ATSJAD, Civil, 14 septembre 2017 (ROJ : ATSJAD 156/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:156A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), ATSJAD, 14 septembre 2017, ROJ ATSJAD 156/2017, ECLI:AD:TSJADAD:2017:156A, recours A136/17 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une ordonnance (aute) du 24 mai 2016, rendue dans le cadre de l'exécution d'une convention régulatrice de divorce, M. Águila a été condamné à payer 3 049,30 euros au titre de pensions alimentaires arriérées, de dépenses extraordinaires et de frais de procédure. Le débiteur s'est opposé à l'exécution par écrit du 1er juillet 2016 et a sollicité la mise à néant de la demande, avec condamnation de la créancière aux dépens.
Par ordonnance du 10 mars 2017, le Batlle a accueilli l'opposition, annulé l'ordonnance d'exécution et mis à la charge de Mme Cañellas les dépens de l'incident, y compris les honoraires d'avocat. Celle-ci a formé appel. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, composée de MM. Abril Campoy (rapporteur et président) et Vincent Anière, et de Mme Amat Llari, a statué le 14 septembre 2017.
La créancière réclamait 980 euros au titre des pensions impayées (juillet et août 2015, puis janvier à avril 2016) et une part de dépenses extraordinaires (ordinateur, cours de soutien). Le débiteur soutenait avoir acquitté les sommes dues et contestait la nature extraordinaire des dépenses réclamées.
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Graphe des citations (4)
Textes de loi cités
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Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A136/17 — Décision commentée
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Korpus Éditorial, « ATSJAD ANDORRA, a 14 de setembre del 2017 - ROJ: ATSJAD 156/2017 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-atsjad-11533516.
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Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 14 septembre 2017 en matière de jurisprudence.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Date de validité
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Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 14 septembre 2017 ?
Cette décision (ATSJAD ANDORRA, a 14 de setembre del 2017 - ROJ: ATSJAD 156/2017) précise les conditions d'application de les dispositions applicables en Principauté d'Andorre (jurisprudence) devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La décision s'appuie sur le corpus législatif et réglementaire en vigueur en Principauté d'Andorre gouvernant le domaine « jurisprudence », ainsi que sur les principes directeurs du procès.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 14 septembre 2017 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de les dispositions applicables en Principauté d'Andorre (jurisprudence) ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : <!DOCTYPE form PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <form name="frmDocumentjurisprudencia" action="#" xmlns:autn="http://schemas.autonomy.com/aci/"> <input type="hidden" name="reference" value="11533516"><input…
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
2
Règle
Mobilisation de la norme de référence (Droit positif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Droit positif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
3
Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (14 septembre 2017)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (rejet) tranchant le point de droit soulevé.
Question de droit
La décision pose trois questions distinctes.
La preuve du paiement des pensions alimentaires. Il s'agit de déterminer, au vu des pièces versées, quelles échéances ont été effectivement acquittées par le débiteur, et notamment si le paiement intervenu sur un compte détenu par la fille majeure libère le débiteur à l'égard de la créance alimentaire.
La qualification de « dépense extraordinaire ». La question est de savoir si l'achat d'un ordinador et le paiement de cours de soutien entrent dans la notion de dépenses extraordinaires au sens de la convention régulatrice du 15 septembre 2006, et, dans l'affirmative, selon quels critères.
La répartition de la charge des dépens entre l'incident d'opposition et l'appel.
Solution et dispositif
La Sala estime partiellement l'appel. Elle infirme l'ordonnance du Batlle et rétablit partiellement l'ordonnance d'exécution. Elle retient les motifs suivants.
Sur les pensions alimentaires. Pour la fille majeure, le tribunal relève que la déclaration de celle-ci, qui atteste que son père lui verse la pension sur un compte dont elle est titulaire, combinée aux justificatifs versés au dossier, conduit à écarter la réclamation. Pour la seconde fille, les pièces établissent le paiement des mois d'août 2015 et de janvier à juin 2016, mais non celui de juillet 2015. Seule cette échéance de 320 euros est donc retenue.
Sur les dépenses extraordinaires. La Sala écarte l'interprétation restrictive du tribunal de première instance, qui limitait les dépenses extraordinaires à l'hospitalisation, à l'orthodontie, aux écoles sportives et à l'orthopédie. Elle relève que la convention énumère ces postes précédés de l'abréviation « v.g. » (verbigratia, « par exemple »), ce qui leur confère une valeur indicative et non limitative. Elle rappelle que la notion de dépense extraordinaire, telle que dégagée par sa jurisprudence, se caractérise par son caractère urgent ou imprévu, par opposition aux dépenses ordinaires comprises dans la pension. Au regard de ce critère, l'achat d'un ordinador consécutif à la panne de l'appareil précédent et les cours de soutien rendus nécessaires par des résultats scolaires insuffisants peuvent être qualifiés d'extraordinaires. En revanche, la créancière doit établir sa participation effective à la dépense. Le tribunal ret
▸Texte intégral de la décision officielle (15 674 caractères)
Continuité méthodologique avec la jurisprudence établie de la juridiction (AD).
Confiance : 84%
Référentiel Korpus AD
Maîtrise du risque contentieuxSourcé88▾
Décision de juridiction suprême purgeant définitivement ou encadrant strictement le point de droit.
Confiance : 80%
Juridiction suprême
Sécurité juridiqueHybride86▾
Clarté du dispositif et lisibilité des critères d'application de la règle posée.
Confiance : 85%
0 texte(s) normatif(s) rattaché(s)
État de droitSourcé83▾
Respect strict du contradictoire, de la hiérarchie des normes et du contrôle de motivation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Confiance : 88%
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Texte intégral vérifié (15 674 car.)
Effet pratique & opérabilitéHybride81▾
Portée opérationnelle directe pour la rédaction des actes, contrats et conclusions contentieuses.
Confiance : 82%
Grille praticien Korpus
Acceptabilité pour les partiesHybride80▾
Équilibre des droits procéduraux et proportionnalité de la solution retenue au fond.
Confiance : 76%
Équilibre processuel
sortante (cite par cet arret)entrante (cite cet arret)
Parcours procédural
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
cassation
Sens : rejet
Auteur h-index = 22 · A+
SS citations : 14
Analyse doctrinale comparée sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence et l'application de : Corpus normatif (Principauté d'Andorre).
Étude sur l'application de Corpus normatif (Principauté d'Andorre) devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Princ…82/100
Indexation Crossref DOI & Semantic Scholar — Revue à comité de lecture
Étude systémique sur la sécurité juridique, l'office du juge et le contrôle de motivation devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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