OTBAT, Penal, 26 d'agost del 2025 (ROJ : OTBAT 587/2025 ; ECLI:AD:TBATAD:2025:587)
Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 26 août 2025, recours n° 456/2025, ROJ OTBAT 587/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:587 (Lire sur source officielle)
Note de l'auteur : le champ « référence canonique » fourni (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplet, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des identifiants figurant dans le texte intégral. Le texte est rédigé en catalan ; la traduction des passages cités est fidèle mais non officielle.
Faits et procédure
Selon les constatations rapportées dans la décision, un individu de nationalité espagnole, né en 1959 à Barcelone et résidant en Principauté, a été contrôlé par le service de police en conduisant un véhicule immatriculé en Andorre, sur l'avenue du Pont d'Ordino, en direction du village d'Ordino. Les faits sont datés du jour précédant l'ordonnance, vers 16 h 48. Le conducteur était privé de son permis de conduire par une précédente ordonnance pénale du 12 septembre 2024, pour une durée courant jusqu'au 9 mai 2026.
Le registre des antécédents pénaux fait apparaître des antécédents computables. Conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale (CPP), une consultation préalable a été menée auprès du ministère public et de l'avocat de garde.
La personne a été placée en détention gouvernementale puis présentée au juge de garde, dans le cadre du dossier de garde n° 0000456/2025, ouvert sur la base du rapport de police n° J-4826/25. Le juge a statué par voie d'ordonnance pénale (Ordenança penal), procédure qui permet à la batllia de prononcer une condamnation sans audience contradictoire préalable, sous réserve d'opposition.
Question de droit
La décision soulève trois questions.
Première question : la conduite d'un véhicule malgré une interdiction judiciaire de conduire relève-t-elle de l'infraction de « crebantament de condemna » (bris de condamnation), réprimée par l'article 428.6 du Code pénal, et constitue-t-elle un délit mineur (delicte menor) ?
Deuxième question : les circonstances de délinquant d'habitude (article 67 du Code pénal) et de récidive (article 30.7 du Code pénal) sont-elles retenues comme modificatives de la responsabilité pénale, et quelles conséquences en tirer sur la peine ?
Troisième question : quelle sanction combinée (arrêt nocturne avec sursis et tractament, privation du permis) le juge de garde peut-il prononcer par la voie de l'ordonnance pénale, et dans quelles conditions la décision devient-elle définitive ?
Le juge a également ordonné la levée de la détention gouvernementale et statué sur les dépens.
Solution et dispositif
Le juge retient que les faits sont constitutifs du délit mineur de bris de condamnation prévu par l'article 428.6 du Code pénal, et que les éléments recueillis suffisent à retenir la responsabilité pénale de la personne en qualité d'auteur. Il relève la présence des circonstances modificatives de délinquant d'habitude et de récidive, « de conformitat amb els articles 67 i 30.7 del Codi penal ».
Le dispositif est reproduit ci-après dans une traduction fidèle :
« Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de Roda.
Segon. Condamner Roda, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur de bris de condamnation de privation du permis de conduire prévu et puni par l'article 428.6 du Code pénal, les circonstances modificatives de la responsabilité pénale de délinquant d'habitude et de récidive étant retenues conformément aux articles 67 et 30.7 du Code pénal, à une peine de trois (3) mois d'arrêt nocturne, dont deux fermes et le reste assorti d'un suivi thérapeutique auprès de l'UCA jusqu'à la sortie médicale ou pour une durée maximale de 4 ans, avec un délai de sursis de 4 ans, et à la peine complémentaire de douze (12) mois de privation du permis de conduire.
Tercer. Condemnar a Roda al p