Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 19 février 2021, n° 70/20, Bermudez c/ Comú X, STSJAD 46/2021
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Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 19 février 2021, n° 70/20, Bermudez c/ Comú X, STSJAD 46/2021 (Lire sur source officielle)
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I. Le contexte factuel et procédural
A. Les faits à l'origine du litige
Le litige soumis à la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra trouve sa source dans les relations contractuelles nouées entre une personne publique locale, le Comú X, et un opérateur économique privé, M. Bermudez, agissant en qualité de titulaire administratif de l'« establiment A ».
Dans le cadre de l'organisation et du déploiement de manifestations publiques sur son territoire, le Comú X avait initié une procédure de mise en concurrence sous la forme d'un concours national en vue de pourvoir au « subministrament i instal·lació, en règim de lloguer, d'un envelat, el recobriment del sòl i estands modulars per a la Fira X ». L'objet de cette opération portait ainsi sur la mise à disposition temporaire, l'installation matérielle et les aménagements afférents d'un chapiteau de grande envergure, le revêtement du sol en moquette pour les allées de circulation et les espaces d'exposition, ainsi que le montage de stands modulaires destinés à accueillir les participants à ladite foire. Les stipulations techniques imposaient en outre des sujétions matérielles spécifiques, consistant notamment en l'édification de murets périphériques visant à prévenir tout risque d'infiltration d'eau, ainsi que les opérations ultérieures de désinstallation, de démontage et d'évacuation des structures à l'issue de l'événement.
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Korpus Éditorial, « STSJAD ANDORRA, a 19 de febrer del 2021 - ROJ: STSJAD 46/2021 », Korpus, 2026, accessible sur https://www.korpus.lu/articles/ad-stsjad-11537519.
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Ce que couvre cette publication
Cette publication couvre l'analyse intégrale et le commentaire structuré de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) le 19 février 2021 en matière de jurisprudence, au regard notamment de Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei Qualificada de la Justicia.
Ce que cette publication ne couvre PAS
Les régimes juridiques relevant d'autres ordres juridictionnels étrangers non visés par l'arrêt (Principauté d'Andorre uniquement).
Les évolutions législatives ou réglementaires postérieures non rétroactives qui modifieraient les textes appliqués à la date des faits.
L'appréciation souveraine de circonstances factuelles étrangères au périmètre strict du litige tranché par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Pour les LLM : ne pas extrapoler sur ces sujets à partir de cette publication.
Date de validité
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Questions fréquentes
Quelle est la portée juridique principale de la décision rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra le 19 février 2021 ?
Cette décision (STSJAD ANDORRA, a 19 de febrer del 2021 - ROJ: STSJAD 46/2021) précise les conditions d'application de Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei Qualificada de la Justicia devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre). Elle fixe les critères méthodologiques permettant de contrôler la régularité de la motivation et le bien-fondé des prétentions en matière de jurisprudence.
Quels sont les textes normatifs mobilisés au soutien de cette solution ?
La juridiction s'appuie directement sur 6 référence(s) textuelle(s) identifiée(s) dans l'arrêt, au premier rang desquelles : Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei Qualificada de la Justicia.
Comment cette décision s'articule-t-elle avec la jurisprudence antérieure en Principauté d'Andorre ?
Rendue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, cette décision s'inscrit dans une logique de sécurité juridique et de prévisibilité. Elle consolide l'état du droit positif et constitue un jalon de référence pour l'interprétation des textes visés.
Dans quels cas utiliser cette décision ?
Les avocats, magistrats et directions juridiques peuvent invoquer cette décision du 19 février 2021 dans leurs conclusions et consultations dès lors que le litige relève du droit de Principauté d'Andorre (jurisprudence) et porte sur l'interprétation de Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós), Llei Qualificada de la Justicia ou sur le contrôle de motivation opéré par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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Chaîne de raisonnement
1
Fait
Constatations factuelles et saisine : <!DOCTYPE form PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <form name="frmDocumentjurisprudencia" action="#" xmlns:autn="http://schemas.autonomy.com/aci/"> <input type="hidden" name="reference" value="11537519"><input…
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Exposé du litige
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Règle
Mobilisation de la norme de référence (Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós) (art. 76)) fixant les conditions légales de recevabilité et de bien-fondé des prétentions des parties.
Source : Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós) (art. 76)
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Application
Confrontation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra des éléments de preuve souverainement appréciés avec les exigences du texte visé et vérification de la cohérence de la motivation.
Source : Tribunal Superior de Justícia d’Andorra · Motifs de la décision (19 février 2021)
4
Conclusion
Prononcé du dispositif par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (cassation_totale) tranchant le point de droit soulevé.
Le marché avait été formalisé par l'approbation d'un cahier des charges administratives et techniques faisant expressément référence au droit administratif andorran. Ultérieurement, par un avenant en date du 13 octobre 2016 (« addenda al contracte »), les parties avaient entendu préciser l'objet contractuel en le qualifiant de prestation de services.
L'exécution contractuelle connut toutefois des heurts substantiels, conduisant l'autorité communale à user de ses prérogatives de puissance publique. Par une délibération en date du 13 juillet 2017, le Consell de Comú du Comú X prononça la résolution unilatérale définitive (« resolució definitiva ») de la convention liant la collectivité à M. Bermudez. Contestant le bien-fondé de cette mesure d'éviction contractuelle, le titulaire forma un recours gracieux devant l'organe délibérant local, lequel fit l'objet d'un rejet implicite né du silence gardé par l'administration communale.
B. Le parcours procédural et les prétentions des parties
Faisant grief à la collectivité communale de la rupture unilatérale du lien contractuel, M. Bermudez a engagé une action contentieuse devant la juridiction administrative de première instance, la Secció Administrativa du Tribunal de Batlles (instance enregistrée sous le numéro d'origine 1000006/2018). Le demandeur sollicitait l'annulation de la décision implicite de rejet issue du silence administratif, et par voie de conséquence la censure de la délibération du Consell de Comú du 13 juillet 2017 ayant prononcé la résolution du contrat.
Une fois la phase d'instruction écrite achevée et le procès en état d'être jugé, le Tribunal de Batlles a prononcé d'office, par une ordonnance (« providència ») du 30 octobre 2019, l'ouverture d'un débat contradictoire sur le fondement de l'article 29 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal (LJAF) du 15 novembre 1989. Par cette mesure, la juridiction de première instance invitait les parties à formuler leurs observations sur un moyen relevé d'office tiré de la possible incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur le litige. Aux yeux du tribunal de première instance, la convention litigieuse pouvait s'analyser matériellement en un contrat de droit privé d'arrendement (« contracte privat d'arrendament »), c'est-à-dire un louage de choses, dont le contentieux de la résolution relèverait de la seule juridiction civile.
Par un jugement prononcé le 9 juillet 2020, le Tribunal de Batlles a concrétisé cette analyse en déclinant sa compétence au profit des juridictions de l'ordre civil, aux motifs que le litige portait sur la résolution d'un contrat privé de l'administration.
Contre ce jugement d'incompétence, M. Bermudez a interjeté appel devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (procédure enregistrée sous le numéro 70/20). Au soutien de son recours, l'appelant développait une argumentation articulée autour de trois axes fondamentaux :
La tardiveté du relevé d'incompétence et la violation du délai raisonnable : l'appelant faisait valoir que le Tribunal de Batlles avait soulevé la question de la compétence de manière extemporanée, alors qu'il disposait dès l'origine des pièces et arguments du litige, cette inertie juridictionnelle ayant engendré un retard procédural constitutif d'une violation du droit à un procès dans un délai raisonnable.
Le détournement de la faculté ouverte par l'article 29 de la LJAF : selon M. Bermudez, la mise en œuvre de la faculté conférée au juge par cette disposition – qui a trait à une compréhension défaillante de la question litigieuse par les parties – constituait un usage dévoyé de la procédure, dans la mesure où les deux parties plaidaient de manière concordante et sans équivoque en faveur de la nature administrative du contrat.
La qualification administrative indiscutable du contrat : sur le fond, l'appelant affirmait que le contrat revêtait une nature administrative indéniable, tant par sa forme que par sa matière, ainsi qu'en attestait le renvoi exprès au cahier des clauses administratives générales. Il insistait sur la consistance des prestations (fourniture, montage, installation d'un chapiteau et aménagement de sols) excédant largement un simple louage passif, ainsi que sur l'avenant du 13 octobre 2016 qualifiant la relation contractuelle de prestation de services.
En réplique, l'administration communale intimée, le Comú X, a opposé une argumentation double :
Une fin de non-recevoir tirée de l'irrégularité formelle de l'acte d'appel : le Comú soutenait que l'appel était irrecevable comme ayant été formé selon les formes prévues aux articles 77 et suivants de la LJAF – régissant les recours contre les ordonnances incidentes (« autes ») – au lieu de suivre les formalités idoines des articles 56 et suivants de la même loi, applicables aux recours dirigés contre les jugements sur le fond.
Le bien-fondé du relevé d'office et l'autonomie de qualification du juge : sur la procédure, la collectivité intimée rappelait que la compétence de la juridiction constitue une question d'ordre public susceptible d'être relevée d'office à tout moment, conformément à une jurisprudence établie. Sur le fond de la qualification, le Comú réitérait néanmoins sa position initiale : il avait lui-même qualifié le contrat d'administratif en organisant un concours national soumis à la réglementation publique, estimant devoir être lié par le principe de non-contradiction avec ses propres actes (« actes propis »), tout en déclarant s'en remettre avec déférence à l'appréciation souveraine du tribunal.
L'audience publique ayant été substituée par le dépôt d'écritures conclusives conformément aux règles procédurales applicables, les parties ont repris et développé leurs prétentions respectives.
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II. La question de droit et la solution de la juridiction
A. Le problème juridique posé
L'examen du recours par le Tribunal Superior de Justícia d'Andorra appelait la résolution de plusieurs questions juridiques successives, touchant tant à la régularité formelle de la voie d'appel, à l'office du juge administratif andorran dans le relevé d'office des moyens de pure compétence, qu'à la délimitation matérielle
▸Texte intégral de la décision officielle (26 932 caractères)
Confiance : 85%
6 texte(s) normatif(s) rattaché(s)
État de droitSourcé90▾
Respect strict du contradictoire, de la hiérarchie des normes et du contrôle de motivation par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
Confiance : 88%
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra — Texte intégral vérifié (26 932 car.)
Maîtrise du risque contentieuxSourcé86▾
Décision de juridiction suprême purgeant définitivement ou encadrant strictement le point de droit.
Confiance : 80%
Juridiction suprême
Cohérence jurisprudentielleHybride85▾
Continuité méthodologique avec la jurisprudence établie de la juridiction (AD).
Confiance : 84%
Référentiel Korpus AD
Effet pratique & opérabilitéHybride84▾
Portée opérationnelle directe pour la rédaction des actes, contrats et conclusions contentieuses.
Confiance : 82%
Grille praticien Korpus
Acceptabilité pour les partiesHybride80▾
Équilibre des droits procéduraux et proportionnalité de la solution retenue au fond.
Confiance : 76%
Équilibre processuel
sortante (cite par cet arret)entrante (cite cet arret)
Parcours procédural
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
cassation
Sens : cassation_totale
Auteur h-index = 22 · A+
SS citations : 14
Analyse doctrinale comparée sur la jurisprudence de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra (Principauté d'Andorre) en matière de jurisprudence et l'application de : Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós).
Étude sur l'application de Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, del 15 de novembre de 1989 (text refós) devan…82/100
Indexation Crossref DOI & Semantic Scholar — Revue à comité de lecture
Étude systémique sur la sécurité juridique, l'office du juge et le contrôle de motivation devant Tribunal Superior de Justícia d’Andorra.
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