OTBAT 787/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:787)
Décision commentée : OTBAT 787/2025, Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 28 décembre 2025, recours n° 711/2025 (ECLI:AD:TBATAD:2025:787) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane du batlle de garde (juge de permanence) de la Batllia d'Andorre-la-Vieille, Manuel Santolària Besolí. Elle prend la forme d'une ordonnance pénale (Ordenança Penal), dont le titre officiel est : « Condemnació penal d'un menor per possessió de drogues tòxiques i cànnabis, amb suspensió condicional ».
Les faits, tels que relatés dans les antécédents, sont les suivants. Dans la nuit du 28 décembre 2025, vers 00 h 44, une patrouille de police en flagrant délit observe, à l'entrée d'Arinsal, un véhicule de tourisme dont les trois occupants paraissent « una mica exaltats o neguitosos ». Après identification et contrôle, les agents constatent un nervosisme général, en particulier chez M. Capellà, et une légère odeur de marijuana ou de haschich. Une palpation de sécurité permet de découvrir, dans un paquet de tabac, deux portions de haschich et une cigarette de haschich, et, dans la poche intérieure d'une veste, une pastille bleue que l'intéressé déclare être de l'ecstasy. Le test réactif donne un résultat positif à l'ecstasy. Le casier judiciaire ne mentionne aucun antécédent.
Le dossier relève de la procédure de garde. La décision indique que la consultation préalable du ministère public et de l'avocate de garde a été effectuée conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale.
Plusieurs données sont incomplètes ou divergentes dans le texte. L'état civil mentionne un intéressé « major d'edat », né le 4 février 2005 à Barcelone, de nationalité espagnole, ce qui le situe à vingt ans à la date de la décision. Le numéro de garde est masqué (« XXXX ») et la nature exacte de la procédure de mise à disposition n'est pas détaillée.
Question de droit
Le juge devait déterminer, d'une part, si les faits pouvaient être qualifiés pénalement et sanctionnés par la voie de l'ordonnance pénale ; d'autre part, si la circonstance tenant à l'âge de l'intéressé, inférieur à vingt-et-un ans, devait modifier la responsabilité pénale et, le cas échéant, quelle incidence elle produisait sur les peines.
Sur le premier point, la décision retient deux infractions distinctes : un « delicte menor » de possession de drogue toxique (l'ecstasy), réprimé à l'article 284.1 du Code pénal, et une « contravenció penal » de possession de cannabis pour la consommation personnelle, réprimée à l'article 499 du Code pénal. Elle considère que « el resultat de les diligències practicades és suficient per a creure responsable penalment » l'intéressé.
Sur le second point, le juge estime que « concorre la circumstància modificativa de la responsabilitat penal essent menor de vint-i-un anys », et fait application de l'article 54.3 du Code pénal. Ce point appelle une remarque : la décision qualifie l'intéressé de « major d'edat » dans son encabezamiento, tout en appliquant une circonstance liée à la minorité de vingt-et-un ans. Le texte ne précise pas le régime exact de l'article 54.3 ni le mode de calcul de la peine qui en résulte ; il se borne à invoquer cette disposition.
Solution et dispositif
Le juge prononce plusieurs mesures. Il lève la détention gouvernementale (« detenció governativa ») et prononce deux condamnations, assorties de peines d'arrêt nocturne conditionnel et d'amendes. Il ordonne également le paiement des frais de procédure, la confiscation et la destruction du réactif et de la drogue, et l'inscription de la décision au casier judiciaire.
La traduction ci-dessous est fidèle au texte catalan. Pour l'alinéa « Segon », la décision mentionne « droga tòxica cocaïna », alors que la qualification retenue dans les faits et les considérants vise l'ecstasy (voir infra).
« Primer.- Deixar sense efecte la detenció governativa practicada pel Servei de