Batllia d'Andorra la Vella, ordonnance pénale, 14 septembre 2025 (ROJ OTBAT 615/2025)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (OTBAT 615/2025, ECLI:AD:TBATAD:2025:615) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique fournie est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La désignation ci-dessus reprend les éléments d'identification figurant dans le texte intégral : organe (Batllia), siège (Andorra la Vella), date (14 septembre 2025), numéro ROJ et identifiant ECLI.
Faits et procédure
Selon le rapport du Service de police n° J-5246-25 du 14 septembre 2025, le prévenu, M. Alfaro, né le 30 avril 1996 à Andorre-la-Vieille et de nationalité andorrane, a été contrôlé vers 5 heures du matin par des agents en patrouille sur l'avenue de Tarragone, à Andorre-la-Vieille. Il conduisait un véhicule Panda immatriculé en Andorre et n'avait pas respecté un stop à l'entrée sur l'avenue.
Les agents ont constaté des signes laissant penser que l'intéressé était sous l'influence de boissons alcooliques. Un éthylotest a donné un résultat de 2,25 g/l.
Le casier judiciaire consulté mentionne des inscriptions défavorables qui ne sont pas prises en compte pour la récidive.
La procédure relève de l'ordonnance pénale. Une consultation préalable a été menée, comme le prévoit l'article 164 du Code de procédure pénale, avec le ministère public et l'avocat de permanence. Le juge du jour, le Batlle Eduard Canut Quimesó, a statué par ordonnance pénale. La détention gouvernementale pratiquée à l'encontre du prévenu est restée à ce stade la mesure de contrainte exécutée.
Question de droit
La décision soulève principalement deux questions.
La première porte sur la qualification pénale. Il s'agissait de savoir si la conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l constitue un délit mineur au sens de l'article 268.1 du Code pénal, et si les éléments recueillis suffisent à retenir la responsabilité pénale du prévenu en qualité d'auteur.
La seconde concerne la détermination et l'aménagement de la peine. Le juge devait fixer la sanction en l'absence de circonstances modificatives (article 56 du Code pénal), puis se prononcer sur la suspension de la peine (articles 61 et suivants du même code), sur la privation du permis de conduire et sur les mesures accessoires prévues par la procédure.
Le texte ne précise pas davantage les moyens éventuels de la défense ni les observations formulées lors de la consultation préalable.
Solution et dispositif
Le juge retient que « els fets esmentats són constitutius d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g.l.s., tipificat i penat a l'article 268.1 del Codi Penal » (considérant I). Il estime en outre que les diligences accomplies suffisent à retenir la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur. Aucune circonstance modificative n'est relevée (considérant II).
Le dispositif, traduit fidèlement du catalan, énonce :
« Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de M. Alfaro.
Second. Condamner M. Alfaro, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l, prévu et réprimé par l'article 268.1 du Code pénal, sans circonstances modificatives