Cour d'Appel de Monaco, 06 juin 1995, n° 26389
Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 06 juin 1995, n° 26389 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux C. se plaignaient de désordres affectant leur habitation, voisine du chantier de l'immeuble « Prince de Galles ». Ils imputaient ces désordres aux tirs de mines effectués sur ce chantier. Par assignation du 27 juin 1991, ils ont saisi le Tribunal de première instance de Monaco en condamnation solidaire de la SCI Prince de Galles, maître de l'ouvrage, et de la SAM Soletanche, adjudicataire du lot n° 2 « terrassement-soutènement », au paiement de dommages-intérêts.
Par exploit du 7 août 1991, la SAM Soletanche a assigné en intervention forcée et en garantie un dénommé A. A.
Par deux décisions distinctes du 6 janvier 1994, le Tribunal a statué en deux temps. Sur l'assignation principale, il a déclaré la SCI Prince de Galles responsable des désordres et l'a condamnée à les réparer. Il a débouté les époux C. de leur demande dirigée contre la SAM Soletanche, dont la responsabilité quasi délictuelle n'était pas établie. Sur l'appel en garantie, il a débouté la SAM Soletanche, au motif que les époux C. avaient été déboutés de leur demande contre elle, ce qui rendait sans objet la demande en garantie.
Ce second jugement a été signifié le 26 septembre 1994 par A. à la SAM Soletanche. Il n'a pas fait l'objet d'un appel, ce que la société ne conteste pas.
La SCI Prince de Galles a relevé appel, le 17 mai 1994, du premier jugement, à l'encontre des époux C. et de la SAM Soletanche. Par exploit du 22 septembre 1994, la SAM Soletanche a alors dénoncé cet appel à A. et l'a assigné devant la Cour. Elle sollicitait son intervention forcée et en garantie dans l'instance d'appel ainsi que la jonction des deux procédures. Par exploit séparé du même jour, elle a signifié ces actes aux époux C. et à la SCI Pr