Tribunal de Première Instance de Monaco, 30 septembre 2014, n° 12601
Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 30 septembre 2014, n° 12601 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le défunt, M. a. CH., est décédé le 20 août 2005, laissant pour lui succéder son fils unique, M. p. CH., héritier réservataire. Par testament authentique du 21 décembre 2004, il léguait à son fils les deux tiers en pleine propriété d'un appartement monégasque et les deux tiers des actifs bancaires. Ses deux petits-enfants, Mlle st. CH. et M. se. CH., recevaient chacun un sixième de l'appartement et un sixième des avoirs bancaires. Un legs particulier portait sur un studio, au profit de Mme g. BA-LE. Le testament désignait deux exécuteurs testamentaires, Mme g. BA-LE. et Mme p. GR. PA., auxquels était attribué à titre de « diamant » la somme de 5 000 euros par trimestre. Les biens légués devaient être apportés à une structure équivalente pour y être conservés pendant quinze ans.
Par jugement du 9 juin 2011, le Tribunal a déclaré M. p. CH. forclos en son action en révocation des libéralités consenties à Mme g. BA-LE., l'a débouté de sa demande de destitution des exécuteurs et a condamné Mme g. BA-LE. à recevoir la somme de 95 000 euros au titre du diamant, arrêtée au 30 juin 2010.
Le 28 septembre 2012, puis le 2 octobre 2012, M. p. CH. a signé deux protocoles d'accord avec les exécuteurs, aux termes desquels il se reconnaissait débiteur d'indemnités forfaitaires et transactionnelles, ainsi que de frais de justice et de dons. Par acte notarié du 17 décembre 2012, il a consenti à l'exécution du testament, fait délivrance des legs universels à ses enfants et déclaré « vouloir faire son affaire personnelle du règlement des sommes dues aux exécuteurs testamentaires au titre du diamant ».
Mlle st. CH. a obtenu, par ordonnance présidentielle du 15 avril 2013, l'autorisation de pratiquer une saisie-arrêt entre les mains de la société A, de la SAM B et de la société C, pour une créance évaluée provisoirement à 388 877,74 euros. Elle a ensuite assigné son père en validation de la saisie. Dans ses conclusions finales