OTBAT 514/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:514)
Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 15 juin 2025, ROJ OTBAT 514/2025, recours n° 346/2025 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision est une ordonnance pénale rendue par le Batlle (juge unique) de la Batllia d'Andorre-la-Vieille, le 15 juin 2025, dans une affaire enregistrée sous le n° 346/2025. Elle concerne une personne désignée sous le nom d'Olmo, née en 1990, de nationalité colombienne et non résidente en Principauté.
Selon le texte, les agents de police ont été requis vers 22 h 30, un jour donné, à l'Avenue Joan Martí à Encamp, pour des désaccords conjugaux ou de couple. Les faits retenus sont les suivants : une dispute verbale survenue sur la voie publique entre la prévenue et son compagnon, suivie d'un retour de ce dernier à son domicile, puis d'une nouvelle altercation. Au moment où le compagnon s'apprêtait à partir, la prévenue l'aurait saisi par l'arrière du vêtement et lui aurait infligé des griffures et des coups au visage et à l'œil. Le reconnaissance photographique fait état de blessures et d'érosions au visage, au côté gauche, au dos et à l'avant-bras, ainsi que d'une coupure à la main gauche. Il est constaté que les deux protagonistes étaient sous l'effet de boissons alcoolisées.
Le casier judiciaire ne mentionne aucun antécédent pénal à l'égard de la prévenue. Le juge relate qu'une consultation préalable a été menée auprès du Ministère public et de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
Les noms des personnes apparaissent de manière incohérente dans le texte (Olmo, Querol, Canales, Bermudez), et la résumé automatisé qualifie la prévenue de « collègue » de la victime, alors que le corps de la décision évoque une relation sentimentale. La présente fiche retient la désignation du dispositif (Olmo) et la qualification de « parella » (couple) du corps de l'ordonnance.
Question de droit
Le litige, au sens strict, n'est pas contradictoire puisqu'il s'agit d'une ordonnance pénale. La question qui se pose au juge est double :
- Qualification juridique : les faits constituent-ils, d'une part, un délit mineur de mauvais traitements dans le cadre domestique (article 114.1 du Code pénal) et, d'autre part, une contravention de coups et blessures volontaires (article 476.2 du Code pénal) ?
- Régime des sanctions et des accessoires : quelles peines prononcer, avec quel régime de suspension, et quel traitement réserver à la détention gouvernementale, aux frais de justice et à la responsabilité civile ex delicto ?
Le texte relève, pour la qualification, la présence de circonstances modificatives de la responsabilité pénale, qu'il écarte expressément.
Solution et dispositif
Le juge retient la responsabilité pénale de la prévenue en qualité d'autrice, « sans que concourent des circonstances modificatives de la responsabilité pénale ni des réductions qualifiées ». Le dispositif se présente ainsi :
« Primer.-