ATSJAD 6/2002 (Tribunal superior de justícia d'Andorre, 6 août 2002)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 6/2002, ECLI:AD:TSJADAD:2002:6A) (Lire sur source officielle)
Note de rédaction : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. Les identifiants ROJ et ECLI ci-dessus sont relevés dans le texte de la décision.
Faits et procédure
Par écrit du 30 juillet 2002, l'avocate de Bermudez, Mme Codina, a sollicité la mise en liberté provisoire de son client. Conformément à l'article 109 du Code de procédure pénale, la demande a été transmise au ministère public, qui s'y est opposé par un avis daté du 1er août 2002.
La décision est un aute (ordonnance) rendu le 6 août 2002 par le président de la Sala Penal du Tribunal superior de justícia, Yves Picod. Elle porte le numéro de recours 21/02 et est intitulée « Extradició, denegació llibertat provisional ». Le dossier est en cours d'examen dans le cadre d'un recours d'appel interjeté contre une décision antérieure, dont l'auteur, la date et l'objet ne sont pas précisés dans la décision.
Les faits de la cause, la nature de l'infraction reprochée, l'État requérant et les moyens de l'appel ne sont pas précisés dans la décision.
Question de droit
La question posée était de savoir si, en matière d'extradition, la liberté provisoire peut être refusée à une personne placée en détention pendant l'examen d'un recours d'appel, lorsque sa libération risquerait de rendre impossible l'exécution de l'extradition en cas d'issue favorable du recours.
Le juge devait donc concilier le principe de la liberté provisoire avec les exigences propres à la procédure d'extradition, au regard de la situation personnelle de l'intéressé.
Solution et dispositif
Le président de la Sala Penal rejette la demande. Sa motivation tient à deux éléments successifs.
D'une part, il retient que « no és procedent atorgar la llibertat provisional en aquest moment processal » (il n'est pas opportun d'accorder la liberté provisoire à ce stade de la procédure), le dossier étant pendant devant la juridiction d'appel.
D'autre part, il reprend l'argument du ministère public : si la liberté était accordée, l'extradition ne pourrait pas être exécutée dans l'hypothèse où le recours serait accueilli, l'intéressé étant étranger et pouvant se soustraire à l'action de la justice.
Le dispositif est ainsi rédigé :
« 1.- Denegar la llibertat provisional de Bermudez, sol