OTBAT 522/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:522)
Décision commentée : OTBAT 522/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:522), Batllia d'Andorre, ordonnance pénale du 4 juillet 2025 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 4 juillet 2025, à 8 h 55, des agents de la Police andorrane effectuaient un contrôle de documentation à l'entrée sur le territoire, à la frontière du Riu Runer, sur un autocar de ligne régulière Barcelone–Andorre de la société Directbus. Le passager Sanz, de nationalité colombienne et non résident, faisait l'objet de vérifications d'identité au motif qu'il pouvait se trouver en situation irrégulière dans l'espace Schengen.
Un contrôle en matière de stupéfiants a été réalisé avec un chien dressé, qui a signalé avec intensité le pied droit de l'intéressé. Sanz a spontanément déclaré être consommateur de produits stupéfiants et a remis un emballage contenant une poudre rose, qu'il désignait comme du « tusi », dissimulé dans son membre inférieur droit. L'emballage, d'un poids brut de 2,75 grammes, a fait l'objet d'un test au réactif chimique Identa, qui a donné un résultat positif à la cocaïne. La substance et le réactif ont été placés sous scellés, sous les numéros PP090158 et PP090159.
La consultation du casier judiciaire n'a révélé aucune mention défavorable. Une consultation préalable a été menée avec le Ministère public et la représentation avocate de garde, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
La décision est une ordonnance pénale (ordenança penal) rendue par le batlle en fonctions de garde, Stéphanie Garcia Garcia. Le dossier de garde porte le numéro de recours 1080095/2025 selon les métadonnées. Le numéro de procédure figurant dans les autes est occulté (« XXXX »).
Question de droit
Le juge devait déterminer si les faits constituaient l'infraction d'introduction de drogue toxique pour consommation personnelle, prévue à l'article 284.1 du Code pénal, et, dans l'affirmative, fixer la sanction. Plusieurs points relevaient de ce régime : l'imputabilité à l'auteur, l'absence de circonstances modificatives de responsabilité, la détermination de la peine (article 56), la suspension de l'exécution (articles 61 et suivants), le sort des biens saisis (articles 70 et 286 du Code pénal, en relation avec l'article 177 du Code de procédure pénale), ainsi que la mise à la charge des frais de procédure (articles 174 et 175 du même code).
La décision ne développe pas de motivation distincte sur la qualification : elle se borne à affirmer que « els fets esmentats són constitutius d'un delicte menor » et que les diligences suffisent pour retenir la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur.
Solution et dispositif
Le juge de garde a condamné Sanz à une peine d'un mois d'arrêts domiciliaires conditionnels, avec sursis à l'exécution pendant deux ans, et à une amende de 500 euros. Le dispositif est reproduit ci-après dans une traduction fidèle du