OTBAT 742/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:742)
Décision commentée : OTBAT 742/2025, Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 10 décembre 2025 (recours n° 661/2025) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 10 décembre 2025, à 2 h 18, des agents du Service de police effectuent une ronde de prévention dans les toilettes d'un établissement (désigné « ORG_0 » dans la décision). Lors d'une palpation de sécurité, ils découvrent dans la poche droite du pantalon de M. T., ressortissant argentin né à Buenos Aires en 2000 et résident en Principauté, une pastille bleue. L'intéressé déclare qu'il s'agit d'ecstasy rapportée d'Argentine et ajoute ne pas se souvenir de l'avoir sur lui. L'analyse de la substance donne un résultat positif au réactif spécifique de l'ecstasy.
Le registre des antécédents pénaux ne fait apparaître aucune mention défavorable. Conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale, une consultation préalable est menée avec le Ministère public et l'avocat de garde.
La procédure se déroule dans le cadre d'un dossier de garde (numéro « XXXX ») ouvert sur le rapport de police n° J-7034/25. La décision est rendue sous la forme d'une ordonnance pénale (ordenança penal) par la Batlle Azahara Cascales Ruiz, en fonctions de garde. Le titre indique un « délit mineur » (delicte menor).
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première est de qualification. Il s'agit de savoir si la détention d'une dose unitaire d'une substance stupéfiante, combinée à une introduction sur le territoire, relève de l'infraction d'« introduction et possession de drogue toxique » prévue par l'article 284.1 du Code pénal, et si elle constitue un délit mineur. Le rédacteur retient cette qualification « sans circonstances modificatives de la responsabilité pénale ». Le texte ne précise pas les éléments constitutifs de l'infraction ni les critères de distinction entre délit mineur et délit majeur. Il ne reproduit pas davantage le contenu de l'article 284.1.
La seconde porte sur le recours à la procédure d'ordonnance pénale. Le juge doit apprécier si les éléments recueillis suffisent à retenir la responsabilité pénale de l'intéressé sans audience contradictoire préalable. La décision énonce que « le résultat des diligences pratiquées est suffisant pour croire » à sa responsabilité en qualité d'auteur, ce qui fonde le recours à ce mode de traitement simplifié.
Solution et dispositif
La Batlle retient la responsabilité pénale de M. T. et prononce les mesures suivantes. Le texte est reproduit ci-dessous dans une traduction fidèle du catalan.
« Premier. Laisser sans effet la détention gouvernementale pratiquée à l'encontre de T. »
« Deuxième. Condamner T., en qualité d'auteur responsable d'un délit d'introduction et de possession de drogue toxique (cocaïne), prévu et puni par l'article 284.1 du Code pénal, sans circonstances modificatives de la responsabilité pénale, à la peine de quarante-cinq (45) jours d'arrêts domiciliaires conditionnels, avec un délai de sursis de deux (2) ans, et à une peine d'amende d'un montant de cinq cents (500) euros. »
« Troisième. Condamner T. au paiement des dépens exposés. »
« Quatrième. Ordonner la confiscation et la destruction de la drogue saisie et du réactif IDENTA contenus dans les sachets scellés PP096683 et PP094670. »
« Cinquième.