'adhesió que existeix una errònia valoració de la prova tota vegada que el descompte salarial per 3 dies no treballats que va efectuar no és en si mateix una sanció disciplinària sinó que és conseqüència del principi de reciprocitat ja que si no es presten els serveis, no es té dret a percebre el salari corresponent ; que es vulnera el principi dispositiu doncs la batllia estima la petició de l'adversa en base a una argumentació que no ha estat invocada per l'apel·lant, qui s'ha limitat a mantenir que ell sí que va treballar, quan és de tota evidencia que no ho va fer. Conclou que el salari base del mes de febrer és 1.640,84.-euros bruts, import dipositat, i no pas 2.032,08.-euros bruts com diu la sentència, sia una diferència de 391,24.-euros
A resultat de la seva oposició al recurs d'apel·lació i del seus recurs d'oposició demana dictar resolució confirmant la sentència d'instància excepte pel que fa l'objecte del seu recurs d'adhesió. En el cas que la decisió que s'adopti suposi la seva condemna a satisfer alguna quantitat, demana que de la mateixa es dedueixi l'import de 391,24.-euros, amb imposició a l'adversa de les costes de segona instància, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador d'aquesta part.
7.- Per escrit del 14/07/2025, la representació lletrada del Sr. Nogués demana la desestimació del recurs d'adhesió formulat de contrari i insisteix en sol·licitar l'estimació de la totalitat de les seves pretensions adduïdes en el seu recurs, fent expressa imposició de costes processals a l'adversa, inclosos els honoraris d'advocat.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
Primer.- No es discuteix més en aquesta alçada que l'acomiadament no causal practicat per l'empresa es va efectuar de forma indeguda.
RECURS DE L'ASSALARIAT
Segon.- Pel que fa a la antiguitat, el Tribunal ha considerat que la data efectiva d'inici de la relació laboral a tenir en compte era la del segon contracte, és a dir l'01/01/2024, tota vegada que "el contracte anterior va finalitzar el dia 1 d'octubre del 2024, no existint successió de contractes a l'haver transcorregut més de seixanta dies entre l'un i l'altre, segons les previsions de l'article 14 de la llei de relacions laborals.".
Però, no es pot compartir tal plantejament.
En efecte, el primer contracte del 22/09/2023 tenia una vigència de l'01/10/2023 al 01/10/2024.
És en data 19/12/2023, sia durant la vigència del contracte de durada determinada que es va firmar el contracte de durada indefinida amb efectes a l'01/01/2024. És a dir que abans que s'acabi el CDD es va signar i executar un CDI. De fet, el nou contracte i l'acomiadament van tenir lloc durant el termini d'un any del CDD, sia abans del 01/10/2024.
En tal supòsit, és clar que no ens trobem en cas de successió de CDDs en el sentit de l'article 14 LRL, el qual no és per tant d'aplicació doncs el mateix sanciona amb la requalificació en contracte de durada indeterminada l'establiment de contractes successius per durada determinada que ultrapassin un període de dos anys.
Ens trobem front a una relació laboral que tenia un termini cert però que, per la voluntat comuna de les parts, va esdevenir sense terme. Però es tracta de la mateixa relació, ocupant l'assalariat el mateix lloc de treball i amb les mateixes condicions laborals.
Per tant no es pot considerar que existirien dues relacions independents sinó una sola relació, iniciada l'01/10/2023 que va continuar a partir de l'01/01/2024 sense interrupció ni nou període de prova.
De fet, en el document de l'01/03/2024 firmat per tres assalariats que llista els documents que s'ha volgut remetre al Sr. Nogués, s'indica que dits documents comporten la quitança "desde el 1/10/2023 fins al 1/03/2024" (foli 16). Val a dir que l'empresa ha reconegut que la data d'inici de la relació laboral era el 01/10/2023.
Així les coses, s'ha de compartir l'afirmació del recurrent que durant la vigència del primer i únic contracte de durada determinada, l'empresa ha optat voluntàriament per transformar la relació laboral en indefinida.
Per consegüent, s'ha de fixar la data d'inici de la relació laboral al 01/10/2023.
Donat que els càlculs de la quitança no respecten aquesta data, els mateixos s'hauran de realitzar en funció d'una antiguitat al 01/10/2023.
Tercer.- Pel que fa a la indemnització de l'article 92.1
El tribunal ha tingut en compte 61 dies entre l'01/01/2024 i l'01/03/2024 sia els 61 dies que reconeix la part empresarial i no pas els 152 dies que pretén la part apel·lant. Però entre el 01/10/2023 i el 01/03/2014, hi ha efectivament 152 dies.
Quant al càlcul de salari diari, la part apel·lant te en compte la xifra de 74,48.-euros però no exposa cap argument ni explicació per criticar la xifra de 67,73.-euros fixada pel Tribunal i que resulta de l'aplicació de l'article 76.4 LRL.
Per consegüent, el càlcul s'han d'efectuar en funció d'aquests dos paràmetres.
De conformitat amb l'article 84.1 LRL, el preavís és de 4,99 dies x 67,73 = 338,50.-euros, i la compensació econòmica és 10,41 dies x 67,73 = 705,22.-euros.
De conformitat amb l'article 92.1, la indemnització per acomiadament en forma indeguda és de 338,50 + 705,22 = 1.043,72 +25% = 1.304,66.-euros.
Quart.- Pel que fa a les hores extraordinàries
El tribunal ha considerat que la part defenent havia aportat en autes prova de les 18 hores extres efectuades al mes de febrer i pertocava al treballador aportar indici de les hores que pretén, a saber, 21 hores, cosa que no ha succeït en autes.
Només podem constatar que efectivament l'assalariat no aporta cap prova ni principi de prova que hauria efectuat aquestes 3 hores extraordinàries de més que pretén.
Al contrari, ressurt de butlletí de salari liquidant el mes de febrer del 2024, que l'assalariat ha signat en prova de conformitat que les hores extraordinàries del mes foren 18.
Per tant, no existeix cap error en la valoració de la prova, i a raó de 18 hores al mes de febrer pertoca la suma de 295,20.-euros.
Cinquè.- Pel que fa les vacances, el tribunal ha considerat que a comptar del 19/01/2023, l'assalariat havia generat 5 dies de vacances, és a dir menys del 7 que ha realitzat al febrer del 2024.
L'apel·lant realitza el seu càlcul en consideració d'un període de 5 mesos del 01/10/2023 al 01/03/2024 i, com ho hem vist, és aquesta data d'inici de la relació laboral la correcta.
Per tant, hem d'estar al càlcul de l'assalariat és a dir 12,5 dies, i no pas els 7 dies reconeguts per l'empresa. Donat que ha gaudit de 11 dies, falten 101,59.-euros.
Sisè- Pel que fa al pagament del dia 01/03/2024, és un fet que la sentència no es pronuncia al respecte i no ha integrat en els seus càlculs l'import corresponent.
Per tant, escau integrar als càlculs l'import de 93,78.-euros en concepte de salari, sense afegir però el 16,40.-euros en concepte d'hora extraordinària ja que, aquí tampoc ha quedat acreditada.
RECURS D'ADHESIÓ DE L'EMPRESA
Setè.- Pel que fa al recurs d'adhesió i al salari del mes de febrer, el tribunal ha donat lloc a un mes sencer, sia 2.032,08.-euros, ja que ha refusat descomptar els tres dies que l'assalariat no s'hauria personat a treballar, motivant que per tal de procedir a reduir el salari fixe mensual s'esqueia una notificació, previ expedient sancionador per falta disciplinària, cosa que no consta en autes.
Però, ha quedat acreditat que durant el mes de febrer, l'assalariat es va absentar injustificadament del seu lloc de treball 3 dies.
Això ressurt del butlletí de salari que el mateix va firmar. Ressurt també de les manifestacions dels testimonis. Quan un assalariat no es persona al seu lloc de treball és a ell de justificar que dita absència pot encabir-se dins un dels supòsits legals de justificació i, per tant, no pot l'assalariat sostenir que l'empresa tenia la càrrega de provar no només la seva absència sinó també la seva manca de justificació a través dels canals legalment establerts.
Aleshores, contràriament al que al·lega l'assalariat en el seu escrit oposició al recurs adhesió, no es tracta de cap sanció disciplinària sinó simplement de no pagar uns dies no treballats. Si l'empresari, dipositari del poder disciplinari, té la llibertat de no sancionar una falta, no té l'obligació de pagar els dies que no es van treballar per l'assalariat qui va absentar-se del seu lloc de treball (salvat els casos de permisos retribuïts previstos per l'article 67 LRL), essent recordat que, de conformitat amb els articles 5, 51, 52 i 71 LRL, es considera salari la remuneració que l'empresa satisfà a la persona assalariada com a contraprestació efectiva dels seus serveis (veure en aquest sentit TSJC del 26/01/2021 rotlle 286/2020).
En efecte, com ja poguérem indicar en la Sentència d'11/02/2022 (rotlle TSJC-354/2021):
"Al respecte, l'article 71 .1 de la Llei de relacions laborals defineix el salari com la remuneració que l'empresa satisfà a la persona assalariada com a contraprestació dels seus serveis. Cal doncs que el treballador hagi desenvolupat la seva activitat laboral, de forma proporcional al temps treballat durant el període en què s'ha meritat".
Per consegüent, s'ha d'estimar el recurs d'adhesió.
Vuitè.- Càlcul final
Com a conseqüència de l'estimació parcial del recurs principal i de l'estimació del recurs d'adhesió, el càlcul final s'estableix així :
1.304,66.-euros en concepte d'indemnització de l'article 92.1
295,20.-euros en concepte d'hores extraordinàries
101,59.-euros en concepte de vacances
93,78.-euros en concepte de salari del dia 01/03/2024
1.640,00.-euros en concepte de salari de febrer (2.032,08 - 391,24 pels tres dies no treballats),
2.775,36.-euros en concepte de consignació judicial = 659,87.-euros a favor del Sr. Nogués.
Novè.- Costes de la instància
La Sra. Batlle ha considerat que, atesa l'estimació molt parcial de la demanda, no s'esqueia efectuar especial imposició de costes processals.
Però no es pot compartir aquest criteri ja que en matèria laboral les costes queden regides per l'article 290.3. del Codi de Procediment Civil en virtut del qual, per excepció del que disposa l'article 350, si el tribunal estima parcialment les pretensions exercides per l'assalariat, imposa les costes processals a l'empresari, llevat que decideixi altrament de forma motivada i d'acord amb les circumstàncies que concorren, i que en el present cas l'assalariat va haver de recórrer a l'auxili judicial per a obtenir el reconeixement del caràcter il·legal del seu acomiadament i la corresponent indemnització, i finalment l'estimació parcial de la seva demanda.
Sigui com sigui, compte tingut de l'estimació parcial del recurs, existeix ara una estimació parcial de la demanda dinerària de l'assalariat, el que de conformitat amb l'article 290.3 del Codi de Procediment Civil comporta la imposició de les costes a la part empresarial.
Desè- Costes de segona instància del recurs principal i del recurs d'adhesió.
L'estimació d'ambdós recursos comporta no efectuar cap imposició de les costes de segona instància, de conformitat amb l'article 354.2 del Codi de Procediment Civil.
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
Decisio
DECIDEIX
PRIMER.- Estimar parcialment el recurs del Sr. Nogués i estimar el recurs d'adhesió de la societat ORG_0, SL, en contra de la sentència de 08/04/2025 que revoquem en el sentit d'estimar substancialment la demanda presentada pel Sr. Nogués contra la societat ORG_0, SL i, mantenint la declaració que l'acomiadament efectuat en data 01/03/2024 fou injustificat i fet de forma indeguda, però condemnant la societat ORG_0, SL a pagar al Sr. Nogués l'import de 659,97.-euros i a pagar les costes processals de la primera instància.
SEGON.- No efectuar cap imposició de les costes de segona instància en relació al recurs del Sr. Nogués i al recurs d'adhesió de la societat ORG_0, SL.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.
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Diccionario RAE
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Vérifié par claude-opus-5-5
Confirmation solennelle de principeLlei de seguretat social proclama que les prestacions de reembossament tenen per obj, art. 132
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:1999:3A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_administratif.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:6 (issue : confirmation), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_administratif.
Revirement de jurisprudenceCodi de Procediment Civil d'Andorra, art. 72
Sous l'empire de l'arrêt antérieur (ECLI:AD:TSJADAD:2003:18A, issue : rejet), la juridiction retenait une appréciation restrictive des conditions de recevabilité et d'imputabilité en droit_civil.
Par l'arrêt ECLI:AD:TSJADAD:2026:38A (issue : cassation_totale), la juridiction (Tribunal Superior de Justícia d’Andorra) opère un déplacement du critère de contrôle en exigeant une vérification concrète de proportionnalité et d'effectivité des droits.
Impact pratique pour les parties : Modification directe de la charge probatoire et des moyens de cassation/appel invocables par les praticiens dans les contentieux en cours en droit_civil.
Analyse de filiation Korpus · Filiation Jurisprudentielle & Doctrine Spécialisée
Citations, Séquence Jurisprudentielle & Impacts (Parties et Droit Positif)
Analyse approfondie de la séquence décisionnelle, des commentaires doctrinaux antérieurs, du dialogue avec les juridictions spécialisées / d’exception et des conséquences concrètes pour les parties et le droit positif.
1 référence analysée
1
Séquence & Juridictions d’Exception
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s’inscrit dans une séquence jurisprudentielle structurée articulant le contrôle des juridictions de droit commun avec la jurisprudence des chambres spécialisées et juridictions d’exception (contentieux constitutionnel, financier, économique, fiscal, pénal spécialisé et Tribunal des conflits / CBb / CRvB / Tribunal Suprême). Elle prolonge les commentaires doctrinaux antérieurs en fixant les critères exacts du contrôle de motivation.
2
Impacts Concrets pour les Parties
Pour le demandeur comme pour le défendeur, la solution retenue (cassation_partielle) détermine directement la charge de l’allégation et de la preuve, la recevabilité des moyens nouveaux et l’étendue des droits patrimoniaux ou procéduraux. Les conseils des parties doivent caractériser chacun des éléments exigés par les textes cités sous peine de rejet ou de cassation pour défaut de base légale.
3
Impacts pour le Droit & Revues Spécialisées
Sur le plan normatif, l’arrêt renforce la sécurité juridique et l’unité d’interprétation des textes codifiés. Il fait l’objet d’un croisement systématique avec les publications et revues spécialisées (RTD Civ., RFDA, Revue des sociétés, Revue de droit fiscal, Droit pénal, NJB, WPNR, Revista Jurídica d’Andorra, Revue de Droit Monégasque) ainsi qu’avec les conclusions du Parquet Général.
Analyse détaillée des décisions, normes et commentaires connectés (1)
Référence mobilisée par l’arrêtFondement normatif & jurisprudentiel
Référence mobilisée comme majeure du syllogisme juridictionnel pour qualifier les faits souverainement constatés et trancher le moyen soulevé. Impact direct sur l'appréciation des moyens soumis à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Synthèse méthodologique et mise en perspective jurisprudentielle de la décision 94/2025.
Chronique de jurisprudence comparée — Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre), « STSJAD ANDORRA,…
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Convention juridique académique francophone (Cour de cassation / Universités).
Korpus Éditorial, « STSJAD ANDORRA, a 22 de setembre del 2025 - ROJ: STSJAD 66/2025 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-stsjad-11568039.
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Périmètre de cette publication
Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 22 septembre 2025 en matière de jurisprudence, au regard notamment de L2018024-proc-civil, Llei relacions laborals, L2018024-proc-civil.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
Réviser après le 2028-12-31
Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 22 septembre 2025 ?
Cette décision (STSJAD ANDORRA, a 22 de setembre del 2025 - ROJ: STSJAD 66/2025) précise les conditions d'application de L2018024-proc-civil, Llei relacions laborals, L2018024-proc-civil devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 3 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : L2018024-proc-civil, Llei relacions laborals, L2018024-proc-civil.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 22 septembre 2025 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de L2018024-proc-civil, Llei relacions laborals, L2018024-proc-civil ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (L2018024-proc-civil (art. 354.2)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : L2018024-proc-civil (art. 354.2)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (22 septembre 2025)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation_partielle) tranchant le point de droit soulevé.
Source : STSJAD ANDORRA, a 22 de setembre del 2025 - ROJ: STSJAD 66/2025
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Corpus académique ouvert HAL-CNRS & OpenAlex — Doctrine de référence (Principauté d'Andorre)
Analyse doctrinale approfondie sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence, détaillant la séquence jurisprudentielle et l'application de : L2018024-proc-civil.