ROJ OTBAT 1691/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1691)
Décision commentée : Batllia d'Andorre (Andorra la Vella), ordonnance pénale du 8 mars 2024, ROJ OTBAT 1691/2024 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision a été rendue par la batlle Stéphanie Garcia Garcia, saisie en qualité de juge de garde. Elle concerne une ressortissante espagnole, non résidente en Principauté, arrêtée lors du contrôle de sécurité précédant l'accès au festival Snowrow, sur le parking du Cubil. Selon les constatations rapportées, la personne détenue était en possession d'une pastille placée dans son porte-monnaie.
Les agents ont soumis ce produit au réactif IDENTA, dont le résultat s'est révélé positif à l'ecstasy. Le poids brut est mentionné comme étant de 0,5 gramme. Le casier judiciaire consulté ne révèle aucun antécédent pénal. Une consultation préalable a été menée auprès du ministère public et de la représentation lettrée de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
La décision est une ordonnance pénale (ordenança penal). Elle ne résulte donc pas d'un débat contradictoire à l'audience, mais d'une décision rendue sur dossier par le juge de garde. Elle est qualifiée de « ferme et exécutoire », sous réserve de l'opposition prévue à l'article 165 du Code de procédure pénale. La décision ne mentionne pas l'existence d'une opposition formée à ce jour.
Question de droit
Deux questions se posent à la lecture du texte.
La première porte sur la qualification pénale. Il s'agit de savoir si la détention d'une substance stupéfiante, en l'occurrence de l'ecstasy, pour un usage personnel constitue le délit de « possession et consommation de drogue toxique pour usage propre » de l'article 284.1 du Code pénal, et si ce délit doit être qualifié de délit mineur. Le juge retient que « els fets esmentats són constitutius d'un delicte menor de possessió i de consum de droga tòxica pel propi consum, previst i penat a l'article 284.1 del Codi penal ». La décision ne reproduit toutefois pas le contenu de cette disposition et ne développe aucun raisonnement sur les éléments constitutifs, notamment sur la distinction entre usage personnel et trafic.
La seconde porte sur les conséquences pénales et accessoires. Il s'agit de déterminer la peine applicable en l'absence de circonstances modificatives, les modalités de l'exécution, ainsi que le sort des objets saisis. Le juge s'appuie à cet égard sur les articles 70 du Code pénal et 177 du Code de procédure pénale, ainsi que sur l'article 163 du Code de procédure pénale, sans en préciser la teneur dans la décision.
Solution et dispositif
Le juge déclare la détention gouvernementale sans effet, condamne la prévenue et ordonne les mesures accessoires. Le dispositif est reproduit ci-après dans une traduction fidèle du catalan :
« Primer. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de Elías.
Segon. Condamner Elías, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur de possession et de consommation de drogue toxique pour usage propre, prévu et réprimé par l'article 284.1 du Code pénal, sans qu'existent de circonstances modificatives de la responsabilité pénale, à la peine d'un (1) mois d'arrêt domiciliaire conditionnel, avec un délai de suspension de la condamnation de deux (2) ans, et à une peine d'amende d'un montant de cinq cents euros (500 EUR).
Tercer. Condamner Elías au pa