Batllia d'Andorre-la-Vella, ordonnance pénale, 29 février 2024 (OTBAT 1151/2024)
Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vella, ordonnance pénale du 29 février 2024, ROJ : OTBAT 1151/2024 – ECLI:AD:TBATAD:2024:1151 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision rendue par la batllia d'Andorre-la-Vella, en qualité de juge de garde, concerne une ressortissante espagnole, non résidente au Principat, dénommée Sancho dans le texte. Selon les constatations policières, celle-ci a été contrôlée le jour précédent, vers 20 h 20, lors de l'inspection de sécurité précédant son accès au festival Snowrow, sur le parking du Cubil. Elle était porteuse, dans la poche de son pantalon, d'un emballage contenant une poudre blanche. Le réactif IDENTA, appliqué sur place, a donné un résultat positif à la cocaïne, pour un poids brut de 0,8 gramme.
Il ressort du registre des antécédents pénaux qu'aucun antécédent n'est inscrit à son nom. Le dossier mentionne en outre une consultation préalable du ministère public et du conseil de garde, conduite sur le fondement de l'article 164 du Code de procédure pénale.
Le juge a estimé les faits constitutifs d'un délit mineur d'introduction et de possession de drogue toxique pour consommation personnelle. Il a prononcé une condamnation par voie d'ordonnance pénale, procédure qui permet de statuer sans audience sur des infractions de faible gravité. La décision se présente ainsi comme une résolution rapide, rendue dans le cadre d'une permanence judiciaire.
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première porte sur la qualification pénale. Il s'agissait de déterminer si la détention d'une quantité modeste de cocaïne, destinée à la consommation personnelle, relève du délit mineur prévu à l'article 284.1 du Code pénal. Le juge retient cette qualification et constate l'absence de circonstances modificatives de responsabilité. Le texte ne précise pas la teneur exacte de l'article 284.1 ni les critères quantitatifs retenus pour distinguer la consommation personnelle d'un trafic (non précisé dans la décision).
La seconde question est d'ordre procédural et pratique : il s'agit de savoir quelles mesures accessoires accompagnent la condamnation. Sont en cause la destruction des objets saisis, le sort de la détention, la répartition des frais et la publicité de la condamnation. Ces points relèvent des articles 70 du Code pénal, 163, 164, 165 et 177 du Code de procédure pénale, cités dans les motifs.
Solution et dispositif
Le juge reconnaît la responsabilité pénale de l'intéressée en qualité d'auteur et prononce les mesures suivantes. La traduction ci-dessous est fidèle au texte catalan original.
« Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'égard de Sancho.
Deuxième