OTBAT 1456/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1456)
Décision commentée : OTBAT 1456/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1456) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI). Les informations absentes du texte sont signalées.
Faits et procédure
La décision est une ordonnance pénale (ordenança penal) rendue le 1er mai 2024 par la Batllia d'Andorra la Vella, sous la signature de la Batlle Berta Hidalgo Oziel. Le recours est enregistré sous le numéro 403/2024.
Les faits, tels que relatés dans les antécédents, se sont produits le 30 avril 2024, vers 17 h 55, lors d'une ronde préventive de la police à Pas de la Casa. Les agents ont observé un homme, de nationalité étrangère, marchant avec des sacs blancs. Interpellé après plusieurs injonctions (« Alto policia! »), l'intéressé était dépourvu de documents d'identité et transportait cinq sacs plastiques contenant du tabac.
Au poste de la frontière de Pas de la Casa, il a déclaré son identité sous la mention « persona indocumentada ». La vérification dactyloscopique, effectuée par l'appareil SAID, a donné un résultat positif. Elle a révélé l'existence d'une ordonnance d'expulsion administrative de trois ans, prise par le ministère de la Justice et de l'Intérieur le 15 septembre 2021, notifiée au Butlletí Oficial del Principat d'Andorra le 21 septembre 2021, puis notifiée personnellement le 27 mai 2023. Le texte indique qu'elle demeure en vigueur jusqu'au 12 octobre 2024.
Le casier judiciaire ne comporte aucune mention défavorable. La procédure a fait l'objet d'une consultation préalable du Ministère public et de la représentation de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (CPP).
La décision ne précise pas la nature exacte de la détention (durée, lieu, conditions) ni l'identité complète de la personne poursuivie, qui est anonymisée dans le texte (« Blasco »).
Question de droit
Deux questions se dégagent du texte.
La première est qualificative : le fait de ne pas être en possession de documents d'identité, de ne pas se conformer aux injonctions des agents de police et de se trouver sous le coup d'une mesure d'expulsion administrative en vigueur constitue-t-il le délit mineur de désobéissance grave à l'autorité prévu à l'article 397 du Code pénal ? Le texte ne retient pas expressément chacun de ces éléments comme constitutif de l'infraction. Il se borne à affirmer que « els fets esmentats són constitutius » du délit, sans motivation détaillée.
La seconde est relative à la sanction : la peine d'arrêt domiciliaire ferme peut-elle être substituée par une peine d'expulsion du territoire, en application de l'article 65.3 du Code pénal, et dans quelles conditions ? Le texte renvoie aux articles 61 et suivants relatifs à la suspension de la peine, sans exposer le raisonnement qui conduit à la substitution.
Solution et dispositif
Le juge retient la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur, en l'absence de circonstances modificatives de responsabilité (art. 56 du Code pénal). Il prononce la condamnation suivante, reproduite ici dans la langue d'origine et en traduction fidèle :
« Segon. Condemnar a Blasco com autor responsable d'un delicte menor de desobediència greu a l'autoritat, tipificat i penat a l