Décision commentée : STCOR 71/2009, Tribunal de Corts, 3 juillet 2009, Causa n° TC-054-1/07, ECLI:AD:TCORAD:2009:71 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence du 3 juillet 2009, le Tribunal de Corts (Andorre-la-Vieille), statuant en matière pénale, a jugé une affaire d'altercation entre deux femmes de nationalité portugaise. Les faits tenus pour établis remontent au 17 décembre 2006, vers 16 heures, au premier étage du centre commercial Punt e Trobada. Une discussion dégénère en échange de coups réciproques : l'une des protagonistes fait tomber l'autre au sol et la griffe au visage, tandis que l'autre la saisit par les cheveux, la secoue, la gifle et la griffe au thorax.
Les conséquences médicales diffèrent. La première, Gaya, présente des griffures au thorax supérieur et au menton ainsi que des polycontusions avec cervicalgie, ayant nécessité 17 jours d'incapacité de travail (ITT) et 20 séances de rééducation fonctionnelle et de physiothérapie. La seconde, Corbacho, souffre d'une contusion cervicale et faciale légère ainsi que d'égratignures ayant mis cinq jours à guérir.
Citations & relations
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Graphe des citations (6)
Textes de loi cités
7 références à des textes normatifs — 6 rattachées au texte en base.
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Korpus Éditorial, « STCOR ANDORRA, a 03 de juliol del 2009 - ROJ: STCOR 71/2009 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-stcor-11519475.
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Périmètre de cette publication
Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal de Corts (Principauté d'Andorre) le 03 juillet 2009 en matière de jurisprudence, au regard notamment de Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
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Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal de Corts.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
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Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal de Corts le 03 juillet 2009 ?
Cette décision (STCOR ANDORRA, a 03 de juliol del 2009 - ROJ: STCOR 71/2009) précise les conditions d'application de Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
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devant Tribunal de Corts (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 7 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
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Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal de Corts, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 03 juillet 2009 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
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ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal de Corts.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : <!DOCTYPE form PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <form name="frmDocumentjurisprudencia" action="#" xmlns:autn="http://schemas.autonomy.com/aci/"> <input type="hidden" name="reference" value="11519475"><input…
Source : Tribunal de Corts · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
(art. 94)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
(art. 94)
3
Application
Confrontation par Tribunal de Corts des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal de Corts · Motifs de la décision (03 juillet 2009)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal de Corts (reformation) tranchant le point de droit soulevé.
Source : STCOR ANDORRA, a 03 de juliol del 2009 - ROJ: STCOR 71/2009
💬 commenté
Le ministère public retient deux qualifications : un délit majeur de lésions dolosives, au sens de l'article 113.3 du Code pénal, à l'encontre de Corbacho, et une contravention pénale de lésions dolosives, prévue par l'article 476.2 du même code, à l'encontre de Gaya. Il requiert un an de prison conditionnelle pour la première et deux mois d'arrêts nocturnes conditionnels pour la seconde.
La défense de Corbacho invoque la légitime défense et sollicite une relaxe, subsidiairement la requalification des faits en contravention. Elle conteste la version du ministère public et formule une demande d'indemnisation. La défense de Gaya se déclare conforme à l'exposé des faits du ministère public, mais soutient que sa cliente n'a agi qu'en réponse à l'agression dolosive de Corbacho et sollicite sa relaxe.
Le tribunal a été composé des magistrats Enric Anglada Fors (rapporteur et rédacteur), Concepció Baron Mora et Elisenda Franquet Font. La sentence est susceptible d'appel devant le tribunal dans un délai de quinze jours naturels à compter de la notification (non précisé dans la décision quant au juge d'appel).
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions :
La légitime défense peut-elle être retenue lorsque les deux protagonistes ont réciproquement accepté l'affrontement ? Le tribunal répond par la négative. Il relève que l'agression mutuelle, reconnue par les intéressées, « a été mutuellement acceptée », ce qui fait obstacle à la reconnaissance de la circonstance excluant la responsabilité pénale.
L'identité de la personne ayant initié la querelle est-elle juridiquement pertinente ? Le tribunal considère que non. Il estime « juridiquement indifférent » aux fins d'absolution, qui des deux a initié la bagarre.
Les faits constituent-ils un même comportement susceptible de deux qualifications distinctes ? Le tribunal retient que, malgré une conduite pratiquement identique, les conséquences juridiques diffèrent selon la qualification, le résult
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Corts, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
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B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Corts devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STCOR ANDORRA, a 03 de juliol del 2009 - ROJ: STCOR 71/2009 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Corts consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 94) — mentionné sous « article 94 del Codi Penal »
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 476.2) — mentionné sous « article 476.2 del Codi Penal »
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 56) — mentionné sous « article 56 del Codi Penal »
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 113.3) — mentionné sous « article 113.3 del Codi Penal »
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 113.3) — mentionné sous « article 113.3 del Codi penal a Gaya ha de decaure »
**Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
** (art. 113.1) — mentionné sous « article 113.1 del Codi Penal »
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Corts procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
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B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« <input type="hidden" name="t… »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Corts à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Corts en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Corts avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (7 référence(s) normative(s) identifiée(s)) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 03 juillet 2009 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
▸Texte intégral de la décision officielle (23 682 caractères)
Confiance : 88%
Tribunal de Corts — Texte intégral vérifié (23 682 car.)
Effet pratique & opérabilitéHybride82▾
Portée opérationnelle directe pour la rédaction des actes, contrats et conclusions contentieuses.
Confiance : 82%
Grille praticien Korpus
Acceptabilité pour les partiesHybride82▾
Équilibre des droits procéduraux et proportionnalité de la solution retenue au fond.
Confiance : 76%
Équilibre processuel
Sécurité juridiqueSourcé79▾
Clarté du dispositif et lisibilité des critères d'application de la règle posée.
Confiance : 85%
7 texte(s) normatif(s) rattaché(s)
Maîtrise du risque contentieuxSourcé77▾
Motivation circonstanciée réduisant l'aléa d'infirmation sur les chefs de jugement examinés.
Confiance : 80%
Juridiction du fond
Cohérence jurisprudentielleHybride75▾
Continuité méthodologique avec la jurisprudence établie de la juridiction (AD).
Confiance : 84%
Référentiel Korpus AD
sortante (cite par cet arret)entrante (cite cet arret)
Parcours procédural
Tribunal de Corts
appel
Sens : reformation
[1]
Tribunal de Corts, n° TC-054-1/07 — Décision commentée
Analyse doctrinale comparée sur la jurisprudence de Tribunal de Corts (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence et l'application de : Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
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Étude sur l'application de Llei 9/2005, del 21 de febrer, qualificada del Codi penal.
devant Tribunal de Corts (Princip…82/100
Indexation Crossref DOI & Semantic Scholar — Revue à comité de lecture
Étude systémique sur la sécurité juridique, l'office du juge et le contrôle de motivation devant Tribunal de Corts.
Korpus croise systématiquement chaque article éditorial avec Crossref (DOI), OpenAlex (h-index auteur, centralité), HAL CNRS (open access) et Semantic Scholar (TLDR, citations). Aucun éditeur traditionnel n'expose ces signaux automatiquement. Voir le comparatif.