OTBAT 1666/2024 (Batllia d'Andorre, 11 août 2024)
Décision commentée : Batllia d'Andorre, ordonnance pénale du 11 août 2024, OTBAT 1666/2024, ECLI:AD:TBATAD:2024:1666 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir du titre et de l'identifiant ECLI figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Dans la nuit du 10 au 11 août 2024, un accident de la circulation survient sur la route générale 4, au point kilométrique 3.700. Selon le rapport du Service de police, les agents sont alertés à 23 h 25 et arrivent sur les lieux à 23 h 36. Ils constatent la présence d'un conducteur, seul occupant d'un véhicule Renault Mégane immatriculé en Andorre, qui se tenait près du véhicule accidenté. Le conducteur, identifié comme M. Nogués, ressortissant français né en 1997, refuse l'assistance des services de secours.
Un test d'alcoolémie est réalisé à l'aide d'un éthylotest portatif de précision. Il révèle un taux de 1,28 gramme d'alcool par litre de sang. Le casier judiciaire ne mentionne aucun antécédent pénal à l'égard de l'intéressé.
La procédure suivie est une procédure simplifiée d'ordonnance pénale, prononcée par le Batlle de garde (M. Manuel Santolària Besolí) à Andorre-la-Vieille le 11 août 2024 à 13 h 00, dans le cadre du dossier de garde n° XXXX. Le texte mentionne une consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale. Il vise également les articles 163 et suivants du même code, ainsi que l'article 165 relatif à la communication au casier judiciaire et aux voies de recours.
Il convient de relever qu'un résumé généré automatiquement figure dans les métadonnées de la base. Il ne fait pas partie de la décision et n'a pas été retenu comme source dans la présente analyse.
Question de droit
La décision soulève deux questions distinctes.
La première est d'ordre substantiel : les faits constatés entrent-ils dans les prévisions de l'article 268.1 du Code pénal, qui réprime comme délit mineur la conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 gramme par litre de sang ? Le juge doit alors apprécier si les éléments recueillis suffisent à retenir la responsabilité pénale de l'intéressé.
La seconde est d'ordre procédural : dans quelles conditions une affaire de délit mineur peut-elle être traitée par la voie de l'ordonnance pénale, et quelles sont les conséquences attachées à une telle décision, notamment au regard de la détention administrative et de l'inscription au casier judiciaire ?
Le texte ne développe pas l'analyse des circonstances concurrentes qu'il mentionne sans les détailler (« les circonstances concurrentes en el present cas »). Le raisonnement du juge est donc présenté de manière succincte.
Solution et dispositif
Le juge retient que « els fets esmentats són constitutius d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams d'alcohol per litre de sang, tipificat i penat a l'article 268.1 del Codi Penal », et que le résultat des diligences « és suficient per a creure responsable penalment d'aquest a Nogués ».
Le dispositif, reproduit en traduction française fidèle, prévoit notamment :
« Premier.