Cour de Révision de Monaco, 15 octobre 2014, n° 12676
Décision commentée : Cour de Révision de Monaco, 15 octobre 2014, n° 12676 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un « contrat-cadre » signé le 29 mai 2002, la société Marmonier, dont le siège est en France, s'engageait à fournir à la société Mecaplast, dont le siège est à Monaco, des pièces d'insonorisation destinées à l'industrie automobile. Ce contrat fixait le cadre juridique et les principes directeurs des relations commerciales, la détermination des prix des pièces de série et de rechange étant renvoyée à des annexes.
Estimant que sa co-contractante avait rompu abusivement et brutalement leur accord, la société Marmonier a assigné la société Mecaplast en responsabilité devant le tribunal de première instance de Monaco. Ce tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité contractuelle de la défenderesse n'était établie, a débouté la demanderesse et l'a condamnée à payer 5.000 euros de dommages-intérêts à la société Mecaplast.
Par arrêt du 3 décembre 2013, la cour d'appel a confirmé le jugement et a condamné la société Marmonier à 5.000 euros de dommages-intérêts supplémentaires pour appel abusif. La société Marmonier s'est alors pourvue en révision.
La procédure devant la Cour de révision se déroule comme suit : déclaration de pourvoi le 20 février 2014, avec consignation auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations destinée à garantir le paiement de l'amende éventuelle ; requête déposée le 21 mars 2014 (25 pièces) ; contre-requête de la société Mecaplast le 22 avril 2014 (23 pièces) ; certificat de clôture du 11 juin 2014 ; conclusions du Ministère public du 13 juin 2014 ; audience du 7 octobre 2014 sur le rapport de M. Jean-Pierre Dumas, vice-président. L'arrêt a été rendu le 15 octobre 2014.
Question de droit
L'arrêt soulève trois questions successives.
En premier lieu, la recevabilité du pourvoi était contestée au regard des articles 445 et 446 du Code de procédure civile, la défenderesse reproch