Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 21 mai 2025 (ROJ OTBAT 485/2025)
Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vieille (juridiction de garde), ordonnance pénale n° OTBAT 485/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:485, recours n° 304/2025, 21 mai 2025 (Lire sur source officielle)
Note préliminaire : la référence canonique fournie avec la demande (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral (organe, siège, numéro ROJ, ECLI, numéro de recours). Le « Résumé I.A. » qui précède le texte n'est pas une partie de la décision ; il n'a pas été retenu comme source.
Faits et procédure
La décision est une ordonnance pénale rendue par le batlle de garde à Andorre-la-Vieille dans le cadre du dossier de garde n° 304/2025. Elle s'inscrit dans une procédure simplifiée de condamnation sans débat contradictoire public, dont les conditions d'ouverture et de mise en œuvre sont régies par le Code de procédure pénale (CPP).
Selon les antécédents de fait, le 19 mars 2025, un représentant de l'organisme identifié comme « ORG_0 » a déposé plainte pour le vol d'un iPhone Pro Max, d'une valeur de 1 150 euros, exposé à la vente dans l'établissement. Le téléphone, configuré pour être localisé, a été repéré par géolocalisation successivement à proximité du centre pénitentiaire de La Comella, puis à deux autres endroits, avant d'être localisé à Sant Julià de Lòria.
L'analyse des enregistrements de vidéosurveillance de l'établissement montre l'intéressé, identifié par un agent de police, pénétrant dans le magasin, se rendant au rayon électronique, puis quittant les lieux. Le domicile de l'intéressé correspondait à la dernière position connue du téléphone. Le 21 mai 2025, les forces de police se sont présentées à son domicile, où l'intéressé a remis le téléphone, reconnaissant l'avoir soustrait.
Lors de son audition, l'intéressé a reconnu les faits, indiquant qu'il souhaitait initialement acheter l'appareil, qu'il n'avait pas les moyens de le payer, qu'il l'a mis dans sa poche, et qu'il se trouvait sous l'effet de boissons alcoolisées, sans être conscient de ses actes. Le registre des antécédents pénaux fait apparaître des condamnations antérieures.
Le batlle a par ailleurs relevé que l'intéressé avait été placé en semi-liberté au centre pénitentiaire, avec obligation de pernocter et de se présenter aux week-ends et jours fériés, ce qui coïncidait avec les mouvements de localisation du téléphone. La décision précise qu'une consultation préalable du ministère public et de l'avocat de garde a eu lieu conformément à l'article 164 CPP.
Question de droit
La décision soulève essentiellement trois questions :
- La qualification pénale : les faits constituent-ils un délit mineur de vol d'un montant supérieur à 600 euros, au sens de l'article 197 du Code pénal (loi qualifiée n° 9/2005 du 21 février 2005) ?
- La circonstance aggravante : la qualité de « délinquant habituel », visée par l'article 67 du Code pénal, est-elle caractérisée en l'espèce, et quels effets produit-elle sur la peine ?
- Le régime de la sanction et de la responsabilité civile : comment combiner la peine d'emprisonnement avec sa mesure de substitution, et quel traitement réserver à la réparation civile dans le cadre d'une ordonnance pénale ?
Le texte de la décision est, sur ce dernier point, partiellement tronqué : le renvoi à l'article 67 du Code pénal est suivi d'un mot isolé (« Canals ») qui ne permet pas de reconstituer avec certitude le contenu de la motivation relative à l'aggravation (non précisé dans la décision).