Tribunal Correctionnel de Monaco, 26 juin 2012, n° 9130
Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 26 juin 2012, n° 9130 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un salarié d'une société anonyme monégasque chargée de travaux du bâtiment est tombé d'une hauteur d'environ treize mètres depuis un échafaudage, le 17 décembre 2008. Il a été chuté entre le 8e étage et le 4e étage, où il a pu se rattraper. Il a subi une fracture de l'omoplate gauche, une fracture du massif articulaire droit de la deuxième vertèbre cervicale et une fracture de la dixième côte droite.
L'enquête a établi que la chute résultait de l'absence de plinthes côté façade sur les lisses de l'échafaudage, alors que la distance entre la structure et la façade atteignait environ cinquante centimètres. Le tribunal relève en outre qu'une société fournisseur de la structure avait averti l'employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception, deux semaines avant l'accident, de modifications dangereuses constatées lors d'une visite de chantier. Les travaux de mise en conformité étaient en cours le jour des faits, mais l'accès à l'échafaudage n'avait pas été interdit aux salariés.
Le prévenu, directeur général de la société, et la société elle-même étaient poursuivis pour blessures involontaires, sur le fondement des articles 26, 250 et 251 du Code pénal, et au regard des arrêtés ministériels n° 66-009 du 4 janvier 1966 et n° 61-143 du 19 mai 1961. Le procès-verbal de synthèse de l'enquête date du 30 mars 2009. La citation, dont la date n'est pas précisée de manière homogène dans la décision (les visas mentionnent des citations des 18 et 22 mai 2012, tandis que le moyen de la défense évoque une citation du 9 mai 2012), a été délivrée en 2012.
La défense soulevait l'extin