Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 mai 2014, n° 12208
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 mai 2014, n° 12208 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les époux TR.-GR., qui s'étaient mariés à Monaco le 10 février 2001, sont décédés dans un accident d'avion survenu le 24 mars 2001. Chacun avait des enfants d'une précédente union : l. et e. TR. d'une part, m. et p. WE. d'autre part. Par acte sous seing privé du 5 décembre 2000, Mme GR. et sa sœur avaient constitué la société civile particulière dénommée SCI B, dont les parts étaient réparties entre les époux, et dont le nom reprenait les initiales des prénoms des quatre enfants. Avant son décès, M. TR. y avait transféré des participations détenues dans des sociétés américaines.
Un premier jugement du 24 février 2005, confirmé par la Cour d'appel le 3 février 2009, a débouté les consorts TR. de leur demande de résolution de cette cession. Un second jugement du 7 mars 2013, assorti de l'exécution provisoire, a déclaré satisfactoire l'offre de p. WE., m. WE. et de la SCI B de céder aux demandeurs 50 % des parts sociales et de rétrocéder 50 % des revenus perçus depuis leur qualité d'associés. Il a rejeté le surplus des prétentions.
Ce jugement a été signifié le 25 mars 2013 à la requête des consorts TR. Un certificat de non-appel a été délivré par le greffe ; la décision l'日 date du « 3 mai 3013 », erreur matérielle manifeste que l'on peut lire comme le 3 mai 2013 (non précisé dans la décision sur ce point). Le 14 mai 2013, une sommation de faire a été délivrée. La chronologie retenue par le tribunal comporte ensuite plusieurs échanges : réponse du conseil des défendeurs sur la nécessité d'un rendez-vous chez le notaire (29 mai 2013), demandes de disponibilités (juillet et août 2013), relances du notaire (septembre et octobre 2013), demande de documents comptables formée le 4 novembre 2013 auprès du gérant de fait, puis transmission de pièces le 11 février 2014, accompagnée de l'indication que les défendeurs étaient dans l'impossibilité de fournir une évaluation des parts cédées.
Par ex