STSJAD, Civil, 20 décembre 2005 (ROJ STSJAD 172/2005 ; ECLI:AD:TSJADAD:2005:172)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 20 décembre 2005, recours n° 107/05, ROJ STSJAD 172/2005, ECLI:AD:TSJADAD:2005:172 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société ORG_0 avait exécuté, entre juillet 1999 et janvier 2001, plusieurs travaux pour le compte de Mme Salamanca sur un immeuble (le lieu précis est désigné par « XXXX » dans le texte). Le 21 octobre 2003, la société a assigné Mme Salamanca en paiement de 7 086,12 euros, majorés des intérêts légaux et des dépens, incluant les honoraires d'avocat et de procureur.
Mme Salamanca a opposé l'exception d'inexécution, en refusant de payer trois factures au motif de désordres affectant l'imperméabilisation d'une terrasse. Le juge unipersonnel de la Section civile, par jugement du 19 avril 2005, a fait droit partiellement à la demande et condamné la défenderesse à verser 2 578,53 euros, majorés des intérêts légaux à compter de la date de la contestation de la demande, sans condamnation aux dépens.
Les deux parties ont interjeté appel. La société ORG_0 contestait l'application de l'exception « non rite adimpleti contractus » et invoquait la proportionnalité ainsi que l'enrichissement injuste résultant, selon elle, de la solution retenue : Mme Salamanca n'aurait dû faire face qu'à un coût de réparation de 3 168 euros, alors qu'elle était condamnée sur une facture de 4 509,59 euros. Mme Salamanca soutenait, pour sa part, qu'il appartenait à l'entreprise de livrer un ouvrage conforme, et critiquait les éléments de preuve, notamment un témoignage et une expertise réalisée par une personne ayant des intérêts commerciaux avec la partie adverse. La société ORG_0 faisait en outre valoir que, en première instance, elle n'avait formulé aucune objection concernant les factures n° 2 et 3, ce qui emportait, selon elle, reconnaissance de la dette.