Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Aute 20/2013, 24 mai 2013 (ROJ : ATSJAD 68/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:68A)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Aute n° 20/2013, 24 mai 2013, Rotlle TSJP-17/13 (ROJ : ATSJAD 68/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:68A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par sentence du Tribunal de Corts (juridiction de première instance) du 12 février 2013, les consorts Palau et Sevillano (ainsi que Mme Sevillano, mentionnée dans le corps de la décision) ont été condamnés par défaut, en rébellion processuelle. L'intitulé de la décision fait état d'une affaire de blanchiment de capitaux (blanqueig de diners) ; les qualifications précises et le quantum des peines ne sont pas détaillés dans le texte fourni (non précisé dans la décision).
Le 27 février 2013, les conseils des condamnés ont sollicité la suspension des effets de la sentence, dans le but de former un recours d'audience (recurs d'audiència). Par aute du 11 mars 2013, le Tribunal de Corts a rejeté cette demande, en précisant que les parties pourraient reproduire leurs prétentions au moment procédural opportun. Cet aute a été notifié à la conseil de Mme Sevillano le 13 mars 2013, puis au conseil de MM. Palau et Sevillano le 3 avril 2013.
Le 19 avril 2013, la représentation des condamnés a formé un recours d'appel à la fois contre la sentence du 12 février 2013 et contre l'aute du 11 mars 2013. Le ministère public, par rapport du 3 mai 2013, a conclu à l'inadmission du recours, au motif que la sentence et l'aute étaient devenus fermes.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Penal, présidé par Mme Marie Conte, était saisi de la recevabilité de ce recours.
Question de droit
La décision soulève une double question de recevabilité :
- Un recours d'appel est-il recevable contre une sentence rendue par défaut en rébellion processuelle, alors que la voie de recours désignée par la loi est le recours d'audience ?
- Un recours d'appel formé contre un aute refusant la suspension de l'exécution d'une sentence est-il recevable lorsqu'il a été introduit après l'expiration du délai légal ?
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette le recours sur les deux branches.
Sur le recours contre la sentence. Le Tribunal relève que la sentence du 12 février 2013 a été rendue en rébellion des condamnés. Il en déduit qu'« no hi ha lloc » au recours d'appel et que la voie appropriée est le recours d'audience, prévu par les articles 247 et suivants du Code de procédure pénale (CPP). La cour ne se prononce pas sur le fond et ne qualifie pas davantage la nature juridique du recours d'audience : elle se bor