Juridiction andorrane, —
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Juridiction : Batllia (Andorre-la-Vieille), juge de garde statuant en matière pénale, ordonnance du 7 mars 2025. Référence ROJ : OTBAT 417/2025 ; ECLI : ECLI:AD:TBATAD:2025:417 ; Recours : 171/2025.
Faits et procédure
Le 7 mars 2025, vers 12 h 10, les services de police contrôlèrent, à la frontière du Riu Runer, un ressortissant espagnol né en 2005 à Lleida, non résident de la Principauté, installé sur le siège passager d'un véhicule immatriculé en Espagne (modèle A3 Sportback, la marque étant anonymisée dans le texte). Après avoir été informé de la législation andorrane en matière de stupéfiants, l'intéressé remit spontanément trois éléments : une portion de haschich d'un poids brut de 2,5 grammes, un sachet contenant 3,5 grammes bruts de marihuana et un sachet contenant une poudre rose d'un poids brut de 0,8 gramme. Le réactif IDENTA, appliqué à cette poudre, donna un résultat positif à l'ecstasy.
La consultation du registre des antécédents pénaux ne révéla aucune condamnation antérieure. Une consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde fut menée conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (CPP).
Le juge de garde, saisi dans le cadre d'une procédure de garde, rendit une ordonnance pénale (Ordenança penal). Le texte ne précise pas si le prévenu était assisté d'un conseil lors de la mise en œuvre de cette procédure (non précisé dans la décision).
Question de droit
La décision pose, implicitement, trois questions :
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Qualification des faits. Le transport de substances stupéfiantes, dont une substance positive à l'ecstasy, et de cannabis destinés à la consommation personnelle relève-t-il à la fois du délit mineur d'introduction de drogue toxique (art. 284.1 du Code pénal) et de la contravention pénale d'introduction de produit stupéfiant dérivé du cannabis (art. 499 du Code pénal) ?
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Incidence de la minorité. Quelle conséquence tirer, sur la responsabilité pénale, de la circonstance que l'auteur était âgé de moins de vingt et un ans à la date des faits ?
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Sort des objets saisis. Les objets interceptés doivent-ils être détruits ou rendus inutilisables, au regard de l'article 70 du Code pénal et de l'article 177 du CPP ?
Le juge retient implicitement une lecture cumulative des qualifications, la distinction entre délit et contravention étant maintenue dans le dispositif.
Solution et dispositif
Le juge de garde retient la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur, en relevant « la circonstància modificativa de la responsabilitat penal de ser menor de 21 anys ». Les considérants I à III fondent la décision sur la suffisance des diligences et sur les articles 70 du Code pénal, 177 et 163 du CPP.
Le dispositif, traduit de la version catalane par nos soins, est ainsi rédigé :
« Primer. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de Ricart. »
« Segon. Condamner Ricart, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur d'introduction de drogue toxique destinée à sa propre consommation