OTBAT, Penal, 18 de gener del 2024 (ROJ : OTBAT 1554/2024 ; ECLI:AD:TBATAD:2024:1554)
Décision commentée : OTBAT, Penal, 18 de gener del 2024, ROJ : OTBAT 1554/2024, ECLI:AD:TBATAD:2024:1554 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision rendue par la Batllia d'Andorre, siégeant en garde à vue (Tribunal de Guàrdia), le 18 janvier 2024, est une ordenança penal (ordonnance pénale). Elle porte sur des faits survenus dans la nuit du 17 au 18 janvier 2024. Vers 2 h 38, les agents du Service de police sont intervenus dans un établissement de nuit à la suite d'une bagarre signalée à l'intérieur. Selon les constatations rapportées, les images de vidéosurveillance montrent que le prévenu, maintenu par des tiers, a frappé la victime à la tête avec un verre.
Le rapport médical établi par les urgences de l'hôpital de référence fait état de plaies incisi-contuses au crâne nécessitant cinq agrafes chirurgicales, complétées par des steri-strips. Le pronostic est qualifié de « poc greu » (peu grave) et des soins médicaux ultérieurs sont requis. Le dossier mentionne également que le prévenu se serait lui-même blessé à la suite du coup porté, sans que la décision ne tranche davantage ce point.
Le casier judiciaire du prévenu comporte des annotations défavorables, qui ne sont pas prises en compte pour la récidive. La procédure a suivi la voie de l'ordonnance pénale, après consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
Question de droit
La décision soulève trois questions.
La première concerne la qualification pénale. Il s'agit de déterminer si les faits relèvent du délit majeur de lésions dolosives, prévu à l'article 115.2 du Code pénal, en raison de l'utilisation d'un objet ou d'un moyen susceptible de causer la mort ou des lésions plus graves. Les considérants I et II retiennent cette qualification et la responsabilité pénale du prévenu en qualité d'auteur, en l'absence de circonstance modificative ou de réduction qualifiée.
La deuxième porte sur la responsabilité civile issue de l'infraction. Le considérant III rappelle que, selon l'article 90 et suivants du Code pénal, l'auteur d'une infraction est tenu civilement lorsque des dommages et préjudices en résultent. Il convient de déterminer si le juge de l'ordonnance peut fixer immédiatement cette responsabilité et les montants indemnitaires.
La troisième est procédurale. Elle consiste à savoir dans quelle mesure l'ordonnance pénale peut statuer sur ces points, ou s'il faut en différer la détermination à la phase d'exécution, en application de l'article 163 du Code de procédure pénale et de l'article 238 du même code (considérants IV et V).
Solution et dispositif
Le juge déclare le prévenu responsable pénalement et le condamne. Il retient que la responsabilité civile ne peut être fixée dans le cadre de l'ordonnance et renvoie sa détermination à la période d'exécution. Le dispositif, traduit fidèlement du catalan, énonce :
« Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'égard du préven